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termes de l'article xxx. dudit Reglement, elle les jugera dignes d'être impriinez : & ce pendant le tems de dix années consecutives, à compter du jour de la datte desdites Presentes. Faisons tres expresses défenses à tous Imprimeurs, Libraires, & à toutes sortes de personnes de quelque qualité & condition que ce soit, d'imprimer, faire imprimer en tout ni en partie , aucun des Ouvrages im. primez par l’Imprimeur de ladite Academie ; comme aussi d'en introduire, vendre & debiter d'impression étrangere dans nôtre Royaume sans le consentement par écrit de ladire Academie ou de ses ayans cause, à peine contre chacun des contrevenans de confiscation des Exemplaires contrefaits au profit de fondit Imprimeur, de trois mille livres d'amende , dont un tiers à l'Hôtel-Dieu de Paris, un tiers'audit Imprimeur, & l'autre tiers au Dénonciateur, & de tous dépens, dommages & interests : à condition que ces Presentes seront enregistrées tout au long sur le Registre de la Communauté des ImprimeursLibraires de Paris, & ce dans trois mois de ce jour: Que l'impression de chacun desdits Ouvrages sera faite dans nôtre Royaume & non ailleurs, & ce en bon papier & en beaux caracteres, conformément aux Reglemens de la Librairie ; & qu'avant que de les exposer en vente il en sera mis de chacun deux Exemplaires dans nôtre Bibliotheque publique , un dans celle de nôtre Château du Louvre, & un dans celle de nôtre tres-cher & feal Chevalier Chancelier de France le sieur Phelyppeaux Comte de Pontchartrain Commandeur de nos Ordres, le tour à peine de nullité des Presentes; du contenu desquelles Vous mandons & enjoignons de faire jouir ladire Academie ou ses ayans cause pleinement & paisiblement, sans souffrir qu'il leur soit fait aucun trouble ou empêchemens. Voulons que la copie defdites Presentes qui sera imprimée au commencement ou à la fin desdits Ouvrages soit pour

dûëment signifiée, & qu'aux copies collation. nées par l'un de nos amez & feaux Conseillers & Secre- . taires foy soit ajoûtée comme à l'original : Commandons

tenuë

au premier nôtre Huissier ou Sergent de faire pour l'execution d'icelles tous actes requis & neceflaires sans autre permission , & nonobstant Clameur de Haro, Chartre Normande & Lettres à ce contraires : Car tel est nôtre plaisir. Donne' à Versailles le neuviéme jour de Fevrier, l'an de grace mille sept cens quatre, & de nôtre Regne le soixante & uniệmę. Par le Roy en son Conseil, LE COMTE,

L'Academie Royale des Sciences par déliberation du 13. Fevrier 1704. a cedé le present Privilege à Jean Bou. Dot son Libraire, pour en jouir conformément au Traité fait par

l'Academie avec ledit Boudot le 13. Juillet 1699. En foy dequoy j'ay signé, à Paris cę is. Fevrier 1704.

FONTENELLE, Secretaire de l'Academie

Royale des Sciences,

Registré sur le Livre de la Communauté des Libraires en Imprimeurs de Paris, Numero cyr. page 136. conformément aux Reglemens , & notamment à l'Arrest du Conseil du

134 Aouf dernier. A Paris ce 13. Fevrier 1704.

P. EMERY, Syndic,

HISTOIRE

HISTOIRE

DE

L'ACADEMIE ROYALE

DES SCIENCES

Année M. DCCV.

PHYSIQUE GENERALE

SUR UN NOUVEAU BAROMETRE

A L'USAGE DE LA MER. .

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Uisque les changements de la consti- v. les Mi

tution de l'air annonces & prédits par le p. 49. P

Barometre , regardent les vents, les pluyes,
les tempestes, ou la serenité du temps, on
ne peut douter que les prédi&ions ne fussent

beaucoup plus utiles sur la Mer que sur la Terre. Mais c'est justement sur Merqu'il n'a pu encore être d'aucun usage. La colonne de Mercure ne faisant équilibre que par la hauteur avec l'Atmosphere , & cette hauteur 1705.

