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DE

DEMOSTHENE,

AVEC

DES REMARQUES

A

Chez la Veuve de CLAUDE BARBIN, au Palais, fur
le fecond Perron de la Sainte Chapelle.

PARIS.

M. DCC I.

AVEC PRIVILEGE DU ROT.

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Je tiens de VOTRE MAJESTE bien-faifante le doux & honnefte loifir dont je joüis. Les fruits de ce loifir ǎ ij

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vous appartiennent,SIRE; & quelque mediocres qu'ils puiffent eftre, je nofe me difpenfer de vous les offrir. Il s'en faut pourtant beaucoup, que ce foit la reconnoiffance toute feule qui me fasse agir. Elle ne fait que se joindre à l'inclination, que j'ay toûjours euë, lors mefme que je n'avois d'autre fortune, que celle d'eftrené vostre Sujet. Un pur zele pour votre Perfonne facrée, un zele hereditaire m'anima dés l'enfance. Il delia ma langue, & m'inspira plus d'une fois l'audace,de me faire entendre dans le concert de louanges, que le fiecle des bons Rois commence, & que la pofterité continuë. I'y mêle encore ma voix, fans craindre qu'on me soupçonne, de trop donner aux mouvemens d'un cœur fenfible & reconnoiffant. Ie ne feindray point de le dire, les graces que..

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votre bonté fe plaift à répandre, ac-
compagnées de tous les agrémens que
vous leur communiquez, trouuent à
peine quelque nouveau fentiment à
vous acquerir dans les cœurs, & fem-
blent en quelque forte perdues pour
V.M.Ce ne font pas vos bienfaits qui
vous font aimer, c'est vous, SIRE;
qui faites aimer vos bienfaits.

L'Academie

Ie l'éprouverois en mon particulier, quand je n'aurois l'obligation à V. M, que d'avoir bien voulu me placer dans une Compagnie, chargée du foin de Medailles & des tranfmettre aux fiecles à venir les mer- Infcriptions: veilles, qui ne cefferont de diftinguer le vostre, & glorieufe de confacrer fes veilles à dreffer des monumens,qui s'eterniferont par voftre nom & par vos actions. Famais je ne reprens cette fonction, que mon étonnement ne recommence ; & que je ne retrouve un

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