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OU

LA METHOD E
DE RESOUDRE LES PROBLÈMES

DES MATHEMATIQUES,

ET
D'APPRENDRE FACILEMENT CES SCIENCES;
Expliquée & démontrée dans le premier Volume, & appliquée, dans le second,

à découvrir les proprietés des figures de la Geometrie simple & composée ; à
resoudre les Problemes de ces sciences & les Problemes des sciences Physico-
mathematiques, en employant le calcul ordinaire de l'Algebre , le calcul
differentiel & le calcul integral. Ces derniers calculs y sont aussi expliqués
& démontrés.

TO ME . I.

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OLISE

QUERRA

A V ENISE,
CHE Z FRANçois PIT T E R I.

VELLA
MDCCXXXIX.
AVEC APPROBATION ET PRIVILEGE,

308.649-C.,

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' 'Honneur

que vous me faites de permettre que

cet ouvrage , composé pour faciliter l'étude des Matbematiques, é pour les conduire à leur perfection par un progrès rapide , paroisse sous vos Auspices o sous la protection de votre auguste Nom, est le plus fort préjugé qu'on puisse avoir de son utilité. Tout le monde (sait, MONSEIGNEUR, yotre goût pour toute sorte de Sciences en general, é pour les Matbematiques en particulier ; que ce goût est plein de discernement ; qu'il est exquis.

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On voit avec admiration qu'un jeune Heros qui a scu conduire des Armées , vaincre l'Ennemi, do emporter les plus fortes Places presqu'ausn-tôt qu'il a été en âge de manier les armes; toujours plein d'une noble ardeur, qui ne respire que de nouvelles conquêtes 6 de nouveaux triomphes; toujours prêt à s'exposer pour le bien de l'Etat , soit qu'il faille porter la terreur au dehors en fondant sur nos Ennemis, ox rassurer la confiance au dedans du Royaume, en rendant inutile leur irruption sur une de nos Provinces : qui ne neglige aucun des Soins qu’un Prince destiné à gouverner un grand Royaume , doit prendre de s'inftruire par avance de tout ce qui concerne le bien de l'Etat de les avantages particuliers de chaque Province, & generalement de tout ce qui peut cone tribuer au bonbeur des peuples do à la grandeur du Souvea rain: On voit, dis-je , avec admiration que sans rien prena dre sur le temps , qu'une pieté solide lui fait un devoir de donner au culte de Dieu & à l’étude afkdue des Livres saints, il Sgait encore en dérober à ses plaisirs pour déveloper ce qu'il y a de plus caché dans les Sciences ; qu'elles lui fervent de délassement; de qu'il bonore de sa protection ceux qui les cultivent , aprés s'être mis en état de juger par luja même de leurs sciences, et de décider de leurs Ouvrages.

Mais , MONSEIGNEUR, les traits de la plume d'un Geometre n'ont pas assez de délicatesse ni de vivacité pour representer au naturel le portrait que vous avez tracé vous même dans tous les esprits de dans tous les cours par cette conduite toujours remplie de sagelle & de bonté, formée sur les admirables Exemples & sur les Royales Instructions du plus Sage, du plus Religieux , du plus Magnanime , en un mot du Premier G du plus Grand des Rois votre augusta Ayeul.

Je puis ajurei, MoNSEIGNEUR, qu'il n'y a personne en qui il produise de plus vifs sentimens de veneration que dans celui qui a Pbonneur d'être avec un très profond respect, .

MONSEIGNEUR,

Votre très hamble & tres obéiffant
Serviteur CHARLES R EYNEAU,

Prêtre de l'Oratoire,

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'ESPRIT de l'homme est si borné,

qu'il ne peut voir distinctement d'une simple vue beaucoup d'objets à la fois. Les perceptions vives, comme font

toutes celles des sens & de l'imagination, l'éblouissent, & elles occupent tellement son étendue, qu'il ne peut découvrir les rapports & les proprietés des objets sensibles, qu'en les considerant par parties les unes aprés les autres avec une application penible & fatigante ; & quand il est attentif à quelqu'une, il a perdu de vue les autres , qui lui feroient pourtant nécessaires afin d'en appercevoir les rapports. C'eit une des principales causes du peu

de

progrès qu'ont fait les sciences sensibles : Mais, pour ne parler ici que des Mathematiques, que leur utilité, leur beauté, leur évidence & leur certi. tude ont toujours fait cultiver ; pendant que l'on ne s'y est appliqué que par la contemplation des figures mêmes, que l'on a cherché les proprietés des figures en les regardant , ou en les formant

a

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