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DE SUMATRA,

Dans laquelle on traite du Gouvernement ,

du Commerce, des Arts, des Loix , des
Coutumes & des Mæurs des Habitans ;
des Productions Naturelles , & de l'ancien
étar politique de cette ise;

PAR M. WILLIAM MARSDEN, de la Société

Royale de Londres, ancien Secrétaire du Président &
du Conseil du Fort Marlborough, à Sumatra :

TRADUITE DE L'ANGLOns sur la deuxième

Élit;012 , avec des Cartes.

Par M. PARRAUD, de l'Académie de Villefranche,

& de celle des Arcades de Rome.

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10T

A PARIS,
Chez BUISSON, Libraire , rue des Poitente

Hôtel de Mesgrigny, No. 13.

HARPE

M. DCC. LXXXVIII.
Avec Approbation & Privilège du Roi.

TARTONDE

LIE ERTE

TUD

PAPIL

>

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Remarques & éclaircissemens sur les Loix

& Coutumes. Manière de plaider. Nature
du témoignage. Serment. Succession.
Proscription. Vol. Meurire, & compen-
sation pour
le meurtre. Récit d'une

querelle. Dettes. Esclavage. LE É code précédent, d'Addat, ou Coutumes Remarques du pays, étant rédigé pour l'usage des Naturels fur les Loix

précédences, ou des personnes bien instruites de leurs mæurs en général, & présenté non comme une expliTome 11.

'A

cation des coutumes, mais simplement comme une règle de droit, on n'y a employé que le moins de mots poflibles ; & de là vient que plufieurs endroits doivent être obscurs

pour la plupart des lecteurs. C'est pourquoi je vais revenir sur les passages qui ont besoin d'explication, & tâcher de développer l'esprit & l'effet de celles de ces Loix spécialement qui semblent le plus contraires à nos idées de justice distributive. Ce commentaire est d'autant plus nécessaire, qu'il est évident que quelques-unes de ces Loix, qu'on a regardées comme contraires à la prospérité des Habitans , ont été altérées & corrigées par

les personnes éclairées qui agissoient comme représ fentans de la Compagnie Angloise. Je dois tâcher

de rappeller l'idée des inftitutions originaires. Manière de

Le demandeur & le défendeur plaident ordinaiplaider.

rement leur propre cause; mais si les circonstances
les en empêchent, ils peuvent pinjam mooloos
emprunter une bouche, ainsi qu'ils s'expriment.
L'avocat peut être 'un Proatteeri, ou toute autre
personne indifféremment : son ministère est gra-
tuit ; cependant celui qui gagne la cause fui
donne ordinairement une gratification, que les
Proatteens ne manquent jamais d'exiger rigou-
reusement de leurs cliens, quand leur conduite
n'est
pas

surveillée. Le Proạtteen qui se rend caution des dommages reçoit aussi en particulier ,

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parent, ni

quelque récompense; mais il n'y a nul falaire
fixé & d'obligation.
Le témoignage est employé, parmi ces Peu-

Témoigna.
ples, d'une manière bien différente de celle 56.
ulitée dans nos Cours de Justice. Ils n'y admet-
tent jamais les deux parties, & le témoin ne fait
pas d'abord serment de dire la vérité. Quand il
s'agit d'établir un fait, soit du côté du deman-
deur, soit du côté du défendeur, on lui de-
mande s'il peut produire quelque témoignage
qui certifie la vérité de ce qu'il avancé. Sur sa
réponse affirmative, il est fommé de nommer la
personne. Ce témoin ne doit

pas

être partie intéressée, ni même habitant du même village ; il doit être solvable , ayant famille, & un domicile fixe : à ces conditions, son témoi. gnage peut être reçu. Le fait à exposé; s'il le confirme , il ne lui reste plus, ainsi qu'à la partie intéressée , qu'à faire ferment qu'il a dit la vérité; & c'est ainsi que le fait est établi. Ils ont une règle. touchant la partie qui doit produire le témoignage. En voici un exemples A poursuit B en justice pour dettes ; B nie la dette ; A est alors obligé de prouver par témoins la dette ; sinon , B peut se libérer de la derte , en jurant qu'il ne l'a point contractée. Si B'reconnoît

que

la derte a autrefois existé. , mais qu'elle a été payée, c'est à lui de prouver , par

prouver lui est

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