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M. Gui-Livre de Papyro. Ce fut apparem LANDIN, ment ce qui l'engagea à aller s'établir à Padoue.

Son habileté lui procura bientôt de l'emploi dans l'Univerfité de cette Ville. Louis Anguillara, qui avoit la garde du Jardin des Plantes, l'ayant quittée en 1561. Guilardin fut choifi le 20. Septembre de cette année, pour lui fucceder dans cet emploi, & on lui affigna 124. florins de gages.

Le 20. Fevrier 1574. il fut nommé démonftrateur des Plantes à la place de Fallope, & on augmenta fes gages à differentes reprises juf qu'à l'an 1578. qu'on les fixa à 600, florins, à la charge d'entretenir deux Jardiniers pour avoir foin du Jardin. Melchior Adam s'eft trompé en lui faifant profeffer la Medecine puifqu'il n'eft jamais forti de la Bo

tanique.

43.

Il mourut à Padoue le 25. Decembre 1589. extrêmement âgé, fuivant M. de Thou. Tomafini, qui n'est jamais conftant dans fes dates, met dans fon Livre de Gymnafio Patavino fa mort tantôt en 1590. tan

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tôt en 1589. mais il eft sûr qu'il M. Gui faut la mettre en 1589.

LANDIN.

Si l'on en croit Matthiole, Guilandin vêcut long-tems à Rome & en Sicile dans une fi grande pauvreté, qu'il étoit obligé pour gagner fa vie d'aller dans les montagnes arracher des racines,& de les apporter à la Ville pour les vendre. Mais il faut remarquer que Matthiole étoit ennemi declaré de Guilandin, & qu'il dit en plufieurs endroits tout le mal qu'il peut de lui; ainfi on ne doit regarder fon recit que comme

un conte,

Il laiffa par fon teftament fa Bibliotheque, qui étoit nombreuse & fort bien choifie, à la Republique de Venife, avec la fomme de

mille écus.

Catalogue de fes Ouvrages.
1. De ftirpium aliquot nominibus ve-
tuftis ac novis, qua multis jam faculis
aut ignorarunt Medici, vel de iis du-
bitarunt, ut funt Mamiras, Moly,
Oloconitis, Doronicum, Bullbcafta-
num, Granum Alzelin vel Habbaziz,
& alia complura, Epiftola dua; qua-
rum una eft Melchioris Guilandini,

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M. GUI-altera Conradi Gefneri. Cum Iconibus LANDIN. novis tribus. Bafilea 1557. in-4°.

2. Apologia adverfus Petrum-Andream Matthiolum liber primus, qui infcribitur Theon. Item de ftirpibus Epiftola quinque. Prætereà Manucodiata, hoc eft, Avicula Dei defcriptio. Patavii 1558. in-4°. Guilandin a eu de grandes & longues difputes avec Pierre-André Matthiole, que que M. de Thou appelle mal JeanPierre. Plufieurs fautes qu'il avoit relevées dans ce qu'il avoit écrit fur les Plantes, ont été l'origine de plufieurs Ouvrages qu'ils ont publiez l'un contre l'autre, & où les injures ne font pas épargnées, comme c'eft affez la coutume parmi ceux que la jaloufie de métier porte à fe décrier mutuellement.

3. Papyrus, hoc eft, Commentarius in tria C. Plinii Majoris Capita de Papyro, ubi Mattheoli errores non paule deteguntur. Acceffit Hieronymi Mercurialis Repugnantia , qua pro Galeno ftrenuè pugnatur. Item Melch. Guilandini Affertio Sententia in Galenum à fe pronutiata. Venetiis 1572. in-4°. It. Laufanna 1576. in -4°. C'eft

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C'est le meilleur & le plus curieux M. GUI-
Ouvrage de Guilandin.

LANDIN

4. Conjectanca Synonymica Plantarum. A la fuite de l'Hortus Patavinus Joannis Georgii Schenckii. Francofurti 1600. in-8°. It. Ibid. 1608. in-8°.

5. Epiftola ad Conradum Gefnerum.
Inferée dans le fecond Livre des Let-
tres de Matthiole, p. 241.

V. Melchior Adam Vite Medic.
Naudaana & fes additions; les Elo-
ges
de M. de Thou & les additions
de Teiffier. Lindenius renovatus de
fcriptis Medicis. Freher Theat. Vir.
Doct. p. 1290. Tomafini Gymnafium
Patavinum.

GERARD JEAN VOSSIUS.

Erard au G. J.

GPrinters de l'an 1577, dans le Vossius.

Palatinat, de Jean Voffius, Miniftre
d'une Eglife du voifinage d'Heidel
berg, qui n'eft point nommée par
ceux qui nous ont donné sa vie, &
de Cornelie de Bi:le.

Valere André, en le faifant naître
à Ruremonde dans la Gueldre, l'a
Tome XIII,

H

G. J. confondu avec fon pere, • qui étoit Vossius. effectivement né dans cette Ville, auffi-bien que fa mere, mais qui en étoit forti après avoir embraffé la nouvelle Religion,pour aller dans le Palatinat, où il fit fes études de Theologie, & fut fait Miniftre en 1573.

Gerard Jean Voffius ne demeura pas long-tems dans ce Pays, car la même année de fa naiffance le nouwel Electeur Louis ayant obligé les Miniftres d'embraffer le fentiment de Luther fur l'Euchariftie, Jean Voffius, qui refufa de le faire, fut déposé, & fe retira avec fa femme & fon fils,qui avoit à peine fix mois, en Hollande. La réputation de l'Univerfité de Leyde & des grands hommes qui demeuroient dans cette Ville, l'engagea à s'y aller établir; & il n'eut pas lieu de s'en repen

tir.

Le 5. Mai de l'année fuivante 1578. il fut reçu au nombre des Membres de l'Univerfité fous le nom de Joannes-Alopecius Ruremon→ danus. Car il aimoit mieux, fuivant le goût de ce tems-là, porter un

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