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áis se font trouvés ; & la nécellité d'être concis m'a obligé d'employer souvent en ce cas un four de phrase qui , par la concision, paroitra peut-être équ voque ou trop indéterminé. J'ai cru qu'il suffiroit de lever ici en deux mots cette difficulié : je n'ai besoin pour cela que d'un seul exemple. Dans l'article d'Agius, évêque d'Orléans, je dis qu'il se trouva aux conciles de Beauvais, de Paris, de Soissons & de Savonicres. Je lens bien que l'exprellion est équivoque , parce qu'il y plusieurs Conciles à Beauvais, à Paris, à Soissons : mais il est aile de comprendre que je parle de ceux qui se tinrent du vivant de cet évêque, ou du moins de ceux dont il est fait mention dans les endroits que j'indique. Cette exprellion revenoit trop souvent, il a fallu l'abréger , & la réduire aux termes les plus simples.

Dans les articles qui ont une certaine étendue , j'ai obiervé de distinguer en caracteres italiques les principaux points , & particulièrement les principales époques, afin que l'attention , fatiguée peut-être par la longueur de ces articles, puille étre en quelque forte foulagée par ces traits principaux qui forment un precis de l'article ; ou qui y tiennent lieu de subdivision. Ainli dans l'article de l'Arianisme, je distingue en caractères italiques les principaux faits qui en présentent les diverses époques : entre ces époques, je distingue encore par de petites capitales les deux plus importantes, qui font celles des deux Conciles généraux, l'un tenu à Nicée, j'autre a Conftantinople. De même dans l'article des Gaules, outre que je le civile par fiècles, je distingue encore en caracteres italiques dans chaque siècle, les différens ségnes qui forment autant de subdivisions ; & je mets en petites capitales les Conciles généraux tenus à Lyon & à Vienne.

La collection de tant de matières éparses dans l'Ouvrage de M. Fleury & de son Continuateur , m'a donné lieu de remarquer quelques difficultés de chronologie, quelques apparences de contradiction, quelques personnages qui ne sont pas tiez distingués , & que l'on pourroit confondre avec d'autres du même nom ; quelques doubles emplois des mêmes faits fous différentes dates dans les derniers volumes : cela m'avoit d'abord paru mériter quelques éclaircissemens ; & j'avcis conçu le deslein d'en faire le sujet de quelques notes répandues dans cette Table. Mais l'entreprise eut peut-être été au-dessus de mes forces , & d'ailleurs cette Table le trouvoit déjà assez chargée : je me suis donc renfermé sur cela dans le plus étroit nécessaire , enforte que ces notes seront très-rares. Je n'ai pas cru devoir m'arTêter aux difficultés de chronologie ; je dis seulement un mot de ce qui regarde l'Ere Chrétienne vulgaire. Je tâche de concilier les contradictions sans les relever; je m'attache à distinguer, autant qu'il m'est possible, les personnages de même nom;& sans faire remarquer les doubles emplois , j'indique seulement par les chifres les deux endroits où se trouve le même fait. Au Tome X livre xviii. n. 46. M. Fleury nomme Abderame III un prince des Musulmans d'Espagne, que d'autres nomment Abderame II, mais devois-je en avertir ? A la seule inspection des articles de cette Table, on verra qu'avant Abderame I & II rois des Arabes en E!pagne, il y avoit déjà eu un Abderame, chef des Sarrafins qui passerent de l'Espagne en France en 725 , c'est ce qui a donné lieu à M. Fleury de regarder les deux suivans comme étant les second & troisième du nom. La mort d'Alfonfe , infant de Castille , tils de Jean II se trouve placée par le Continuateur de M. Fleury sous l'année 1406 au 5 Juillet, (Tome XXIII.1. cxi. n. 178 ) ensuite on la retrouve sous l'année 1468 au 5 Juin, (au même Tome , L. cxlii. n. 35 ) mais dans une Table, étois-je obligé de m'arrêter à discuter cette époque? Et ne suffit-il pas que j'aie indiqué ces deux endroits ? Il n'en est pas de même de quelques autres difficultés fur lesquelles je ne pouvois éviter de m'expliquer. Dans la succession des patriarches de Jérusalem, je ne pouvois me dispenser de marquer qu'il y en a quatre qui ont été omis par M. Fleury. De même Albert l'Ermite est-il le même qu'Albert de Verceil? Le concile de Chalons-sur-Saone en 644, peut-il êrre en même temps le troisième & le premier ? C'est ce qui m'a paru mériter quelques notes. Au reste fes diíñcultés font allez rares.

