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& qui

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accesoient son stile d'obscurité prenoient ses digressions pour des égaremens d'un homme, qui a perdu imprudemment son chemin, ne comprenant rien à cet enthousiasme, qui lui faisoit quitter son sujet de dessein forme , pour y revenir , quand il vouloit , comme en cet endroit, où après avoir parcouru les Enfers, & les champs Elisées, il revient aux louanges de Theron.

STROPHE XV. Reprenons de nos chants , 6c.] Cecy est encore une imitation, parce que dans le texte, c'est la continuation de la même figure, dont j'ai parlé sur la Strophe precedente.

SIROPHE XVI. & derniere, Il eft vrai que la noire envie. ] Le Scholiafte Grec dit que deux Cousins de Theron, après avoir reçu de lui plusieurs bienfaits devinrent jaloux de la gloire , & de la puissance , & lui firent la guerre , qu'il acheva. par leur défaite.

Se content par les grains de sable. ] Pindare , emporté par son enthousiasme, se sert ici d'une hyperbole demesurée , pour donner une plus vive idée des liberalitez immenses de Theron.

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SSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS 5*35*983953583 583 5835835

REMARQUES Sur la cinquiéme des Odes du troi

siéme Livre d'Horace.

Comment
sous de lointains Climats

, &c.] Au des de parler , il se souvient de la lâcheté des Soldats de Crassus , qui environ trente ans auparavant se rendirent à ces Parthes même, presque fans combattre, & racheterent leur vie par la servitude, dont il témoigne fon indignation. C'est là ce qui fait la liaison secrete qu'il y a entre les quatre premiers Vers, & le reste de cette Strophe. Bien des gens ne la decouvrent pas d'abord. Ils croient qu'Horace s'eft contenté de faire quatre Vers à la louange d'Auguste, & que de là fans au. cunc preparation, sans aucune suite de sens, il passe à une autre matiere. Ce qui n'arrive jamais ni à Pindare , ni à Horace : car quoi que les Poëtes Lyriques semblent quelqucfois fortir de leur sujet , ils ne font que sembler , & il y a toûjours un sens secret qui lie la digression.

Jupiter , Vesta, óc. ] Jupiter est pris là pour le Capitole qui étoit dedié à Jupiter,

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& Vesta pour le feu sacré qui étoit entretenu par des Vierges dans le Temple de Vesta.

Les boucliers sacrez, G.C.] Il n'y en avoic qu'un d'abord, qui Cous le regne de Numa

: fut envoyé du Ciel, & de la garde duquel selon l'Oracle, dépendoit le falur de Rome. De peur qu'il ne fût pris, on en fit faire onze autres tous semblables, afin

que

le veritable caché dans ce nombre , ne pût pas être discerné.

O de nos vieux Romains exemples superflus, Voici une seconde transition qui est plus sensible que la premiere. La lâcheté des Sol. dats de Crassus fait rappeller à Horace celle des Soldats de Regulus prisonniers chez les Carthaginois , laquelle lui fournit l'occasion de parler de la fermeté de ce Chef Romain , & du conseil qu'il donna au Scnat de ne point racheter ces Captifs.

f'ay les maurs sans garde.] Les murs de Carthage , pour montrer le mépris qu'on y faisoit des armes des Romains.

Ce conseil dont lui-même , 6c. ] J'ai mis en cet endroit ce qui est plus bas dans le texte, Labantes Patres confilio nunquam alias dato.

J'ai cru en devoir user ainsi, pour rendre plus doux le passage que le Poëre fait du discours à celui qui parloir. J'avois peur qu'il ne parût trop brusque dans notre Lan

gue, si je l'euffe traduit tel qu'il est dans le Latin.

Cependant du même courage, 6 C. ] Les quatre premiers Vers de cette Strophe font une - Paraphrase, pour rendre intelligible au Lecteur François , ut capitis minor , qui n'avoit pas besoin d'explication chez les Romains.

Il y a tant de Commentaires Latins & François sur Horace, que j'ai cru fuperflu de faire ces Remarques plus amples. Je n'y ai mis precisément que celles que j'ai jugées les plus necessaires.

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