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les troupes

chou.

L'an 124•

ܪ

Chine & suivirent le Général du Leao-tong. Malgré la victoire

que troupes combinées des deux Nations ve- Après T. C. noient de remporter, les Sien - pi ne laisserent pas de chi-loui-ti. continuer leurs incursions : le Général Chinois & Hou- L'an 121. yeou - hoei Chef des Huns Septentrionaux soumis depuis peu, furent obligés de rester toujours sous les armes pour être en état de deffendre les frontiéres. Après la Campagne , ces Huns mécontens des Chinois se révolterent , pendant que les Sien - pi au nombre de dix mille l'an 125. attaquoient les Huns du midi. Ces troubles furent suivis Heou-han. de la mort du Tanjou qui avoit regné vingt-sept ans: son frere nommé Tchi qui Îui succéda , prit le titre de Ouki-heou-chi-foui-ti.

Les divisions continuerent pendant son regne , O-tço Ou-kiChef d'une Horde de Huns Septententrionaux avec plu- heou-chisieurs autres se revolta. Il voulut engager Han-yeou - hoei à suivre son exemple ; mais ce Chef des Huns resta fidele à l'Empereur , bien resolu de s'exposer à tout: les bienfaits qu'il en avoit reçus l'attachoient à ce Prince. Comme on ne put l'ébranler on conspira contre lui , & probablement il eût succombé, si les Chinois ne fussent venus à son secours ; ils défirent les rebelles , en tuerent un grand nombre , & le reste fut submergé dans les eaux. Depuis long-tems le

pays

d'Ortous & tous les environs l'an 126. avoient été exposés aux incursions des Sien-pi , qui étoient Heou hantrès-puissans dans les pays que les Huns occupoient an- Kam-mo. ciennement en Tartarie. Il n'y avoit ni fortifications, ni garnisons pour les arrêter. Les Huns cantonnés dans le midi en étoient fort incommodés ; ils venoient de perdre un de leurs principaux Officiers que les Sien-pi avoient tué. Le Tanjou demanda à l'Empereur Hiao-chun-ti que l'on reparât les forteresses : mais on se contenta d'envoyer des troupes

dans le Petcheli pour s'exercer continuellement à tirer de l'arc, & à toutes les autres opérations militaires.

Peu de tems aprés , le Tanjou Tchi mourut ; il avoit regné quatre ans. L'Empire passa à son frere Hieou-li qui Tome I,

S

L'an 128.

L'an 133• L'an 140.

Heou-han.
chou.
Kam-mo.

Après J. c. prit le titre de Te-jo-chi - foui -tçieou : quelques avanTe-jo-chi- tages qu'il remporta sur les Tartares Sien - pi , furent squi tcicou suivis de guerres civiles que ce Prince ne put appaiser.

Ou-seu & Tche-nieou qui étoient Chefs des Hordes diorient & plusieurs autres Grands de la Nation se revolterent. Avec une armée nombreuse ils vinrent faire des courses dans la Chine : ils assiégerent la ville de Moei-tsi & tuerent les Gouverneurs des pays d'Ortous & de Tai dans le Chan-si (e) : les Officiers Chinois qui commandoient dans les environs rassemblerent ausii - tôt toutes leurs troupes qu'ils joignirent à celles des Ou-huon, des Sien-pi & des Kiang, peuples du Tibet ; ils en formerent une armée d'environ vingt mille hommes, avec laquelle ils allerent attaquer les rebelles & les forcerent de se retirer ailleurs.

L'Empereur de la Chine appellé Hiao-chun-ti attribuoit tous ces troubles au Tanjou qui n'y avoit aucune part, & qui sensible aux reproches qu'on lui fit , & aux malheurs & aux désordres que les guerres civiles causoient dans ses Etats, se tua de désespoir avec son frere qui étoit Vice-Roi d'Orient. Il avoit regné treize ans. Alors Pous y-ti revêtu de la charge de Vice-Roi d'Occident, & plusieurs autres Chefs suivis d'environ treize mille hommes vinrent se rendre aux Chinois. Ou-seou & les autres Rebelles donnerent le titre de Tanjou à Tche-nieou , qui rassemblant les troupes des Ou - huon , des Kiang & de plusieurs autres Barbares , vint ravager les frontieres de la Chine. Il pilla les Provinces de Pim - tcheou (6), de Leam-tcheou (c), de Yeou-tcheou ( d) & de Ki-tcheou, (e) d'où il se transporta dans le Si-ho (f), & établit ses

