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DE LA VERÍTÉ

DE LA

RELIGION
CHRETIENNE,

Tiré principalement du Latin de feu
Mr. J. ALPHONSE TURRETTIN
Profeffeur en Théologie & en Hiftoire
Eccléfiaftique à GENEVE.

SECTION VIL

Contenant la preuve de la Divinité de l'Evangile tirée
des Miracles qui en ont accompagné la publication,
PREMIERE PARTIE

BIBL

STUD

Additus

Aud. Acad.

Quaestore
Biblioth.

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14

A GENEVE,

Chez HENRI-ALBERT GOSSE & COMP.

MDCCXLVII

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TRAITE DE LA VERITÉ

DE LA

RELIGION

CHRETIENNE.

SECTION VII.

Contenant la preuve de la divinité de l'Evangile par les Miracles qui eni ont accompagné la publication.

CHAPITRE PREMIER.

Des Miracles en général, & en particulier de ce qu'il y a de miraculeux dans l'Hiftoire de l'Evangile.

A troifiéme preuve que nous avons à produire en faveur de nôtre Réligion, fe tire des Miracles dont elle a été accompagnée, & qui font com

A

me

Definition d'un miracle.

me le sceau visible & authenque que Dieu a voulu y appofer.

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Quoique la confervation des Créatures, & le bel ordre qui régne dans le monde, puiffent être regardés comme une forte de Miracle continuel; on ne leur en donne pourtant pas le nom, par cela même qu'étant continuels ils n'ont rien de fingulier ni d'affez frapant. L'on n'apelle pas non plus Miracle tout ce que fait la Providence Divine par des volontés particuliéres, en dirigeant les caufes fecondes pour opérer tel ou tel effet, & pour influer fur les événemens. Comme cela fe fait par des moyens cachés, & que l'effet même ne femble pas être hors du cours de la Nature, on doit bien admirer ces voies de la Providence ; mais on n'en peut rien conclure d'auffi précis que d'un Miracle proprement dit.

Je définirois donc un Miracle une œuvre frapante qui eft hors du cours ordinaire de la Nature, & qui fe fait par la volonté toute-puissante de Dieu en forte que ceux qui en font

les

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les témoins, ayent lieu de la regarder comme extraordinaire & furnaturelle. Que fi cette définition paroit trop reftreinte, parce que nous ignorons jufqu'où peut aller le pouvoir des Créatures qui font au deffus de nous ; je m'en tiendrai, fi l'on veut, à la définition du Docteur CLARK,. qui appelle Miracle, un effet contraire au cours &à l'ordre accoutumé de la Nature, produit par l'intervention extraordinaire de quelque Etre intelligent, fupérieur à l'homme. On verra dans la fuite, que ces deux définitions vont également à notre but; la difpute élevée là-deffus entre les Théologiens, n'étant qu'une queftion entr'eux pour une plus grande jufteffe d'expreffion; ce qui ne fait rien pour la Caufe gé nérale que nous avons à défendre.

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Nous croyons même qu'il eft bon d'écarter d'ici tout ce que l'on pourroit dire de certains phénomènes finguliers, qui peuvent arriver dans le monde, & qui font raportés par les Naturalistes ou par les Histo riens. Quand même on auroit de la peine à les expliquer par les causes A a

natu

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