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Les Rois d'Egypte.
Bim bam bon.

270

271

Le Tabac & les éternuemens. 273.

275

Les tournoyemens.
Venez admirer ma science. 277
Une faveur, Lifette, Dialogue.

280

Les Vendanges, Dialogue. 281

Pauvre Hermite.

283

284

Les Maîtres de Mufique.
Philis plus avare que tendre. 285
Reveillez-vous belle dormeufe.287

Fe vous envoye vos Etrennes. 288
Le Caffé.
Réponse à la Chanfon du Caffé.

201

Les Annetons.

294

298

FIN DE LA TABLE.

OEUVRES

A

OEUVRES MELE'ES

DU SIEUR RIVIERE

DU FRENY

. **X*XX*X*X*XXXXXXXX

D'UNE FILLE

PROCES
RECLAME'E PAR DEUX MERES.

E Procez fe poursuit pre. fentement à Lyon; mais je prendrai l'Hiftoire de plus loin, car on vient de m'envoïer des memoires fecrets fur l'origine de cette avanture.

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Cel font les amours d'un jeune Lyon. nois & d'une jeune Lyonnoife. Je taira i le nom de ces Amans: l'Hiftoire eft pourtant publique, tout Lyon les connoît, ute la Ville les nomme, je ne les nom, Tome VI. A

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merai point, je veux être plus difcret qu'une Ville entiere. Leurs noms de gajanterie feront, fi vous voulés, Cleonte, & Angelique; & fans rien changer au fond de l'avanture, je deguiserai seulement les noms & les qualités des principaux Acteurs.

Angelique & Cleonte fe rencontrérent par hazard dans une affemblée. Angelique Fille fage & modefte, regarda tant Cleonte dès la premiere fois que dès la feconde elle n'ofoit plus le regarder ; mais; Cleonte moins timide fixa fi tendrement fes yeux fur elle qu'il en devint paffionnément amoureux.

Si Angelique eft brune ou blonde, fi Cleonte a beaucoup d'efprit ou s'il en a peu, je n'en fçai rien; on ne m'a pas fait le détail de leurs perfections; mais j'ai fçu qu'ils s'entr'aimérent comme s'ils euffent été parfaits.

Cleonte trouva un jour l'occasion de parler en particulier à Angelique ; d'abord il lui fit une déclaration d'amour à la Françoife, & fans s'amuser à lui apprendre qu'il l'aimoit, il commença par lui jurer qu'il l'aimeroit toute fa vie : Mais

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Angelique le conjura de ne la point aimer, parce que des raifons de famille l'empê cheroient de pouvoir jamais être à lui.

J

Que je fuis málheureux ! s'écria Cléonté un pere avare que j'ai : m'empêchera auffi d'être à vous. Ils fe conterent l'un à l'autre toutes les raifons de famille qui s'oppofoient à leur union, & là-deffus ils refolurent très-prudemment de ne fe plus voir. Angelique s'en alloit, mais par un excés de prudence elle revint fur fes pas pour défendre à Cleonte de penser jamais à elle. Oui, dit- elle, pour votre repos je vous défends de m'aimer. Que vous êtes cruelle, s'écria Cleonte, de foupçonner feulement que je puiffe vous obéir: ah! me défendre de vous aimer,c'eft me prouver que vous ne m'aimés guéres. Enfuite il fe plaignit de fon malheur en des ter mes fi tendres, fi paffionnés,qu'Angelique en foupira, & lui dit en voulant fuir, hé bien Cleonte aimés-moi donc; mais je vous défends de me voir jamais. Cleonte l'arrête, fe jette à fes genoux, se défefpere; vous aimer fans vous voir, vous voulés donc que je meure. Helas ! lui répond-elle, (croïant déja le voir mourant)

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