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ANEDO; Le narciffe blanc des prés. Anedo; canne, oifeau aquatique.

, ou

A NË KËLI avani; Anéanti, exténué de faim, de froid, de maigreur, &c.

ANÉLA; Boucler les cheveux. On dit proverbialement d'un homme avec qui, il eft malaifé de finir une affaire, a lou mâou de la couo d'un por, anê. lo toujhour è jhamâi noun noûzo.

ANFERS de mouli d'oli, Foffe d'un preffoir à huile. = Anfers; lieu où l'on ferre cent chofes de peu de valeur. Ou troubarâi din mous anfers; je trouverai cela dans mes bucoliques. ft. fam.

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ANITOR Le creffon des jardins, le creffon alendis, le nafitor plante potagere antifcorbutique; qu'on met dans le bouillon & dans la falade. Le nafitor fauvage entre dans le remede de Mlle. Stephens contre le calcul de la veffie, remede très-renommé & dont on ne parle plus.

ANIZA (s'); Se nicher, faire fon nid..

ANIZËTO; De l'eau d'anis. de l'eau-de-vie d'anis. ANKËTO, ana d'anketos Être déhanché

ANOUJHE; Agneau d'un an. ANOUNAT; Mûr, au point de maturité.

ANOUNCIËS; Bancs de mariage, ou annonces.

ANOURI; Niéler le

bled.

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bled.

= Voyez Agani. ANS, ou ënt. v. 1. Au contraire, mais bien plutôt. En v. fr. ains, ainçois. = Ans ou enains. v. 1. Avant.

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ANSËNÊLOS ; Baies de l'aubeépine.

ANSIN, antâou, ou ëntâou; De cette façon. Për anfin; partant, par conféquent. Es voftë paire, é për anfin li devés lou rëfpé; c'eft votre pere & par là vous lui devez le refpect.

ANTA. v. 1. Outrage, affront, injure atroce. Far antas; faire outrage. Ab antas tramëtër; (contumeliis afficere.) Los apoftols anerosë ëngauzënts; d'ëfsër agudi digns di fufrir anca për lo nom de iéhfu; quoniam digni habiti funt contumeliam pati pro nomine Jefu.)

ANTAN; L'an paffé, l'année derniere. Davan antan; il y a deux ans. En lat. ( Ante annum.) Terme de l'ancien roman. On dit encore en fr. je m'en foucie comme des neiges d'antan.

ANTAOU. Voy. Anfin. ANTAR; Infulter. Las antas de los antantés à tu, cazero foprë mi; les outrages de ceux qui vous infultoient font tombés fur moi; (improperia imprope rantium tibi ceciderunt fuper ·) ANTIFO. Barrë l'antifo; Bartre la campagne.

me.

ANTO, ou garlando de pous; La margelle d'un puits. Anto Te dit auffi d'un garde fou, d'un parapet de pont, ou de quai.

ANTOUROUN, la fi das Antouroun; Fin tragique. Les AnTourons, meurtriers qu'on fit périr à Montpellier dans les fupplices.

AONDANSA. v. 1. Suffifance, capacité. La noftra aondanfa venc de Deu ; c'eft Dieu qui nous en rend capables.

AONDANT. v. 1. Suffifant, capable.

AONTOS, y. 1. Ennemi

:

outrageux; Contumeliofus.) ÂOU, áoufsë, au pluriel, doufsës; Toifon de mouton ou de brébis : elle eft toute d'une piece on la vend féparément des flocons détachés. Une toifon vaut environ un écu. J'ai vendu tant mes toifons. Lotfqu'on dépouille les brébis de leur laine, on ne dit pas, faire la toifon; mais faire la tonte, ou tondré les brébis. Le temps de la tonte, ou les tondailles. En v. fr. Auts.

ÄOUBALA; Faffer par l'ovale: forte de moulinage & d'aprêc qu'on donne à la foie deftinée à en faire des bas de foie au métier.

AOUBALAJHË; Moulinage des, fils pour les bas de foie. AOUBALESTRIÉ ;

Archer: homme de guerre qui tiroit de l'arbalete, ou qui fe battoit avec l'arc.

AOUBALESTRIE, au figuré; Un grand dadais tout décontenancé, fans grace, fans adrefle:

Ce terme de mépris eft une fuite du décri où étoient tombés nos anciens archers, ou arbalêtriers. Ils manquoient d'a dreffe faute d'exercice faute d'émulation: notre cavalerie les dédaignoit, la nation en faifoit peu de cas, ce qui étoit feul capable d'étouffer chez cette milice tout germe de courage, tour défit de fe diftinguer. Leur nom, & jufqu'à celui du trait qu'ils lançoient appellé, matras, devinrent chez nous des termes d'injure les Anglois en avoient ufé autrement; auffi eurent ils d'excellens archers; ce qui leur valut, au rapport des hiftoriens, les victoires de Créci & de Poitiers.

