Imágenes de páginas
PDF
[ocr errors][merged small][merged small]
[ocr errors]

| conférence avec le Vizir du Sulthan, qui lui conseilla de

venir se jetter aux pieds de ce Prince , en lui promettant

[ocr errors]

avis , sortit de Moussoul malgré les habitans , qui ne purent retenir leurs larmes, & qui se mirent de la poussiere sur la tête en le voyant partir. Cependant il n'eut pas lieu de se repentir d'avoir fait cette démarche. Le Sul

- than

[ocr errors]
[ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors]
[ocr errors][ocr errors][ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]

aimoit, & de la il parvint jusqu'à Mohammed. Ce Prince fit aussi-tôt appeller son Chirurgien & lui commanda de le saigner. Quand tout eût été préparé & que le traitre alloit ouvrir la veine, Mohammed le regarda d'un œil si terrible que ce miserable, troublé par le crime qu'il alloit conîmettre & effrayé par les regards du Sulthan, laissa tomber l'instrument, se jetta à ses pieds & avoua tout. Le Vizir fut arrêté & puni suivant la grandeur du crime, & le Chirurgien condamné à être saigné avec la lancette qu'il avoit préparée pour le Sulthan. - / Les assiégés à qui il ne restoit plus d'espérance, ayant appris la mort des Conjurés, furent partagés sur le parti qu'ils avoient à prendre. Les uns demanderent à capituler & obtinrent la permission de se retirer dans d'autres châteaux ; les autres, à la tête desquels étoit Ben-attasch, voulurent tenir bon, en conséquence ils se deffendirent ; mais le château fut pris & rasé : on conduisit Ben-attasch à Ispahan où après avoir été exposé pendant quelque tems aux outrages de la populace, le Sulthan le fit écorcher vif & remplir de paille sa peau. On rapporte que ce Bathenien , qui prétendoit être fort versé dans l'Astrologie & la Géomancie, se trouvant pressé pendant le siège, écrivit au Sulthan que son horoscope lui annonçoit que dans peu il seroit environné au milieu d'Ispahan d'un grand nombre d'étoiles. Lorsqu'on le mena au supplice & qu'on lui rapporta sa prédiction ; il répondit § étoit juste : mais qu'il s'étoit trompé dans l'application qu'il en avoit faite en sa faveur , parce qu'il avoit cru que ce grand nombre d'étoiles étoient pour lui rendre des honneurs & non pour l'insulter (a). La multitude des petits princes qui étoient repandus dans 1es Etats du Sulthan & la trop grande autorité dont ils jouissoient dans leurs Provinces étoient une source intarissable de divisions & de guerres qui fournissoient aux étrangers les moyens de s'établir dans cet Empire, ruinoient les Mu

(a) Après cette guerre , d'Herbelot fait y fit, & par conséquent une fable à l'éentrer rendre a Mohammed une expédi- gard de Mohammed Il rapporte anssi tion dans l 'nde qui n'est qu'une repeti- plusieurs autres histo res fausles que je tion de celle que Mahmoud leGhazncvide n'ai pas cru devoir placer ici.

*-• " , pres J. C. L'an 1 o7. Mohammcd.

[ocr errors]

sulmans & obligeoient continuellement le Prince à prendre
les armes contre ses vassaux. Le petit Roi de la ville de
Saveh nommé Aboudoulph Sarkhab (a) qui avoit eu quel-
ues démêlés avec le Sulthan se refugia (5) en Syrie auprès
de Séif-eddoulet Sadaca (c) Emir des Arabes dans Hella.
Mohammed l'ayant fait redemander à Séif- eddoulet qui
ne voulut point le rendre , se transporta aussi - tôt en Sy-
rie & defiit l'Emir. Quoique Séif-eddoulet se fût desfendu
avec beaucoup de courage, il perdit trois mille hommes,
resta mort (d) sur le champ de bataille, & sa téte fut portée
au Sulthan. -
Mais un évenement plus important acheva de ruiner les
affaires des Seljoucides dans la Syrie. Cette Province étoit
alors remplie de troupes étrangeres , les Francs s'étoient
emparés de Jerusalem où ils avoient formé un Royaume
fort puissant, aux dépens des Khalifs Phathimites & des
Princes qui regnoient dans les contrées voisines, sous l'au-
torité des Seljoucides. Les Phathimites opposés aux Kha-

- lifs de Bagdad furent abandonnés par tous les autres Ma

hometans, que la différence de sentimens dans la Religion avoit rendu leurs ennemis ; & c'est probablement cette hai

ne qui regnoit entre les deux partis qui fut cause qu'on ne

[ocr errors]
[ocr errors]
« AnteriorContinuar »