Quant aux années marquées à la marge, elles répondent aux faits qui se trouvent énoncés vis-à-vis, mais il n'étoit pas pollible que toutes ces dates fufient également précises : ainsi principalement à l'égard des faits qui appartiennent aux premiers siècles, elles marquent moins l'année précise des événemens , que le cemps à peu-près vers lequel ces événemens sont arrivés. D'ailleurs je n'ai fait ordin sairement que suivre les dates marquées par M, Fleury & par son Continuateur ; c'est eux que l'on doit consulter pour connoitre la juste valeur de ces époques.

J'ai cru que communément il suffiroit de marquer la première époque de chaque article. Souvent je marque la première & la dernière; & lorsque ces articles font plus étendus, je marque encore de distance en distance quelques autres époques ; il y a même des articles où je les donne toutes. Lorsqu'un article le trouve coupé, enforte qu'il occupe la fin d'une colonne å le commencement de la suivante je mets communément au commencement de cette seconde colonne une dare qui répond au fait énoncé dans la première ligne de cette colonne.

Lorsque les faits font de telle nature , que je ne puis les attribuer à aucune année précise, j'indique au moins le fiecle auquel ils le rapportent. C'est ce que j'ai obServé particulièrement dans les articles qui concernant le dogme, la morale ou la discipline.

Ainli je marque les siècles auxquels appartiennent les faits que je rapporte sous les titres d'Abbés & d’Abbelles. J'exprime les trois époques principales de l'histoire des califes Abballides. I'indique la première année du calite naron Varec; la première & la dernière du calite Aaron Rachid; & parce que l'article d'Abailard se trouve coupé, outre les années de la naissance & de la mort, je marque encore celle du concile de Soillons , où son livre de la Trinité fut condamné ; fait énoncé dans la première ligne de la seconde colonne de son article.

Dans l'article des Albigeois, je marque de distance en distance quelques époques. Dans celui d'Alexandre VI je marque luccellivement toutes les années. Dans celui des Concilcs , diftribués par siècles, je marque seulement les époques des Conciles généraux. Dans l'article des Gaules , divisé de même par fiècles, outre les années des trois Conciles généraux qui y furent cenus , je marque encore les années du commencement de chaque règne. Dans l'article général des Hérésies, j'indique les fiecles ou elles ont commencé à paroitre; mais j'expose de suite toute l'étendue des progrès de chacune en particulier, avant de patier a une autre , quoique ia naitiance de celle-ci soit antérieure à l'expiration de celle qui la précède.

Toutes les citations se trouvent ici réduites à la fimple indication du Tome, du Livre & du Paragraphe. Pour serrer davantage , j'ai pris soin de supprimer toute répétition inutile des mémes chifres; ainsi fous chaque article particulier , lorsque je rassemble plusieurs faits qui se trouvent dans un meme Tome, j'indique ce Tome une teule fois au premier fait qui s'y rapporte; aux autres faits , je marque seulement le Livre & le Paragraphe. De même , si je rassemble plusieurs faits contenus dans un même Livre, après avoir marqué une première fois le Tome & le Livre, j'indique feulement ensuite les divers Paragraphes auxquels se rapportent les autres faits. Par exemple , tout ce qui concerne 'Abailard, le trouvant renfermé dans le Tome XIV , j'indique une seule fois ce Tome : & les différens faits qui composent cet article, le rapportant à divers Paragraphes des seuls Livres LXVII & LXVIII, je marque seulement une fois chacun de ces deux Livres. Enfin je n'ai rien

négligé de ce qui m'a paru pouvoir contribuer à la perfection de cet ouvrage. Au reste, dans une li valle étendue de matières, il est difficile de voic tout & d'embrasier tout ; il n'est pas aisé de saisir par-tout le vrai point de julletie, pour altijner à chaque fujet la place qui lui convient: ainsi quelque foin que j'aie pris de donner à cette Tahle toute la perfection qu'elle puiffe avoir, non-seulement comme Table, mais aussi comme Di&ionnaire, je sens combien j'ai besoin encore de l'indulgence du Public.