> ou

AOUBALESTRIE; Le grand martinet le moutardier > l'Hirondelle noire. En lat. (hirundo apus:) oifeau plus grand que l'hirondelle ordinaire. Il est tout noir à la referve d'une tâ che blanche fous le bec. Les E

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bouts des ailes longs effilés font, Jorfqu'il vole. une espece d'arc d'arbalete. Il tombe fouvent dans les appartemens du haut des cheminées où il fe percbe.. Il eft mangé par des tiques deda groffeur d'un pois..

Ses jambes font fi courtes que felon le mot latin, (apus,) fans pieds). il n'en a prefque pas: autli lorsqu'il eft à terre ne marche il qu'à grand peine; & pour prendre fon effort il a befoin de grimper fur quel que chofe d'où il fe laiffe tomber.

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Il ne faut pas confondre, l'aubier avec l'obier. Ce dernier eft un arbuite qu'on cultive dans les parterres a caufe d'une fleur blanche, en forme de boule, appellée boule de neige. Voyez mily-flur.

AUBEN; Blanc, Fêre doubën fer rougi au feu & rougi au blanc, ou jufqu'à l'incandefence ce qui ett le point de ca. leur où ce, metal, devenu affez mou & flexible, pour fe fouder avec un autre, eft prêt à tomber en fulion.

AOUBERJHE; Un pavie: efpece de pêcher dont le fruit appellé de même, pavie (& qu'on prononce pavi) ne quitte pas le noyau.

AOUBERJHO ; Un pavic vulgairement une preffe ; & non une auberge; qui eft une maison où l'on donne à manger à tant par repas...

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Le grand martinet a de fortes ferres, le bec un peu crochu. On le prend en l'air avec un hameçon caché fous une plume flotante. Il arrive après toutes les hirondelles & part le premier. ··ÂOUBALESTRIE terme de charpenterie; Une ferme, où affemblage de quatre pieces en triangle dont une, qui eft l'en- Il y a une efpece de petit trait eft pofée horizontalement au abricot précoce, appellé, alberbas de la ferme & fur laquelle ge mais ce qu'on entend par portent, au milieu & à plomb, uberjho est toujours un pavie, le poinçon & à chaque bout, fruit qui n'est pas aufli fain que les arbalétriers qui par leur bout la pêche qui quitte le noyau, fupérieur vont s'emmortaifer au tour pareil d'ailleurs à celui du haut du poinçon. pavie.

AOUBE, doubën, abë, otë; Qui; & non, oui-bien. doubë dë përâitâou; eh vraiment oui. oub' aco; pour cela oui. dou bë fáikë; oui fans doute, doubë eft Paplo des Limousins & l'a. be-abe de la haute Auvergne.

AOUBECHE, ou doubenco; L'aubier d'un arbre; ou la couchę ligneufe extérieure entre l'écorce & le cœur de l'arbre, elle eft plus tendre que ce dernier, parce qu'elle eft plus recente. Les planches où il reste de l'aubier font plus fujettes à la vermoûlure. On croit que le feuil let le plus intérieur du Liber fe change chaque année en une couche d'aubier. Le liber eft la partie intérieure de l'écorce féparable en feuilles minces comme celles du papier.

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:

AOUBERJHINO, ou doubin; La mayenne, la melongene, l'obergine: fruit potager d'une plante analogue aux cucurbitacées.

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AOUBETO; La petite pointe du jour ou le point du jour qui précéde l'aurore. Le même dégré de lumiere après le coucher du foleil est appellé crépuscule. Le crépuscule & l'autore croiffent en été à mesure qu'on approche du pôle.

AOUBEZOU; Le quartz opaque caillou blanc, dur, arrondi, qu'entraînent les rivieres qui viennent des Cevenes. C'est dans cette efpece de pierre que fe trouvent prefque toutes les veines d'or nâtif du Potofi & d'ailleurs.

AOUBICOU... Figue

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longue & noire de la St. Jean. AOUBLERAT; Couvert de rofée, ou de gelée blanche. AOUBLEIKO, où bàrbarûfto. Voy. Barcafto.doubiêiro. Voy. dig agáou.

AOUBIEIRO; Lieu planté de peupliers blancs. Loubieiro du la Loubieiro, n. pr. paroît être un nom corrompu de l'oubieiro. ÂOUBIN; voy. douberjhino. ÂŎUBO; L'aurore, ou l'aube du' jout. D'un' doub' à l'áoutro; toute la journée, autant que la journée peut s'étendre. On voit par cette expreffion qu'on ne mettoit pas canciennement de différence (quant au degré de lumiere) de l'aurore au crépuscule; l'une & l'autre ayant été appellée au be, ou blancheur.

C'eft d'aoubo ou de blanc que font compofés les n. pr. Pêiráoubo, doubo têro, doubënas, douban, doubën, âoubë,ou, doubêche, &c. &c.

ÂOUBO, & âoubat; L'ormeblanc, le peupliét blanc (& non l'aube sefpece de peuplier de haute-futaie, dont le derriere de la feuille eft blanc & coroneux fon bois eft d'un grand ufage dans la 'menuiferie. L'augmentatif d'âoubo eft âou. bënas. n. pr. AOUBO de-mar; L'algue de mer.

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AOUBOS n. pr. corrompus d'albos, ou d'alban.

