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1. New. ture de l'Hyperbole. Alors parut TON,

pour

la

premiere fois dans le Monde favant, une suite de cette espece , tirée de la Nature particuliere d'une Courbe, avec un art tout Nouveau. M. Barrow, Professeur en Mathematique à Cambridge, où étoit M. Newton alors âgé de 26 ans,

fe fouvint aussitôt d'avoir vû la même Theorie dans quelques écrits du jeune Mathematicien, non pas bornée à l'Hyperbole , mais étendue

par

des formules generales à toutes sortes de Courbes, même Mechaniques , à leurs Quadratures, à leurs Rectifications, à leurs Centres de gravité, aux solides formés par leurs revolutions, aux surfaces de ces solides ; desorte que quand les déterminations étoient possibles, les fuites s'arTêtoient à un certain point, ou fi elles ne s'arrêtoient pas, on en avoit les sommes par Regle; que si les determinations précises étoient impossibles, on en pouvoit toûjours approcher à l'Infini; supplement le plus heureux & le plus subtil que l'esprit humain pût trouver à l'ima perfection de ses connoissauces,

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C'étoit une grande richesse pour I. Newun Geometre de posseder une Theo TON rie si feconde & fi generale , & c'étoit une gloire encore plus grande de l'avoir inventé. M. Newton averti par

le livre de Mercator, que cet habile homme étoit sur les voyes de la trouver, & que d'autres s'y. pourroient mettre en le fuivant, devoit naturellement fe presser d'étaler ses trésors, pour s'en assurer la veritable proprieté , qui consiste dans la decouverte. Mais il fe contenta de la richesse, & ne se piqua point de la Gloire. Il dit lui-même dans une Lettre du Commercium Epistolicum , qu'il avoit cru que son secret étoit entierement trouvé par Mercator , 04 le feroit par d'autres , avant qu'il fût d'un âge affez mûr pour composer.

Son Manuscrit sur les suites infinies fut simplement communiqué à M. Collins, & à Milord Brounker, habile en ces matieres , & encore ne le fut-il

que par M. Barrow , qui ne lui permit pas d'être tout à fait aussi modeste qu'il l'eût voulu. Ce Manuscrit tiré en 1669. du Cabinec de l'Auteur, porte pour titre : Mes

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و

I! New-thode que j'avois trouvé autrefois &ca" TON, Quand cet autrefois ne seroit que

trois ans, il s'ensuivroit qu'il auroit
trouvé à 24 ans toute la belle Theos
rie des Suites. Mais il y a plus; ce-
même Manuscrit contient outre ce-
là l'invention & le calcul des Flu-
xions, ou Infiniment' petits, qui cau-
férent dans la suite une grande dif-
pute entre M. de Leibnits , qui pré-
tendoit les avoir trouvées le pres
mier, & lui.

La même année 1669. M. Barrow' sé demir en la faveur de la Chaire de Mathematique dans l'Université de Cambridge , & il fut un des plus zelés à foutenir les privileges de cet? té Univerfité, lorsqu'ils furent attáqués en 1687. par le Roi Jacques 11. Son attachement pour elle le fit aussi nommer dans le même temps, pour être un de ses Delegués pardevant la Cour de Hante Commission,', Il en fut aussi le Membre representant dans le Parlement de Convention en 1688. & il y eut séance jusqu'à ce qu'il fût dissous.

En 1696. le Comte d'Halifax, Chancelier de l'Echiquier , & grand

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Protecteur des savans obrint du Roi I. News Guillaume de créer M. Newton Gar- TON: de des Monnoyes ; & il rendit dans cette charge des services importans à l'occasion de la grande refonte, qui se fit en ce temps-là. Trois ans après il devint Maitre de la Monnoye, emploi d'un revenu conliderable , & qu'il a poffedé jusqu'à fa mort.

Dès que l'Académie des sciences par le Reglement de l'année 1699,pût choisir des Associés étrangers elle ne manqua pas de se donner M. Newton, qui entretint toujours depuis ce temps-là un commerce assez reglé avec elle, en lui envoyant touc ce qui paroissoit de lui. C'étoient ses anciens travaux, ou qu'il faisoit réimprimer , ou qu'il donnoit pour la premiere fois : Car depuis qu'il fut employé à la Monnoye, il ne : s'engagea plus dans aucune entreprise considerable de Mathematique,', ni de Philosophie. Il est vrai qu'on pourroit compter pour une entreprise considerable la solution du faineux Problême des Trajectoires, proposé aux Anglois comme un defi

1. New-par M. de Leibnitz pendant fa com ION. teftation avec eux, & recherché bien

foigneusemenr pour l'embarras & la difficulté ; mais ce ne fut presque qu'un jeu pour M. Newton. Il reçut ce Problème à quatre heures du soir, tevenant de la Monnoye fort fatigué, & il ne se coucha point qu'il n'en fût venu à bout.

A la Convocation du Parlement de 1701. il fut choisi de nouveau Membre de cette Afsemblée pour l'Université de Cambridge.

En 1703. on l'élut Président de la Societé Royale de Londres, & il l'a été fans interruption jusqu'à sa mort pendant 23 ans.

La Reine Anne le fit Chevalier en 1705. & sous le Regne du Roi Geora ge, la Princesse de Galles, maintenant Reine d'Angleterre , se faisoit un plaisir de s'entretenir avec lui & de profiter de ses connoissances & de ses lumieres.

Sa santé fut toujours ferme & égale jusqu'à l'âge de 80 ans. Il com. mença alors à être incommodé d'une incontinence d'Urine; encore dans les cinq années suivantes, qui préce

derent

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