Imágenes de páginas
PDF
EPUB

26. Rifpofta di Giovani Filotheo A. Posd'Afti alla Lettera d'un Theologo in- SEVIN. cognito. In Ferrara 1606. in-8°. Cet Ouvrage a été attaqué dans un autre publié fous ce titre : Le mentite Filoteane, o vero Invettiva di Giovani Filoteo d'Afti, contra la Ser. Rep. di Venetia, confutata da Fulgentio Tomafelli Filofofo Albanefe. In Padona 1607. in-4°.

27. M. Canaye dans une Lettre du 19 May 1607. dit qu'il étoit venu de Boulogne à Venife un livre qu'on difoit être du P. Poffevin, fous le nom de Paulo Anafefto, contre celui Antonio Quirini, touchant l'Interdit.

V. Alegambe & Sorel Bibliotheca Scriptorum Soc. Jefu. Sa vie par le P. Jean Dorigny, Jefuite. Paris 1712. in-12. Les Ouvrages de Poffevin.

Tome XXII.

VAIL

LANT.

JEAN-FRANÇOIS-FOY
VAILLANT.

J. F. JEAN-François-Foy Vaillant naquit Rome le 17 Fevrier 1665. à de Jean-Foy Vaillant, qui y étoit occupé de la part de la Cour de France à la recherche des Monumens Antiques & des Medailles, & qui en même temps y pratiquoit la Mede

cine.

En 1669. il paffa en France avec fa mere, & fut conduit à Beauvais, d'où étoit fon pere, & où demeu roient prefque tous fes parens.

Il demeura dans cette ville jufqu'à l'âge de douze ans, c'est-à-dire jufqu'en 1677. qu'il vint trouver fon pere à Paris..

Il fit fes Humanités & fa Philofophie aux Jefuites; mais afin de pouvoir être reçu Maître-ès-Arts, il fit après cela un nouveau Cours de Philofophie au College de la Marche.

Ce dernier Cours achevé, fon pere, qui tenoit déja le premier rang entre les Antiquaires, crut

qu'il étoit temps de l'initier dans la J. F. connoiffance des Medailles. L'ordre V A ILqu'il recut alors d'arranger les Me-L ANT dailles du Roy, & d'en faire le Catalogue, lui en fournit l'occafion. Par-là le jeune Vaillant se vit introduit tout d'un coup dans le Sanctuaire de l'Antiquité, avec l'homme le plus capable de lui en dévoiler les myfteres.

Ce Catalogue fut à peine fimi, que l'on apprit qu'il pouvoit être augmenté d'un grand nombre de Medailles, qui étoient entre les mains de quelques Curieux d'Angleterre. Vaillant le pere eut ordre d'y paffer, & fon fils l'accompagna dans ce voyage, qui fut des plus heureux par les acquifitions qu'ils y firent pour la France.

Le jeune Vaillant au retour d'An-. gleterre commença fon cours de Medecine; & après avoir foutenu les Thefes ordinaires & pris fucceffivement les differens degrès, il fut reçu Docteur Regent de la Faculté de Paris, au mois de Fevrier 1691. âgé de 25 ans.

Pendant qu'il étoit fur les bancs,

E

J. F. il compofa un Traité de la Nature & VAI L--de l'ufage du Caffé, fujet qu'il s'étoit LANT. rendu très-familier. L'envie qu'il

cut d'en perfectionner le stile, priva

le Public de cet Ouvrage. Il le donna à revoir à un de fes amis connu par quelques Pieces de Theatre. Le Manufcrit s'égara entre fes mains; & comme c'étoit un joueur de profeffion, Vaillant s'en confola, en difant qu'il avoit acquis le droit de tout perdre.

Il fut reçu à l'Academie des Infcriptions en qualité d'Eleve au mois de Juin 1702. Mais cette Academie ne jouit pas longtemps de lui. Elle le perdit prefque en même temps que fon pere, qui mourut le 23 Octobre 1706. parce qu'il mena, pendant les deux années qu'il vêcut encore, une vie très-languiffante. Une fievre double tierce le confumoir peu à peu, & l'emporta enfin le 17 Novembre 1708. dans fa 44° année. On a cru que la veritable caufe de fa maladie étoit un abçes formé dans la tête par quelque chute. Car il étoit d'un temperament robufte, & avoit un air de fanté, qui fembloit promettre une longue vie.

Il étoit bon & humain, au-delà J. F. de ce qu'on peut dire, d'une fran- V AILchife fans égale, veritablement at- LAN T. taché à fes amis, tellement éloigné de toute vue d'intereft, de fortune, ou d'ambition, qu'après la mort de fon pere, il rechercha quelques-uns de fes emplois avec fi peu d'empreffement, qu'il parut moins les vouloir obtenir, qu'éviter le reproche de les avoir meprifés.

વે

Tout ce qu'on a de lui fe réduit peu de chose.

1. A la premiere affemblée publique tenue après fa reception à l'Academie des Infcriptions, c'est-à-dire le 14 Novembre 1702. il lut une differtation curieufe fur une Medaille d'Acheus, dont on trouve un long extrait dans les Memoires de Trevoux du mois de Janvier 1703. p. - 129.Cet Acheus, Prince Syrien, avoit acquis de fi bonne heure le titre de grand Capitaine, qu'il le jugea à la fleur de fon âge, un titre inutile, s'il ne le conduifoit à la fouveraine puiffance. Il fe fit proclamer Roy dans les Provinces, dont Antiochus le Grand lui avoit donné le Gouver

« AnteriorContinuar »