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Continuation de la Defcription de Candie:

pag. 68.

LETTRE III.

Eftat prefent de l'Eglife Gréque. pag. 116;

LETTRE IV.

Defcription des Iles de l'Argentiere, de
Milo, de Siphanto, & de Serpho

pag. 169

LETTRE V.

Defcription des Ifles d'Antiparos, de Paros,& de Naxie.

pag. 22 r

Defcription des Ifles de Stenofa, Nicouria, Amorgos, Caloyero, Cheiro, Skinofa Raclia, Nio, Sikino, Policandro, Sautorin, Nanfio, Mycone.

LETTRE VII

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pag. 269.

pag. 342.

VOYAGE

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DESSEIN DE CE VOTAGE.

S

Onfeigneur le Comte de Pontchartrain Secretaire d'Etat, chargé du foin des Académies & toujours attentif à ce qui peut perfectionner les Sciences, propofa à Sa Majesté fur la fin de l'année 1699. d'envoyer dans les pays étrangers des perfonnes capables d'y faire des obfervations non feulement für l'Hiftoire naturelle, & fur la Geographie ancienne & moder ne; mais encore fur ce qui regarde le commerce, la religion & les mœurs des differens peuples qui les habitent.

Comme j'avois déja fait quelques voyages en Europe par ordre du Roy, j'eus l'honneur d'être

Tome I,

A

par

encore choifi par Sa Majefté pour celui da Le vant. Ce grand Prince, qui par fa protection & fes bienfaits contribue tous les jours au progrés de toutes les belles connoiffances, trés fatisfait d'ailleurs des découvertes curieufes que MS de l'Academie Rovale des Sciences ont faites fous fes aufpices dans les climats les plus éloignez, me fit ordonner de partir pour aller dans le Levant travailler fur ce qui feroit le plus digne de re

marque.

Je fus ravi de trouver cette nouvelle occafion de fatisfaire la forte paffion que j'ai toujours eûë, pour aller dans les pays étrangers étudier la nature, & les hommes avec plus de certitude qu'on ne fait dans les livres. Je fuppliai Monfeigneur de Pontchartrain de me laiffer le choix des perfonnes, qui me conviendroient pour l'éxecution de ce dellcin.

J

J'avois befoin de deux hommes de confiance qui fuffent d'humeur à partager avec moi les peines inféparables des grands voyages. Il n'y a rien de fi trifte que de tomber malade dans des pays où l'on ne connoît perfonne, & où l'on ignore la medecine. Il eft fort chagrinant auffi de voir de belles chofes fans les pouvoir faire deffiner, & fans ce fecours l'on ne fçauroit rendre une relation bien intelligible. Par un bonheur fingulier & qui répondit à tous mes fouhaits, je trouvai en M's Gundelfcheimer & Aubriet deux véritables amis, l'un excellent Medecin, & l'autre habile Peintre, Mr Gundelfcheimer natif d'Anspách en Franconie, eft préfentement Confeiller & Medecin du Prince Electoral de Brandebourg. I a joint à une extréme paffion pour l'Hiftoire naturelle une parfaite connoiffance des plantés & de

toute la Phyfique. C'eft à fes foins que je dois une bonne partie des plantes rares dont je parlerai dans la fuite de cette relation,

M* Aubriet de Châlon en Champagne s'applique avec autant de foin que d'habileté à peindre en miniature les plantes, que l'on éleve dans le Jardin du Roy. Il n'a rien encore paru de fi beaut en ce genre-là c'eft auffi cette grande habileté qui lui a fait mériter la charge de Peintre du cabinet du Roy.

:

Affuré de la bonne volonté de ces M's j'eûs l'honneur de les préfenter à Monfieur l'Abbé Bignon, qui par ce gouft merveilleux qu'il a pour toutes les Sciences, fentoit depuis long-temps la néceffité qu'il y avoit d'aller vérifier sur les lieux, ce que les Anciens ont fçû de plus particulier tou chant l'Hiftoire naturelle, & principalement fur les plantes, En effet, aprés avoir réduit fous leurs veritables genres celles qui font connuës,que pouvoit-on faire de plus avantageux pour la Botanique, que de l'enrichir de nouvelles efpeces, & fur tout de celles que les plus anciens medecins ont mifes en ufage pour la guerifon des maladies ?

Quelque temps aprés, Monfeigneur de Pontchartrain fixa tioftre départ au 9. Mars 1700. Il écrivit une lettre à Monfieur l'Abbé Bignon Prés fident de l'Académie Royale des Sciences, par laquelle il lui faifoit fçavoir que le Roy m'avoit ordonné d'aller dans la Gréce, aux Ifles de l'Archipel, & en Afie, pour y faire des recherches touchant l'Hiftoire naturelle; pour m'inftruire des maladies & des remedes que l'on y employe; pour y comparer l'ancienne Geographie avec la moderne ; & que Sa Majesté m'accordoit un Ais de, un Peintre, & tous les frais du voyage.

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