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D E

FRANÇOIS PREMIER, )

ROI DE FRANCE,

DIT LE GRAND ROI ET LE PERE

DES LETTRES.

Par M. GAILLARD, de l'Académie des

Inscriptions & Belles-Lettres.
TOME PREMIER.

A PARIS;
Chez SAILLANT, rue Saint Jean de Beauvais,

vis-à-vis le Collége.

M. DCC. LXV I.
Avec Approbation & Privilege du Roig

PRÉFACE. ON a repraché à quelques Écrivains modernes d'avoir mis à la tête de leurs Ouvrages une espèce de Poëtique particuliére, dont le résultat éroit toujours , qu'eux seuls avoient faig les vrais principes du genre dans lequel ils s'exerçoient : on pourroit étendre beaucoup ce reproche. La plûpart des Préfaces, Difcours préliminaires , &c, ne siignifie pas autre chose; parmi les >nombreux ridicules, dont les hommes sçavent si bien Alétrir les profesions qu'ils exercent, B & dont la Profession des Lettres

{çû peut-être encore moins fe garantir que les autres, parce qu'elle tient de plus près à l'ors

Tome 1.

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gueil , source de tout ridicule,
celui-là n'est pas un des moins
frappans.
Si

pourtant par une modestie sincère & qui ne fût point le masque de l'orgueil, on pouvoit parvenir à effacer jusqu'aux moindres traces de ce ridicule, où seroit l'inconvénient d'exposer au public avec fimplicité, avec une juste défiance de soimême, les vûës particuliéres qu'on peut avoir sur le genre qu'on a voulu traiter? Ce feroit lui dire : Voilà les devoirs que j'ai cru m'imposer, voyez si je les ai bien conçus, ea voyez si je les ai remplis.

Je crois donc qu'un discours sur le genre qu'on traite, pourroit être bien placé à la tête d'un grand ouvrage; je crois qu'un discours sur la manière d'écrire l'Histoire, seroit bien placé à la

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