VÂOUBOVI"; "La vigne blanche, ou la viorne à large feuille : plante farmenteufe des haies, efpece de clématite.

AOUBOULA; Remuer, foulever, changer de place. AOUBRADOU; Un ouvroir, un atelier

Candelero. Farié për ël l'doùbrë dre; il feroit pour lui la fauffe-monnoie, il fe mettroit pour lui en quatre, il feroit l'impoffible.

AOUBRE de gahi; Le hu mier d'un vailleau: S

AQUBRE de mouli d'oli ; Le mouton d'un pretfoir à huile énorme piece de charpenté, efpece de levier qu'on abbaifle fur la pile des cabas qui contienneut la pâte d'olives. Mary A

AOUBRE jhazen de pouzarâni co; L'arbre horizontab d'un puits à roue.

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AOUBREJHA; Terme de cueilleur de feuille de mûrier grimper leftement d'une bran che à l'autre pour cueillir les plus écartées. Sa bë doubrëjhats it eft habile à cueillir fans rich laiffer.

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AOUBRESPI, ou doubë pi; L'aub'épine l'épine blanche donc de fruit, ou les baies font appellées, fenelles. 193

AQUBRESSA; Un havre fac; & non, habrefac? ninaubrefac. L'H en eft afpirée. Un havre fac de foldat de garçon de mêtier, la carnaffiere d'un chaffeur. AOUC; Le jars','ou måle de

l'oje.

ÂOUCAT ou áoucou; Un

oifon.

ÂOUCIR. v. 1. Tuer, immòler, En lat. (Occidere.)ya ~ÂOUCIZEDOR. v. 1. Liceur bourreau. meurtrier, vol

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ÂOUCO; Une Oie, la fe. melle du jars : oifeau domeftique. On dépouille l'oie de fon duvet deux fois l'année, les grandes pennés de fes ailes fervent de plumes à écrire. aouco ou anco, eft l'ancien nom françois témoin l'hiftoire fabuleuse de la reihe, Pé-d'auque; ou reine à patte d'oie.

AQUBRË; Arbre. En v. 1. diber, albië, alber, d'où l'on a fait les n. pr. Auber, Albet, & l'augmentatif albertas & le L'oie fauvage eft de couleur diminutif doubrë, Qu albrët. cendrée, elle a le milieu du bec ÂOUBRË d'dou pëbre. Voy.& les pieds jaunes, les bords de la langue & fa racine hérifiés AOUBRE-DRË. Voyez de pointes aiguës.

Pëbrie.

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Fa las douketos; jouer au

1.

loup.

AOUKIÊIRO; Une oifon

niere.

ÂOUDÂSSO; Gance de cha

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AOUJHAN; Une volaille. Une volée, du bande d'oiseaux; & non, un vol d'oiseaux.

AOUJHEBI; Gros raifin blanc, doux & miéleux; dont on fait en Provence le raifin fec.

: AQUJHIAS, ou doulfias. n. pr. Elzéar. St. Elzéar, comte d'Arian

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AOUJHOL; Ayeul; grandpere Vieillard antique, ancien. Las fâiffous doujhols; les mœurs antiques.

AOUJHOULET. diminutif d'aoujhol; Un bon vieux petit -homme.

AOUKE Donc interrogatif. Sés áouke tan coucha? êtes-vous donc fi preffé?,

A OUKET O, terme de dénigrement; Petite femme.=

AOULARI. n. Pr. Ste.

Eulalie.

AOULCUS, ou doucus; v. I. lous âoucus; Certains, quelquesuns; & non les aucuns. AOULE; Méchant. Mauvais. Fin, rufé. Têro d'âoulé; juron, qui repond à, farpedienne.,

AOULEZO;, Malice.

AO UMEDO, omêdo, ou olmedo; Une ormoie: lieu planté d'ormes. Le n. pr. doumelas paroît, y appartenit.

AOUMELO, ou trouchádo; Omelette; & non, amelette, ni aumelette.

AOUMËNAJHË. v. 1. Hommage, dérivé d'homme, c'est proprement l'entier dévouement, ou la fervitude d'un vaffal à fon Seigneur il devenoit fon homme par l'hommage & lui appartenoit. L'hommage moderne n'eft qu'une ombre de l'ancien; felon lequel un homme n'étoit pas à foi.

AOUMENAS, augmentatif d'ômë; Grand & vilain homme. En ital. uomaccione.

AOUMËNË, diminutif d'ômë; Petit homme. Marmoufet, d'argile, de plâtre, &c.

AOUMËNËN, doumënënco, un parla âoumënën; Une voix d'homme, forte & rude dans certaines femmes ; ce qui eft fouvent le fymptôme d'un vigoureux tempérament. On dit auffi, une taille hommaffe dans une femme, chez qui c'eft un défaut.

On appelle doumenenco, une fille garçonniere, qui fréquente les jeunes gens, qui les agaffe, qui a du tempérament. Ce n'est pas le virago des Latins qui fe prénoit en bonne part. doumënënco, & hommaffe, font des injures.

AOUMËNTA; Augmenter

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