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HER
Héréfies , prédires par saint Paul, 1.11.131 & 46. Hérésies anciennes tom-
13& 24. Hérétiques decrits par saint Jurbées depuis ces lois

ibid. Conduite ficle. fidele.

tin , 111. 55. Traité de saint Irenée con- que l'on tint au temps de l'Arianisme fiicle.

tre les hérésies, IY. 23 & suiv. Idée de à l'égard de ceux qui renonçoient à

l'hérérique relon S. Clemen: d'Alexan- l'erreur, III. xv. 26. Règles de saint III. ficie.

drie , 42. Traité des preferiprions con- Bafile sur la réception des héréritre les hérériques par Terrullien, v. 23 ques, XVII. 14. Traitéde laine Epi& juiv. Définition de l'horélie, 29. La phant contre les hérésies , 27. Ca

nonveauré eft le caractère de l'héréfie, non du premier concile de Conf11, 2). Meurs des hérériques , 30. Lois de tantinople touchant la manière de recefiicis. Conítanun contre les hérériques, ll. xl. voir les hérétiques qui reviennent à

l'église, Iv11. 8. Priscillien & ses com- 74. Hérériques brûlés en Allemagne , XTT. plices penis de mort, 30. Chure des hé- CXXX11. 125. en Angleterre , CXXXIV. fiicie, Tenes depuis la mort de Theodore, xx. 24 & 167. & en Ecolie, XIX. Colul.

10. Requere du concile de Carthage à 23. Supplice de Michel Servet, XX. file, l'empereur Honorius, pour lui deman- cxlix. by. En Angleterre on déterre les

der sa prorection contre les Donarittes, corps de Bucer & de ta, ius pour leur
XX1.53. Décidons du pape funt lono- | faire leur procès, XXI. C-11.7. Cham-
cent Trouchant la manière de recevoir bre ardente érablie en France contre les
les hérériques,IV.xx111.26&3;. Traité herétiques, CL!11.15+. Hérítiques brû-
de saint Augustin de la correction des lés en Lipagne, Cliv. 46. ( Je n'entre-
Donatiftes, in 6 40. Autre traité du prendrai pas de donrer ici un dénombre-
même père sur les hérésies, xxiv. 62. , ment de toutes les différentes feitas,
Concours des deux puillances contre les dont quelques écrivains one porté le

hereliques, recolbu par faint Leon, ore jusqu'au-delà de deux cents: je r.

ITVI. 10. Comment les égliies des hé- crois qu'il sera plus intérciaor & plus fecit. rériques doivent être regardées selon le urile de marquer seulement les principa

concile d'Epaone, V. **\. ;0. Com- lc» hérésies, & de montrer leur carac-
ment les hérériques doivent être reçus tère, leur origine, leur cochainement
selon le pape Agapit , 2XXI. $1. Selon & leurs progrès. )
saint Gregoire, soupçonner & poursui- Desic premicr fidcle , & dès le temps I.
vre de pretendus hore iques, c'est faire | même des Apotres, on vie paroitie siècle.

des herélies, XXXV. 44,4 XXXVI. 25. Simon le 01.g.cier, qui est regarde com- SimoVIN. Décision de saint Grugoire rcrchant la me le premier auteur accélie , l. 1.7. niens & filcie. manière de recevoir les héritiques , 11 difoit qu'il étoit la souveraine puif- autres.

XXXV11.41. Les hérétiques prennent le farce & !c libérateur des hommes : il per-
ditus en Orient depuis la colquère des mertoir l'idvåtric & tous les désordres
Mosulmans, VI.XXXVII, 55. Caron cu du paganiline , 8. Plusieurs autres factes
concile in Truilo couchant la manière de s'éleverent dans les trois premicrs fie-

recevoir les hérériques , XL. 1;. Règles cles : les unes naitoicnt du Judaisme & TITI'. du second concile de Nicée sur le même les autres de divers sytemes de philofokiele. sujet , xliv. 31. Hérélies déjà concam- ; phie qui pariagcoicni les parens : les

