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pape Alexandre

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écrivit, que

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14: 160. p. 579:

lexandre

ep. 148.

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qu'il auroit bien-tôt un fils. Il nâquit à Paris la nuit An. 1165
du samedi au dimanche vingt-deuxiéme d'Août
1165. Il fut baptisé le jour même par Maurice évê-
que de Paris , ses parrains furent Hugucs abbé de
S. Germain des prez , Hervé abbé de Saint Victor
& Eudes abbé de sainte Genevieve. Ses Maraines
Constance four du roi comtesse de Thoulouse , &
deux veuves de Paris. Il fut nommé Philippe &
surnommé Dieu-donné.
Dès l'année 1162. lors

que

le arriva en France, il y vint deux envoiez de Manuel empereur de C. P. avec des lettres & des ordres to.x.Conc.p. 1333; fecrets pour lui & pour le roi Louis, à qui Manuel 9.365.69.74.31

. sur son témoignage il reconnoisloit AJ 012.26."126.129:

pour pape legitime, lui rendoit le respect qui lui étoit dû , & désiroit participer à ses prieres. Par où l'on void que l'empereur Grec prétendoiç être dans la communion de l'église Romaine. Ens

étoit prêt à retourner à Ros me, Manuel lui écrivit en ces termes : Vous m'avez ap. Baron, ami écrit , que le roi de France doit aller avec d'autres feigneurs au secours de la terre sainte : j'en aurai bien de la joïe, comme je vous l'ai déja man lé; & je suis prêt à leur donner pallage & leur fournir lą sublistance. Mais il me faut donner mes suretcz, qu'ils ne feront aucun domage sur mes terres ; & qu'ils me rendront toutes les villes de Romanie qu'ils prendront sur les Turcs, donc je vous ai envoïé l'état. Et comme vous êtes le promoteur de.: 69.67.4 cette entreprise , je desire que vous envoiez avec çux un cardinal qui puifle reprimer la temerité de

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suite comme le pape

1180.

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ne du

&

ceux qui feront quelque desordre : car il est imposAn. 1165. Gible qu'il ne se trouve quelques étourdis dans une

fi grande multitude. La lettre eft datcée du mois de Mars indiction treiziéme qui est l'an 1165.

Le pape Alexandre partit de Montpellier dans l’octave de l'Assomption ; & après une navigation assez dangereuse il arriva à Melline , ce que Guillaume roi de Sicile aïant apris à Palerme , oui il étoit, il donna ordre que le pape , qu'il reconnoissoit pour son pere & son seigneur , fut traité avec l'honeur convenable & lui envoïa de magnifiques presens. Il fit armer une galere rouge pour la person

pape quatre autres pour les évêques & les cardinaux ; & envoïa un archevêque & d'autres seigneurs pour conduire le pape jusques à Rome. Le

pape partit de Messine au mois de Novembre, passa par Salerne & Gaëte , puis par l'embouchure du Tibre arriva à Ostic où il passa la nuit. Le lendemain matin les fonateurs avec les nobles & une grande multitude de clergé & de peuple fortirent de Rome, vinrent le recevoir, & portant des branches d'olivier le conduisirent avec joïe jusques à la porte de Latran,tout le reste du clergél’atendoit revêtu solemnellement: Les Juifs s'y trouverent aussi portant leur loi sur les bras suivant la coûtume : les gonfaloniers avec leurs enseignes,les ecuïers, les secretaires, les juges & les avocats. Ainsi marchant en procession

&chantant à deux chiqursils le conduisirent au Pa15,0.. Carte po lais patriarcal de Latran. C'étoit le 21. de Novembre indiction 13. Trois jours après le pape

écrività Henri archevêque de Reims & à fes fuffragans,

XXI.
Lettr: d Arnoul

tom. 2. Spicil.

pour leur faire part de son arrivée à Rome , mar

AN. 1165: quant qu'il avoit évité dans son voïage de grands périls de la part de ses ennemis. C'étoit l'empereur Frideric & les schismatiques que ce prince protegeoit.

