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une magnificence convenable à l'héritière du seigneur de Escolano, et à la grande satisfaction des parents de notre écoliir, lequel demeura par là bien payé de quélques heures de liberté qu'il avait procuries au diable boiteux.

FIN DU DI! OLE BOITEUX.

APPENDICE AU DIABLE BOITEUX

et

I. PASSAGES DE LA PREMIÈRE ÉDITION

SUPPRIMÉS DANS CELLE DE 1726. Chapitre III, après le récit de la querelle d'Asmodée avec un autre démon : Laissons là cette belle assemblée, dit D. Cléofas,

ontinuons d'examiner ce qui se passe en cette ville. - J'y consens, reprit le diable; rions un peu de ce vieux musicien qui chante une chanson passionnée à sa jeune femme. Il veut qu'elle en admire l'air, qu'il vient de composer; mais elle en aime mieux les paroles, parce qu'elles sont d'un beau cavalier dont elle est aimée, et qui les a données à son mari pour les mettre en chant. · Même chapitre, après l'article du souffleur :

Et qui sont, reprit l'écolier, ces femmes que je vois à table dans la maison voisine?-Ce sont deux fameuses courtisanes, répartit le diable; et ces deux cavaliers qui font la débauche avec elles sont deux des plus grands seigneurs de la cour.-Ah! qu'elles me paraissent jolies et amusantes! dit don'Cléofas; je ne m'étonne pas si les gens de qualité les courent. (La suite à peu près comme dans l'histoire des trois Galiciennes, t. I, p. 33 de notre édition.)

Chapitre VI, après l'histoire du palefren:cr somnambule (T. II, p. 117 de notre édition) : Qui sont ces dames, dit D. Cleofas, que je vois LE DIABLE BOITEUX, T. II.

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prêtes à se coucher? – Ce sont deux seurs coquettes qui logent ensemble. Elles s'entretiennent depuis sept heures du matin jusqu'à ce moment d'habits et d'ameublements qu'elles ont envie d'acheter, et elles ont pris tant de plaisir à cet entretien que, pour n'être pas interrompues, elles n'ont pas même voulu voir d'aujourd'hui leurs amants.

Même chapitre, après l'histoire du charivari (T. 1, p. 32 de notre édition) :

Malgré le bruit de cette sérénade, dit D. Cleofas, j'en entends, ce me semble, un autre.-Oui, dit le démon. Ce bruit part d'un café où il y a quelques beaux-esprits qui disputent depuis cinq heures, et que le maître ne saurait chasser. Ils parlent d'une comédie qui a été représentée aujourd'hui pour la première fois, et dont la représentation a été trouqu'elle est bonne, les autres soutiennent qu'elle est mauvaise. Ils en vont venir tout à l'heure aux gourmades, fin ordinaire de ces disputes.

Chapitre VIII, après l'histoire du cabaretier accusé d'avoir empoisonné un Allemand (T. I, p. 110 de notre édition) :

Le second est un bourgeois emprisonné pour avoir servi de caution à un licencié qui voulait emprunter deux cents pistoles pour marier brusquement sa servante.

Même chapitre, après l'histoire du maître à danser (T. 1, p. 111):

Le plus jeune a été découvert déguisé en fille dans un couvent de religieuses.

Même chapitre, après l'histoire de la sorcière (T. I, p. 111):

Foto Considérez dans la chambre prochaine ces deux prisonniers qui s'entretiennent au lieu de se reposer. Ils ne sauraient dormir. Leurs affaires les inquiètent, et, franchemeut, elles sont assez délicates. Le premier est un joaillier accusé d'avoir recélé des pierreries dérobéeś. L'autre est un polygame. Il y a six mois qu'il se maria par intérêt avec une vieille veuve du royaume de Valence. Il a épousé par inclination, peu de temps après, une jeune personne de Madrid, et lui a donné tout le bien qu'il a reçu de la Valencienne. Ses deux mariages se sont déclarés. Ses deux femmes le poursuivent en juş, tice. Celle qu'il a épousée par inclination demande sa mort par intérêt, et celle qu'il a épousée par intérêt le poursuit par inclination.

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Chapitre IX, après l'histoire de la marquise qui lit Hippocrate (T. I, p. 153):

Apprenez-moi, je vous prie, dit l'écolier, ce qu'a fait aujourd'hui certain homme que je vois, ce grand personnage sec et décharné qui se promène dans une petite chambre, les bras croisés; je juge qu'il a la tête embarrassée.- Vous n'en jugez point mal, répondit le démon. C'est un auteur dramatique. Comme il entend la langue française, il s'est donné la peine de traduire le Misanthrope, l'une des meilleures comédies de Molière, fameux auteur français. Il l'a fait représenter aujourd'hui sur le théâtre de Madrid, et elle a été très-mal reçue. Les Espagnols l'ont trouvée plate et ennuyeuse. C'est cette pièce qui fait dans le café le sujet de la dispute dont vous avez entendu le bruit.

Eh pourquoi, reprit don Cléofas, cette comédie a-t-elle eu en Espagne ce malheureux sort ?

C'est, répondit le diable, que les Espagnols n'aiment que les pièces d'intrigues, de même que les Français ne veulent que des comédies de caractère. - Sur ce pied-là, répliqua l'écolier, si l'on jouait présentement en France nos plus belles pièces, elles n'y réussiraient pas. Sans doute, dit Asmodée. Comme les Espagnols sont capables d'une extrême attention, ils sont bien aises qu'on les jette dans un embarras agréable. Ils suivent sans peine l'action la plus composée. Les Français, au contraire, n'aiment pas qu'on les occupe. Leur esprit se plaît à se détacher, et ils prennent plaisir à voir tourner leur prochain en ridicule, parce que cela flatte leur humeur satirique. Enfin, le goût des na. tions est différent. Mais quelle sorte de comédie est la meilleure, répliqua don Cléofas, d'une pièce d'intrigue ou de caractère ? - C'est une chose foit

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