X7 nées ne doivent pous être examinées,ures combarroici le myfiero de la Trifiicks. niais punies, Vili. Lix. 70. Grigore nité, & lesautres le myfire de l'Incar

VII ofre au roi de Danemarck une pro- nation; les unes l'oeuvre de la création,

virce occupée par des hététiques, IX. les altres l'auvre de la sédemprion; les Ir. XII. 1811.15. Quoiqu'un prince foit háréri- unes permettoient les plus horteur' de- ficcice ficcis. que, on ne lui doit pas moins l'obeif- fordres , les autres affectoicnt des maurs

sance, lxv. 40. Cason du troisième, aufteres & une haute fpiritualité. Telles
concilc de Lairan touchant le concours furent les hérentes des micones
des deux puissances contre les hereti- [bronites, des Cerinthiens, des Gnojlis
ques, X. LXX111. 22. Decrer du pape ques, des Falentiniens, des Marciorites,
Lucius Ill contre les hésériques, 54. des Montanistes, des Satelliers, des dir-
Retlexions sur la rigueur extreće con- ciples de Paul de Sanr.0-16 , & autres
tre les hérétiques , Discours II", art. 14. qu'il seroit trop long de nommer; mais
Tome XI. Conftirution d'innocent lil entre lesquels il faut seulement uitiinguer

contre les hérériques , XI. LXXVI. 35. les Manchéens. Ceux-ci eurent pour pre- IT. X1I'. Décret du quatrième concile de Latran mier aureur Manis, autrement appelé siècle. Lecle. contre les hérériques, LXXV11.47. Condo Manichée, qui parur au troileme liècle Mani

titutions de l'empereur Frideric Il con- vers l'an 277. Toure sa dodrine rouloir chiensa
tre les hérétiques , LXXVII. 40 & 65. sur la disinction de deux principes, l'un
Canon du concile de Toulouse contre bon & l'autre mausais. Cette diftinetion
les hérériques, LXXIX. 58. Règlement du avoit été eníciguée dès le commence-

concile de Narbonne pour l'inquilition, ment du record fiécie par Cerdon, disXIV

LXIX. 51. Règlement du concile de Be- ciple de Valentin , & par Marcion disfccit. ziers, Xll. LXXXII. 41. Décret de la ciple de Cerdon, 11n. 30 & 34. Manès

faculté de théologie de Paris souchant, en fit le fondement de sa doctrine; &

la poursuite des Templiers, XIII. sci. par les conséquences qu'il en tiroit, il XV". 24. Supplice de Jean Hus, XIV. 01. renverfoir les principaix points du dogfisks, 110. Ce qu'ont pensé les hérériques rou- me & de la morale , artaruant éga'cncke

chane la conduite du concile de Conf-la Trinité & l'incarnation, la création
tance à l'égard de Jean Has, 112. Com- & la rédemprion, recommandant l'abr.
ment les catholiques one justifié cette rinence, & en même temps autorisane

conduite , 113. Supplice de Jerône de des excès abominabies, !..V111.12. TouXVI. Prague, 195. Cenfure d'une proportion es ces seues forene peu d'éclat , & la Stole. de Lasherrouchane la peine des héréti-piupert eurene peu de fvise, Celle des

ques, XVII. CXXVII. 20. Hérériques pu- Sinonicns éroit deja presque ércinte des
nis en Flandre, CXXVII. 59. & en Fran- ! le temps d'Origene, vers le milie!' du
ce, 60. Concurc de la même faculté sur troisième récie, 1. v11. 1. Prefque luu-
sepe propositions d'Eraiine touchant la tesies autresio mberent depuis que Conf.
puni:ion des hérériques, XVIII, cxxxi, taurin çut rendu la paix à l'égüfe, SC
Tome XXV.

১১

des

profcrie les rectes qui s'étoient écartées successeur de Saint Alexandre , est dé- 757. me. de fa doctrine, 11. XI. 46. Les seuls poré & persécuté, 40 & 53. Conftan- fileleri fecole. Manicheens se perpétuèrent & le sourin- rius fe laitie gagner par les Ariens, *11.

rent pendant plutieurs siècles dans l'O. 2. Les troubles augmentent & s'érendent
rient, doù ils se répandirene dans l'Afri- de l'Orient à l'Occident : les conciles le
que, & pénétrèrent dans l'Europe, prin multiplient sans que les divisions cellent:
cipalement au onzième siècle

, comme

Libere même exilé se laisse affoiblir , & on le verra dans la suite.