Vers ce tems-là Thomas aïant écrit à Arnoul évêque de Lisieux, qui étoit en grand credit à la de Lilieux à Thocour d'Angleterre : ce prélat lui répondit par une 1, p. 8s; grande lettre, où il disoit en substance : Quel- p. 485. ques-uns de ces gens qui devinent les intentions croïoient que vous agissiez par ambition , & que vous aviez encore étant archevêque les mêmes pensées qu'étant chancelier , d'étendre vôtre puisfance sans bornes & l'égaler à celle du roi, qui la tient de vous. Que par ce motif vous aviez dés le commencement resisté à ses ordres , afin d'intimider tous les autres par cet exemple. On vous faisoit dire avec vos amis , qu'il ne falloit pas

flatter la jeunessc inconsiderée de ce prince : mais la re. primer d'abord vigoureusement. Que vous le connoissiez mieux que personne, & qu'il favoit combien vous lui étiez necessaire. Ces discours étoient raportez au roi : & il disoit dans sa colcre , qu'il avoit besoin de toute sa force & de toute son adresse puis qu'il s'agissoit de la dignité, & que vous n'éticz pas homme à abandonner vos entreprises.

Mais le tems à dissipé tous les doutes , & la purecé de vos intencions est devenuë si évidente, qu'elle a rempli de joïe les gens de bien & couvert vos ennemis de confusion. Il est clair quę Vous avez préferé la justice & la liberté de l'église

AN. 1165: confentir aux nouveaux abus , vous pouviez non

à tous les biens temporels ; & que si vous avicz vonlu
feulement vivrc en paix, mais regner avec le prin-
ce. Vous auriez été invincible en foûtenant la bon-
ne caufe , si vous n'aviez été abandonné de ceux
qui devoient la foûtenir avec vous : mais leur foi-
blesse a donné du courage à vos ennemis. De vôtre
part vous avez exposé même vôtre vie ; mais il pa-
roît
que

le roi vous a épargné & a confervé de l'affection pour vous ; pendant qu'il essaïoit de vous reduire par la crainte. Il auroit pû empêcher votre sortie s'il avoit usé de sa puissance, & tant que vous auriez été en Angleterre , vous n'auriez pas cu tant d'occasion de lui nuire ni ses ennemis de le décrier.

Je vous pric de considerer souvent quelle est vôtre cause, quel est vôtre adversaire & qui sont vos protecteurs. Vôtre causeeft manifestement juftc,

puis que vous combattez pour la liberté de l'église , que l'on ne peut attaquer fans interesser la foi. Mais vous avez un adversaire qui se fait craindre des plus éloignez par sa fineffe, de ses voisins par sa puissance , de ses sujets par fa severité : que fes hcureux succès ont rendu si délicat", qu'il prend pour injure un manque de complaisance. Il se rend quelquefois traitable à l'humilité & à la patience, mais il ne veut pas être attaqué par force , afin de nc paroître rien faire que de son bon gré. Car il est sensible à la gloire jusques à aimer la farterie. C'est ce qui fait que tous vos suffragans vous ont fi lâchement abandonné : ensorte que vous ne pouvez compter sureux, puis qu'aïant été cause de la divi

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fion ils ne sont pas propres à travailler à la réconciliation. Ceux d'un moindre rang vous aiment sincerement pour la plûpart ; mais la crainte de l'exil les retient, & ils se contentent de soûpirer & de faire pour vous des væux en secret.

Quant aux seigneurs, il est certain qu'ils ont fait une espece de conjuration contre l'église , pour s'opposer toûjours à son utilicé & à la dignité : persuadez qu'elle ne s'enrichit & ne s'éleve qu'à leurs dépens. L'occasion favorable les rend plus ardents, & ils disent qu'ils ne travaillent que pour l'interêt du roïaume. Que le roi ne doit pas regner avec moins de dignité que ses prédecesseurs , qui avoient moins de puissance ; & ils attribuent à la dignité toutes les anciennes entreprises , quoi qu'elles ne' s'accordent ni avec la foi , ni avec la raison. Dans le fonds ils le flattent, en l'engageant dans une mauvaisc affaire , dont ils esperent la diminution de la puissance , pour recouvrer l'ancienncimpunité de leurs crimes.

Si vous considerez le secours des étrangers , ils l'offrent d'abord de bonne grace & abondamment; mais leur affection se refroidit à la longue , & la grandeur de la dépense diminue la liberalité. Il faut donc user avec bien de la discretion de ce qu'on ne nous donne que par pure charité ; & ne pas prendre tout ce qu'on nous offre, la fource. Vous devez peser murement toutes ces considerations.

Lc plus sûr est de garder la moderation , sans dcsesperer par la crainte de l'adversité ni vous opiTome XV.

Е.e

pour n'en

pas épuiser

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