A

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ne pouvant être prise que selon une ligne verticale, des que le Barometre est incliné, la hauteur de la colonne de Mercure diminüė, l'équilibre est rompu, & il ne peut se rétablir , à moins que le poids de l'Atmosphere, alors fuperieur , pressant la colonne de Mercure ne la repousse en enhaut, & ne l'allonge jusqu'à ce qu'elle ait la même hauteur verticale qu'auparavant. Mais comme un Pendule tiré de son point de repos, & remis en liberté d'y retourner, y pase & y repasse un grand nombre de fois avant que de s'y arrêter entierement, de même, & par la même raison, la colonne de Mercure repoussée en enhaut avec impetuosité par le poids de l’Atinosphére, ne se remer à la hauteur necessaire pour l'équilibre qu'aprés avoir monté bien des fois au dellus , & être redescendüe autant de fois au dessous, en un mot aprés plusieurs vibrations , qui sont d'autant plus grandes & plus fensibles que le Mercure est un corps plus pesant, & plus capable de conserver long-temps un mouvement qu'il a reçû. Or un Vaisseau fur Mer étant dans un balancement continuel, lors même qu'il est le moins agité,il est clair qu’un Barometre n'y peut jamais avoir le

pour

ses fonctions. C'est là ce qui a obligé M. Amontons à chercher la construction d'un Barometre , qui ne fût point sujet à cet inconvenient, & qui pût servir sur Mer. Il en a imaginé un fort simple. Ce n'est qu'un tuyau recourbé, dont une branche est fort longue par rapport à l'autre, qui se ter mine en une assés grosse boule. La longue branche , toû. jours ouverte par le haut , est pleine en partie de quelque liqueur, qui ne va de l'autre côté que jusqu'à l'entrée de la boule, où il n'y a que de l'air enfermé. Si l'air exterieur est plus pesant que celui de la boule , la liqueur baisse dans la longue branche , si c'est le contraire , elle hausse. Comme ce Barometre n'agit que par la difference de l'air exterieur , & de celui de la boule, & non par

la hauteur d'une colonne, il est clair que les causes, qui rendent inutile le Barometre commun, dés qu'ila le moindre mouvement, n'ont point ici de lieu.

repos necessaire

Tout l'inconvenient de ce Barometre de Mer , c'est qu'il est Thermometre aussi bien que Barometre; car & la liqueur & l'air de la boule se rarefieront ou se condenseront par l'augmentation ou la diminution de la chaleur. Mais Ñ. Amontons a trouvé le remede à ce mal. Il ne se contente pas de faire la longue branche d'un fort petit diametre, desorte que la liqueur n'y soit qu'en tréspetite quantité, ni de choisir une liqueur trés-peu capable de rarefaction , comme de l'Eau seconde , ou de l'Huile de tartre, tout cela ne feroit que diminuer l'erreur ; il fait une double graduation à l'instrument , l'une en tant qu'il est Barometre, l'autre en tant qu'il est Thermometre. La premiere est mobile , & la seconde, fixe. Il connoît par le moyen d'un de ses Thermometres nouveaux à quel degré doit être la liqueur de l'Instrument entant que Thermometre, il amene sur ce degré le milieu de la graduation qu'il doit avoir comme Barometre , & la difference qui se trouve entre le degré où il devroic être comme Thermometre & celui où il est effectivement, lui apartient entierement en qualité de Barometre. M. Amontons a observé pendant un assés long-temps , qu'avec cette double graduation,son Barometre de Mer étoit aussi juste que son Barometre rectifié * qui n'est que Barometre. * V. l'Hiffa

Tout le jeu du Barometre simple ordinaire n'a que 2 pouces d'étenduë, la colonne de Mercure est de 26

pouces 4 lignes dans la moindre hauteur, & de 28 pouces 4 lignes dans la plus grande. Par consequent il suffit

que

la
liqueur contenuë dans la longue branche du Barometre
de Mer égale en pesanteur ces deux pouces de Mercure,
& son mouvement qui doit representer celui du Mercure
dans l'espace de deux pouces, aura d'autant plus d'éten-
duë qu'elle sera plus legere par rapport au Mercure. Ainsi
si elle est 14 fois plus legere que ce Mineral, son mou-
vement aura 28 pouces d'étenduë. Il faut encore ajoûter
pour
cela

que la capacité de la longue branche soit ex-
trêmement pecite par rapport à celle de la boule. Car
quand l'augmentation du poids de l'Atmosphére ; par

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de 1704 PS

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