Couscrit une formule frauduleuse qu'il Sabel- J'ai nommé les Sabeiliens qui parurent regarde comme catholique, X111. 46. ps, au milieu du troisième fiicle ; ils eurent Les disputes font naitre un parti qui se

pour chef Sabellius, qui dogmatisoir à répare en même temps des Ariens & des
Prolémaide dans la Penrapole d'Egypte. catholiques ; ce fur celui des demi-Arietis.
Sa doctrine étoit au fond la même que ! Ceux-ci reconnoisloient que le Fils cft
celle de Praxeas chei Jes Patropailiens semblable au Père en fubfiance ; mais ils
qui avoient paru dès la fin du fecond fie- noient qu'il für de la même substance,
cle, cilant que Dieu le père tout-puif- & reruroiene ainsi de recevoir le terme
sant étoit le même que Jefu Chrifi qui de Consubstantiel consacré par la défini-
avoit été crucille, I. IV. 34. Prancas rion du concile de Nicée : ceux qui ensei.
originaire d'Alie avoir enseigne cerre gnoient certe erreur tinrent un concile
doctrine dans l'Occident : Noerus , qui à Ancyre en ;S, xiv. 5. Bientôt après
étoit aussi Afiatique, l'enseigna dans Libere rentre à Rome , & revient de la
l'Orient au commencement du troisivme surprise qui lui avoir été faire , ?& 24.
fiècle , v.52. Sabellius fut fon disciple: A la rète des demi-Ariens se trouvoit
il mioit la Trinité & la distinction réelle Macedonius , qui avoir été placé sur le Mecca
des personnes divines ; il ne reconnoir-liege de Constantinople par les Ariens doaing
foit ni la personne du Fils ni la personne mêmes, & qui fut déposé par ceux qui
du saint - Elprit. Son héréle s'étendit demcurèrent purs Ariens , :11. 21. XIV,
fort loin ; il eut des rectarcurs en Mero. 22. Par le meme principe qui avoit porté
potamic & jusqu'à Rome , VII. 85. Peu Arius à nier la divinité du Fils , Mace-
de temps après parur Paul de Samosate, donius nia la disiniré du faint-Esprit,
qui cnfcignoir comme Sabellius l'unité de foutenant que l'Esprit-saint n'étoit qu'une
personne en Dieu , & nioit en même créature semblable aux Anges, mais d'un
temps la divinité de Jesus-Christ , com- rang plus élevé, 30. On tint encore plu-
me fit ensuite Arius, II. vill. 2. Arius fleurs conciles. Julien réprime les vio-
qui parur au commencement du quatrième lences des Ariens : Jo ien se duciare
fidcle , & Macedonius qui vint après lui pour les catholiques, II. xv. &

52.
donnèrent dans l'erreur opposée à celle Valens continue de soutenir les Ariens,
de Sabellius : de sorte que le reproche xvi. 6. Theodore publie en 380 une loi,
ordinaire que les Arions faisoient aux par laquelle il prend fous la protection
catholiques, conuiftoit à les accuser de les catholiques , & profcrit tous les en-
Sabellianisme , x. 28. & XL. 57.

remis de la sainte Trinité , XVII. 55. A peine l'église étoit-elle délivrée des Par ses ordres fut aliomblé en ;si à ficle. persécutions qu'elle avoit souffertes de Contantinople le second concile généAsics. la part des parens pendant les trois pre- ral qui confirma la définition de Nicée,

