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59

87

Elor

Pag. 1 Eloge de Monsieur LEIBNIZ. 9 Eloge de Monsieur OZANAM. Eloge de Monsieur DE LA HIRE. 08 Eloge de Monsieur DE LA FAYE. Eloge de Monsieur FAGON.

93 Eloge de M. l'Abbé DE LOUVOIS. 103 Eloge de Monsieur DE MONTMORT. 109 Eloge de Monsieur ROLLE.

124 Eloge de Monsieur RENAU,

134 Eloge de M. le Marquis DE DANGE A U. IOI Eloge de Monsieur DES BILLETTES. 171 Eloge de Monsieur D'ARGENSON, 176 Eloge de Monsieur COUPLET.

IED Eloge de Monsieur MERY.

197 Eloge de Monsieur VARIGNON. 207 Eloge du Czar PIERRE I

223 Elo.

Eloge de Monsieur LITTRE.
Eloge de Monsieur HARTSOEKER.
Eloge de Monsieur NEWTON.
Eloge de Monsieur DELISLE.
Eloge de Monfieur De MALEZIEU.
Eloge des P. REYNE 4 U.

208 ZO 325. 339 319

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E L OGE

DE MONSIEUR PARENT.

ANTOINE PARENT nàquit à Pa

ris le 16. Septembre 1606. Ses Ayeux étoient de Chartres, son Pere étoit né à Paris, fils d'un

Avocat au Conseil. Il n'avoit pas encore trois ans, quand Antoine Mallet, Oncle de fa Mere, Curé du Bourg de Léves auprès de Chartres, le fit emporter pour l'élever chés lui. Ce Curé gouverna fa Paroisse pendant 54. ans avec la reputation d'un faint Prêtre, d'un bon Théologien , & même d'un assez habile Naturaliste. 'Il fut le seul Précepteur de son petit-Neveu, ou plûtôt son seul Pere. Comme il ne lui put enseigner que les premieres regles de l’Arithmetique, & que t'Enfant ne s'en contentoit pas, il falut kui donner quelques Livres qui allafsent plus loin mais ce n'étoient que des Regles Lans démonftrations , & l'Enfant ne s'en Tome II.

А

CUR

contentoit pas encore. Il tâcha de trouver des preuves par lui-même, vint à bout de quelques-unes, ne put réussir à d'autres & enfin à l'âge de 13. ans il avoit rempli d'ane espece de Commentaire toutes les marges d'un Livre d’Arithmetique , marque déja certaine d'un genie Mathematique qui se developoit, & dont les forces naissantes demandoient à s'exercer,

Ce que fon Oncle eut le plus de- foin de lui apprendre ,-ce fut la Religion & la pie

& fes leçons fructifierent peut-être au de la de fon esperance. M. Parent a été toute sa vie dans une pratique du Christianisme, non seulement exacte, mais auAtere.

A 14. ans il fut mis en pension chés un amí de fon Oncle qui regentoit la Rhetorique à Chartres. Il le trouva dans la cham, bre un Dodecaèdre sur chaque face duquel on avoit tracé un Cadran, excepté sur l'inferieure. Le hazard sembloit le poursuivre pour le jetter du côté des Mathématiques, Aussi-tot le voilà frapé des Cadrans, il veut apprendre à en tracer, il trouve un Livre qui n'en donnoit que la pratique fans theo Fe, & ce ne fut que quelques temps après, lorsque fon Regent de Rhetorique vint å expliquer la Sphere , qu'il commença à entrevoir comment la projection des Cercles de la Sphere formoit les Cadrans , & qu'il parvint à se faire une Gnomonique, apparemment assés informe , mais toute à lui. Il se fit une Geometrie aulli imparfaite, & aulli estimable,

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