Bibliothèque françoise, ou Histoire de la littérature françoise: Dans laquelle on montre l'utilité que l'on peut retirer des livres, publiés en françois, depuis l'origine de l'imprimerie, pour la connoissance des belle lettres, de l'histoire, des sciences & des arts ...

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Chez Piere-Jean Mariette, aux Colonne d'Herculcs. Hyppolitte-Loise Guerin, à Saint Thomas d'Aquin., 1744
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Pasajes populares

Página 170 - Eh ! que n'eût-on pas dit, si ma plume servile, Au gré de mes censeurs, eût corrompu mon style ! Accusé d'impudence et de mauvaise foi, Je leur eusse fourni des armes contre moi. Quiconque a le cœur pur, le jugement solide, Aime la vérité comme un fidèle guide ; Si dans l'ennemi même il la faut respecter, On doit dans ses amis les vices détester. Que chacun à son gré me condamne ou m'approuve, J'honore la vertu partout où je la trouve, Sans distinguer ni rang, ni pays, ni parti : Ainsi,...
Página 290 - Jésus-Christ est la vérité ; car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, le Verbe et le Saint-Esprit; et ces trois sont une même chose.
Página 53 - Scaliger y trouve toutes les parties, qui font eflentielles à la Poëfie , pour en faire un beau corps, comme font les nerfs , la jufte proportion , l'air naturel & la beauté. Il ajoute que SannAz,ar a la veine très-pure , ôc qu'elle coule avec beaucoup d'éga- • lité.
Página 169 - Quoi ! pour avoir suivi tes fidèles maximes , Exalté les vertus, fait détester les crimes, A Rome , en France même , on traite d'attentat Ce que j'ai composé pour l'honneur de l'Etat ! A qui donc me plaindrai-je , où sera mon refuge ? Rome est l'accusatrice et veut être mon juge.
Página 165 - II préféra l'étude et le repos des Muses Aux faveurs de la Cour, si vaines, si confuses; Aimant mieux sans éclat vivre et mourir en paix , Le front ceint d'un laurier qui ne flétrit jamais, Qu'aux dépens des vrais biens que donne la retraite, Jouir dans le public d'une gloire inquiète. Il est surprenant que de Thou, qui a toujours fait profession d'impartialité et de philosophie ; qui n'a écrit ses Annales que dans la vue de la gloire de Dieu et de l'utilité du public, à qui il importe...
Página 104 - ... qui s'attache toujours à la vertu , s'op. « posa à ses desseins : il lutta long-temps contre « elle avec un courage invincible; et l'on peut dire « qu'il lui céda en vainqueur plutôt qu'en vaincu; « car, ayant pris le parti de vivre tranquille dans « sa maison , il y passa le reste de ses jours dans « un repos glorieux. « Tant qu'il fut en place , quelque chagrin qu'il « eût de voir qu'on récompensait si mal ses ser...
Página 8 - Pour l'article de votre charmant fils, je n'ai rien à ajouter à ce que je vous en ai déjà écrit.
Página 170 - ... eût corrompu mon style ! Accusé d'impudence et de mauvaise foi, Je leur eusse fourni des armes contre moi. Quiconque a le cœur pur, le jugement solide, Aime la vérité comme un fidèle guide ; Si dans l'ennemi même il la faut respecter, On doit dans ses amis les vices détester. Que chacun à son gré me condamne ou m'approuve, J'honore la vertu partout où je la trouve, Sans distinguer ni rang, ni pays, ni parti : Ainsi, victorieux du monde assujetti, Alexandre à Porus accorda son estime....
Página 158 - Angleterre où, il n'eft pas moins connu, par fa mifere continuelle , & fa fermeté à la fupporter. Tous les efforts qu'il fit pour fe délivrer de la pauvreté , & le fecours même de fes protecteurs qui ne lui manqua dans aucune occafion , ne purent le mettre conftamment...
Página 169 - A qui donc me plaindrai-je , où sera mon refuge ? Rome est l'accusatrice et veut être mon juge. Toi qu'on ne peut corrompre , équitable Avenir , Quand on m'attaquera daigne me soutenir; J'ai travaillé pour toi , j'attends ma récompense ' De ton jugement seul et de ma conscience. Si mon travail te plaît, juste Postérité, Que pourra contre moi lu vulgaire eutêté ? Sa jalouse critique et ses faux témoignages Ne flétriront jamais mon nom ni mes ouvrages.

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