miers siècles, qu'elle vir naitre les pre- & condamna également les erreurs des
mières semences d'une guerre intestine Ariens & des Macédoniens, Xvus. 6.
dont elle fut agirée depuis l'Orient jur. Depuis cette décifion, ces deux fedes
qu'à l'Occident pendant presque tout le s'afioiblirent & fe ruinèrent dans l'em-
quatrième fiècle , II. x. 28. Arius prêtre pire par leurs divisions, *14. 35. XX.10.
d'Alexandrie commença à dogmariser Cependant l'Arianiime se maintenoir on-
sous le règne de Constantin , vers l'an core chez les Barbares du Nord , par
320. Contre les Sabelliens , il rourenoit eux il fut ramené dans l'Occident au cin-
que le fils de Dieu eft une personne quième siècle , & porra la defolation
distinguée de la personne du Père ; mais dans l'Afrique où il domina perdant un
il nioir que le Fils de Dieu für Dieu : il fiècle, IV. XXVI. 42. Il s'éroit mulli ré-
le mettoit au rang des créatures, & en pandu par eux dans l'Espagne & dans
même temps il prétendoit que la filiation l'Italie, xxlII. §. XXVI. 3. Mais enfin
divine de Jesus-Christ avoit été la ré- la destruction du royanme des Vandales
compense de ses mérites , prévus, 2S & en Afrique , & la conversion des Ariens
29. Ce système d'erreur fue condamné d'Afrique , d'Espagne & d'Italie, ache-
dés sa naiilance dans deux conciles renus vèrent d'éteindre l'Arianisme , done il
à Alexandrie en 320, par le patriarche ne rcfoit presque plus de veitige au mis
faint Alexaneiro, 28 & 31. Quelques évé- lieu du feptième fiècle, V. xxxu. #S
ques prirent le parti d'Arius : la division & 49. XXXIV. ;. & XXXV, 13. On le verra
se répandir dans les églises d'Orienr : renaitre en Pologne au quinzième siècle.
Conftantin afsembla le premier concile Sous le règne de Theodore furent
général: ce concile fur ienu à Nicée en apaisés dans l'empire les tro bles de l'A- ficit.
325. L'erreur y fut anathématisée , & rianismc : fous le règne de ses fils , s'é. Pile.
Arius condamné, XI. 13. Mais Confan- lovèrent au commencement du cinquième giendo
tin se laisse affoiblir : faint Athanase , fidcle deux autres hérésies qui eurcut

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entr'elles, selon la remarque de saint, cuvre sans le secours de la grâce ; mais 1. Profper , une liaison incime : je veux ils prétendoiene que le mérite de la bonne ficke, dire celle de Pelage dans l'Occident, & volonté précède le don de la grace , & ficcles