(2) Canton situé dans le district de Ta. (d) Cette Province comprenoit les pays tum-fou. .

qui sont aux environs de Pe-kim. (6) La Capitale étoit Tcin-yam, au- (e) Grande Province du tems des Tsin. jourd'hui Tai-yuen-hien , dépendante de qui comprenoit le territoire de Tchin. Tai-yuen-fou dans le Chansi.

ting-fou dans le Petcheli & les autres (6) La Capitale étoit Long-tching ac

pays plus Méridionaux, tucllement détruite. Elle écoit au Nord- (f) Dans le pays de Fuen-tchcou-fow ouest de Iain-tcheou dans le district de du Chansi. Kong-tchang-fou dans le Chensi.

chu.
Kam-mo.

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.

vaux

des armes

quartiers à Li-che (a) dans le canton de Cham (6) à Hia-
yam dans le pays d'Ortous , & à Ou-yen (c) dans le Chen- Après J.C.
si. L'Empereur de la Chine envoya contre eux le Géné-
ral Tcham-tan avec les troupes de la Province de Yeou-
tcheou & quelques corps d'Ou-huon. Les Huns furent
défaits près de Ma-ye (d). Tche-nieou avec les plus bra-
yes de son armée se soumit aux Chinois , & Ou - feou
avec ses Sujets & les Ou-huon se retira dans la Tarta-
rie, d'où il vint faire des courses dans la Chine pendant
plusieurs années , malgré les armées Chinoises que l'on L'an 141.
envoyoit contre lui, & la déroute que les Ou - huon ses Heou-hen.
alliés essuyerent dans le même tems.

L'Empereur voyant que les Huns n'avoient plus de l'an 142.
Tanjou donna ce titre à Teou-leou-tchu qui étoit à fa l'an 143.
Cour. Il fut appellé Hou - lan - jo - chi – foui - teieou. Hou-lan-
Il reçut beaucoup de présens, des chariots, des che- jo-chi-Louie

des étoffes & le sceau impérial. Un Officier Chinois fut chargé de le conduire à sa Cour du midi. On apprit alors que le rebelle Ou-seou avoit été tué par les troupes

Chinoises. Sa tête fut envoyée à Lo-yam ; le reste de son parti se rendit de même qu'un grand nombre d'Ou-huon.

Le Tanjou Ho-lan-jo-chi-loui-tcieou regna cinq ans & L'an 147. mourut ; Kiu-tche-ulh lui succéda sous le titre de Y-ling- Y-lingchi-foui-tcieou.

L'histoire Chinoise ne nous apprend presque plus rien L'an 115. des Huns. Ces peuples que les guerres civiles , dont nous Kam-mo. n'avons entrévu qu'une partie, déchiroient depuis long- chori. tems , ne formoient plus un Empire. Ils étoient soumis aux Chinois qui leur laissoient la liberté de se gouverner par un Chef de leur Nation & de la famille des Tanjou.L'Empereur n'étoit attentif qu'aux mouvemens qui pouvoient intéresfer la Chine, & il ne s'empressoit pas d'appaiser les troubles qui regnoient parmi ces Chefs, parce qu'ils tendoient à la destruction générale de la Nation. Ils ne furent point

L'an 144•

chi-fouitcieou.

(2) C'est aujourd'hui Che-tcheou qui dépend de Ta-yuen-fou dans le Chanfi.

(6) Dans le pays d'Yen-gan-fou du

Chenfi & les environs,

(c) Vers Yen-gan-fou.
(d) Dans le Chansi vers Ta tong-fou.

Ylingchi-foui. tcieou.

Heott-32chou.

éteints sous le regne du nouveau Tanjou. Yue - ti - taiAprès J.C.

tchi-tcie-kiu-pe-te & plusieurs autres Chefs fuivis des peuples de Kiang ou du Tibet , se révolterent. Le Général Chinois qui venoit d'être revêtu de la charge qui lui donnoit l'inspection sur les Provinces où les Huns étoient entrés , n'avoit que deux cens hommes avec lui. Il les rassembla , marcha contre les Ennnmis, malgré l'avis de ses Officiers à qui ce petit nombre ne paroilloit pas suffisant; & par son adresle & son habileté, il fçut reparer ce qui lui manquoit du côté de la force. Il s'approcha de la grande muraille, débaucha les Kiang ou peuples du Tibet qui se joignirent à lui , & fut par-là en état de battre les Huns. Mais tous ces combats ne produisoient

