Imágenes de páginas
PDF
EPUB

1059. embarquèrent, & furent se promener.)

fur la mer. A peine avoient-ils fait un
lieue , qu'ils virent venir de loin non
brigantin, qui s'approcha de leur fr
gate pour la reconnoître. Celle-ci dan
lâcha'ra bordée, ce qui obligea
petit navire, portant pavillon Tun 3
de fe replier sur cinq gros vaislea. a
arborant le même pavillon, qui arna
voient à toutes voiles.

Cette apparition surprit beauco les jeunes Princes, qui n'en avoic.. pas été prévenus : ils disoient au ca, taine de leur frégate , qu'il étoit d prudence de rentrer dans le port, lo qu'ils en virent forcir cing gros va seaux , qui vinrent couvrir leur per frégate, & livrer combat à l'Elcan Ottomane: il dura deux heures, pe. dant lesquelles on fit toutes les m. neuvres d'un véritable combat, a ne finit que par la prise à l'aborda des yaisseaux Turcs. Les deux jeun Princes marquèrent aux habitants, plus grande fatisfa&ion du fpe&ac qu'ils venoient de leur donner.

Les Ministres de la province avoier pris une grande part à la disgrace d leur confrère Fouguebergue , don nous avons parlé: ils courent que pou

[ocr errors]

le retirer, &

1660. ; ainsi qu'a ver l'ordre 1 paix, sous ndroit con

les écoliers curs classes, ouvert leur jeunes Calirs étourdis prévaloient

Montigny ient accornt dans une lége, afin zeure qu'ils y inforze

les faire Curs, s'ils 'Ix vivre. -ci le renn ponr 5 s'y plainfultes de ant part , t jusqu'à 2 Barre, s Calvin

[ocr errors]

1059. embarquèrent, & furent se promener

sur la mer. A peine avoient-ils fait une
lieue, qu'ils virent venir de loin un
brigantin, qui s'approcha de leur fré-
gate pour la reconnoître. Celle-ci lui
lâcha sa bordée, ce qui obligea le
petit navire , portant pavillon Turc
de fe replier fur cinq gros vaisseaux
arborant le même pavillon, qui arri-
voient à toutes voiles.

Cette apparition surprit beaucoup
les jeunes Princes, qui n'en avoient
pas été prévenus : ils disoient au capi.
taine de leur frégate, qu'il étoit de la
prudence de rentrer dans le

port,

lorf-
qu'ils en virent forcir cinq gros vais-
seaux , qui vinrent couvrir leur petite
frégate, & livrer combat à l'Escadre
Ottomane: il durà deux heures, pen-
dant lesquelles on fit toutes les ma-
neuvres d'un véritable combat, qui
ne finit que par la prise à l'abordage
des vaisseaux Turcs. Les deux jeunes
Princes marquèrent aux habitants, la
plus grande fatisfa&ion du spectacle
qu'ils venoient de leur donner.

Les Ministres de la province avoient
pris
pris une grande part à la disgrace de
leur confrère Fouguebergue , dont
nous avons paclé: ils crucos que pour

[ocr errors][ocr errors]
[ocr errors][merged small][ocr errors]

ranimer le zèle des Protestants de 1660,
Dieppe , il falloit effacer, par la fo-
lemnité d'un Synode, les impressions
mortifiantes qu'avoient laissé dans
les esprits, l'exécution flétrissante du
livre de ce Ministre, & de la rétracta-
tion qu'il en avoir été obligé de faire
en l'audience du Bailliage. Ils arrêté-
rent à cet effet, que cette année 1660,
leur Synode seroit tenu dans Dieppe,
le 26 de Mai.
: Prévoyant le trouble que cette
assemblée pourroit occafionner dans
la ville, où il y avoit alors au moins
dix fois plus de Catholiques que de
Proteftants , les Echevins firent tous
leurs efforts pour engager les Minif-
tres, de la tenir dans un autre lieu,
Ceux-ci crurent que ces représenta-
tions, faites

par des Catholiques, n'é-
toient que la fuite de leur indispofi-
tion contre tout confiftoire, & non
l'effet de la conviction où ils étoient,
que ce Synode ne pourroit être vu fan's
émeute ni insule de la part des habi-
tants Catholiques : ces Ministres pero
fiftèrent donc à l'indication de la tenut
de leur Synode dans Dieppe.

Plus de cinquante Ministres arri"vèrent dans cette ville, la veille du jour

[ocr errors]

i 1660. fixé pour en faire l'ouverture. Les

écoliers du Collége, qui étoient alors
au nombre de onze à douze-cents, sur-
pris de leur venue, s'assemblèrent par
bandes dans les rues , & insultèrent
ces graves personnages par des huées
& des farcasmes; de sorte que tous ces
Messieurs furent obligés de rentrer au
plus vite, dans les maisons où ils étoient
logés, sans oser en sortis pour faire
leurs visites.

Cette jeunesse mutine, fachée de ce
que la discrétion qui tenoit ces Mic
nistres renfermés, la privoit de fe di-
vertir à leurs dépens , prit le parti,
pour s'en dédommager, d'afficher des
adresses injurieuses aux portes des mai- .
sons où ils logeoient, ainsi qu'à celles
de leur temple. Indignés, avec raison,
d'un fi mauvais procédé, les princi-
paux Protestants de la ville, en por-
tèrent des plaintes au Gouverneur &
aux Officiers municipaux, & réclame-
rent l'exécution des loix, qui ordon-
noient la maintenue de la paix.

Le fieur de Montigny descendit du Château avec un détachement de fa garnison, & diffipa cette jeunesse indiscrète, L'Hôtel-de-Ville rendit, de fon côté, une Ordonnance qui enjoi-.

« AnteriorContinuar »