celle de Neftorius dans l'Orient, IV. croyoient pouvoir ainfi expliquer le myse
31111. !, & XIV.1. Le moine Pelage, tère de la prédestination, en ce que cha-
originaire de la Grande-Bretagne, étant cun eft craité selon le mérite de fa bonne
venu à Rome, y reçut de Ruhn le Sy- volonté : à quoi les catholiques oppo.
rien , vers l'an 400, le système d'erreur rent que le commencement même de la
qu'il adopta , & dont on prétendoit mon- bonne volonté vient de Dieu , & que la
trer la source dans les principes d'Ori- prédestination est purement gratuite , &
gene , 1x111. 1. Origene, en combarrant sans aucune prévision de mérites, 57
les hérériques , qui pour trouver la cause & suiv. Saint Auguftin fur le principal de-
du mal avoient inventé deux principes,fenseur de l'église contre ces deux rec-
Soutenoir avec vérité que le mal n'a point tes. Celle des Pélagiens s'étant répandue
d'autre cause que l'imperfe&tion de la dans la Grande-Bretagne , y fur com-
créature qui abuse de'fa liberté. Il établir- barrue par S. Germain d'Auxerre, xxv.
foit folidement conere eux le libre-arbi-15, & XXVII. 7. Celle des femi-Péla-
sre ; mais il alloit jusqu'à prétendre que giens qui avoir paru d'abord à Marseille,
l'inégalité des créatures raisonnablesn'est & qui fut ensuite renouvellée par l'auste
que l'etier de leur mérise , I. v. 54. Pe de Ries, fut combattue par faint Prof.
lage adopra ce principe, & en étendit per & par saint Fulgence , XXVI. 24,
les coorćquences. de manière que le re- XXVI11. 56 , XXIX. 41. V. XXXI. 56 & 57.
proche ordinaire des Pélagiens contre Saint Celestin , faine Sixte , faint Leon,
les catholiques, étoit de les accuser de saint Gelare & Hormifdas s'élevèrent
Manichéime, IV. XIV. 19 , & xxv. successivement contre ces deux hérésies,
10. Les Pélagiens, fous prétexte de IV. xxvi.11, 45,55. V.xxx. 29. XXX1.
combattre les Manichéens , louoient la so. Le concile général d'Ephère renu ca
créature & le mariage , pour nier le pé-431 confirma la condamnation des Pela-
ché originel; la loi & le libre arbitre, giens , 1V.xxv. 53. & le second concile
pour établir que la grace le donne (elon d'Orange renu en 529 opposa aux er-
le mérite ; les faines avant Jesus-Christ reurs de ces deux sectes une définition de
& depuis Jesus-Christ , pour montrer foi qui contient un précis de la dodrine
qu'il y avoit eu des hommes exempes de de l'église sur les importantes vérités de
péché dès cette vie. Les catholiques te la grace, V. XXX11.12.
nant le milieu entre les Manichéens & les Les Pélagiens condamnés en Occident
Pelagiens , enseignent que la nature est s'étoient réfugiés à Conftantinople avec
bonnc,comme étant l'ouvrage de Dieu ; Julien évêque d'Eclane, qui étoit devenu
mais qu'elle a besoin du Sauveur , à leur chef : ils y furent reçus par le pa-
cause du péché origincl venu du premier triarche Neftorius , qui, en atiettant de Nefled
homme, que le mariage est bon & ins s'élever contre les Ariens & contre les riens.
iitué de Dieu, mais que la concupifcen. Pélagiens , s'écarrois lui-même de la
ce, qui y eft survenue par le péché, ett foi catholique , & se rapprochoit de
mauvaise ; que la loi de Dieu eft bonne ; lcurs erreurs. Contre les Ariens il sou-
mais qu'elle ne fait que montrer le pé- renoir la consubstantialité du Verbe;
ché, sans l'orer ; que le libre-arbitre eft contre les Pélagiens , le péché originc!
naturel à l'homme ; mais qu'il est telle- & les fuites : mais en même temps il di-
ment caprif maintenant, qu'il ne peut roit que Jesus-Christ, fiis de Marie , étoit
opérer la justice qu'après avoir été dé- un pur homme, qui avoit été élevé à la
livré par la grace ; que la justice des Gliarion divine, c'est-à-dire uni au Vere
saints, soit de l'ancien, soit du nouveau | be ; enforte qu'il divifoit Jesus-Christ,
teftament, a été vraie, mais non par- diflinguant en Jesus-Christ deux person.
faite , xxiv. 19. Le principal disciple de nes , l'homme & le Verbe , IV.xxv. 1
Pelage fue un autre moine nommé Celes- & suiv. Ce que quelques-uns réunissoient
tius : ils vinrent ensemble à Carthage, au Pélagianisme, en disant que comme
où leur hérélie fut condamnée dans un Jesus-Christ n'éroit qu'un pur homme ,
concile tenu en 412. Cette condamnation c'étoit par le bon usage de son libre-ar-
fue dans la suite confirmée par le concile bitre qu'il avoit mérité d'être élevé à la
plénier tenu à Carthage en 418 , & par filiation divine , 12. & cel avoir été,
les décrets des papes Innocent & Zofi- comme nous l'avons vu , le blasphème
me , en 417 & en 418. XX1, 2, 34, 48, des Ariens. Ce fut dès la première année
şo. Pelage avoit passé de Carthage en de son pontincat, en 423, que Nefio. -
Palestine, & fes erreurs se répandirent rius commença à publier son hérésie , !.
dans l'Orient , 19, 31. Xxiv. 25 & 57. elle fut condamnée dans le concile gé-
Caffien , qui les y avoit puisées, les ap- néral assemblé en 431 à Ephère, & Nef-

porta dans les Gaules, où parurent vers rorius y fut déposé, 42. Cette dépofiSerai 428 les femi-Pélagiens. Ceux-ci conve- rion causa de grands troubles dans 1 0. Peiz- noient que tout homme a péri en Adam, rient, & y produisie un schisme , 45 & gins. qu'aucun ne peut être délivré par son suiv. L'empereur Theodore-le-jeune

libre-arbitre , & que nul n'est capable de cui avoit convoqué le concile, en rou-
comunçucer ou d'achever aucune bonne vintla décision, &S. Celestin l'approuva,

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