aucun avantage réel aux Chinois : les Huns , les Ou-huon, L'ani; 8. les Sien - pi , reprenoient toujours les armes & venoient

faire des courses dans les Provinces Septentrionales de la Chine. Le Général Chinois les désit une seconde fois : & dans l'espérance de faire cesser tous ces désordres , il arrêta le Tanjou & le déposa , fous prétexte qu'il ne

pouvoit gouverner ses Sujets. L'Empereur de la Chine Hiaohuon-ti qui approuya cette action, donna ce titre à Tçoko-li-vam: celui-ci en fut dépouillé dans la suite, & on le rendit à l'ancien Tanjou qui paroissoit se repentir de ses fautes. Il ne put cependant empêcher que ses Sujets ne fisient encore avec les Ou-huon & les Sien-pi des courses dans la Chine. Ce Prince regna vingt-cinq ans & eut pour successeur son fils Meou , qui prit le titre de Tou

te-jo-chi-foui-tcieou. Tou-te-jo

Avec le secours des armées Chinoises ce Prince deffit Tan-che-hoai Chef des Sien-pi , qui commençoit à devenir très-puissant dans la Tartarie. Ensuite il mourut : son fils Hou-tching qui lui succéda ayant eu quelques démêlés avec Tcham-tcieou un des Généraux Chinois, cet Officier de son propre mouvement lui fit couper la tête & mit à sa place le Vice-Roi d'Orient nommé Kiang

kiu. Ce Tanjou reçut de l'Empereur Hiao-lim-ti, l'ordre Tein -chou. de joindre ses troupes à celles des Chinois , & d'envoyer

le Vice-Roi d'Orient dans la Province d’Yeou-tcheou,

L'an 166.
Kam-mo.

L'an 172.

chi-louitcieou.

L'an 1770

L'an 178.

L'an 179.

Ven bien tum-kuo. Heou-hanchou.

L'an 188.

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L'an 189.

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و

(a) pour combattre un Officier Chinois nommé Tchang

Après J. C. lun qui venoit de se révolter. Les Huns qui haïssoient le Tanjou saisirent cette occasion de faire éclater leur mécontentement. Environ cent mille se mirent sous les armes & le tuerent : il avoit regné dix ans. Son fils Yufou-lo qui occupoit la place de Vice - Roi d'Occident, étoit à la Chine où il prit le titre de Te-tchi-chi-louiheou ; mais il fut déthròné presque aussi-tôt par les rebelles qui déférerent l’Empire à Siu-pou-ko-tou-heou. Yu

Sui-poufou-lo se retira sur les frontiéres de la Chine pour de- ko toumander du secours aux Chinois : la mort de l'Empereur heou. Lim - ti & les troubles qui lurvinrent ne permirent pas cheus aux Chinois de songer à le rétablir. Il prit le parti de Ven-kiense mettre à la tête de quelques Cavaliers, se joignit tum-kao. à un brigand nommé Pe-po , avec lequel il fit des courses sur les frontiéres de l'Empire ; mais lorsque ses Soldats , ennuyés de n'avoir plus de retraite , voulurent retourner dans leur

pays, la Nation s'y oppofa & ils furent obligés de se retirer vers Pim-yam dans le Ho-tung (6). Siu-po-ko-tou-heou ne fut Tanjou qu’un an. Après sa mort il n'y eut plus de Tanjou parmi les. Huns : les vieillards prirent soin du gouvernement. Les Sien-pi profiterent alors de cette espéce d'anarchie pour ravager les pays occupés par les Huns. Cependant Yu-fou-lou,quoique

sans demeure fixe, conserva toujours le titre de Tanjou jusqu'à sa mort , après laquelle on le donna à son frere

n 1982 Hou-tchou-tciuen.

La Dynastie des Han qui subsistoit depuis si long-tems à la Chine, se trouvoit à peu-près dans le même état qu'étoient alors les Huns ; c'est-à-dire qu'elle étoit peu éloignée de l'époque fatale, où elle devoit prendre fin. Deux autres Dynasties de Ou & de Goei commençoient à s'établir sur les débris de Han , & bientôt après elles partagerent l'Empire entre elles, ce qui forma trois Royaumes : les Ou dans le Midi , les Goei dans le Nord, & un foible reste des Han dans l'Occident. Le Fondateur de Goei se rendit redoutable dans le Nord, qui

(a) Dans le territoire de Pe-kim. (6) Aujourd'hui Pim-yam-fou dans le Chansi.

L'an

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