Imágenes de páginas
PDF
EPUB
[merged small][ocr errors][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small]

ou à mal. Suffire. Attein dre. Aqëlos doutos tours gras vados dou cizel qambë dos canemâi abaftarion âou cel. Abafta; raffafié.

[ocr errors]

ABAT DE MOULI - D'ÔLI ; Maître valet d'un preffoir à huile. Abar de la jhoûinêfo; chef de la jeunesse.

ABATALIA; Fronder, jeter, ou ruer des pierres avec une fronde, ou à la main. s'Abatalia; fe battre, à la fronde.

ABATËSSA; La reine d'un bal, ou d'une fête de village. ABAZANI; Ufé, demi-p i-pourri. On le dit d'un vieux ais, & au figuré, des perfonnes. ës tout abazani; il eft languiflant, décrépit, caffé de vieilleffe.

A B E. Voy. Avëra. Abë. Voy. Avë, ou avëdrë. — Abë. oui vraiment, & non ouibien.

ou

ABECA; Porter, ou donner la bécquée ( mieux que abécher.) Abeca d'âouffels; nourrir, élever des oiseaux à la brochette. Abëca, ne fe dit au propre que des oifeaux: il eft au figuré fynonyme, d'embouca. ABECADO; la becquée, plus ufité que

béchée. ABEGADOS, Voy. Avegados. ABÊI, ouếi, bết, jôi,juôi; aujourd'hui.

ABEL, Apié, bournîou, ou bourgnou, un rucher: lieu où l'on place les ruches des mouches à miel. Les ruchers doivent être à un bon abri & à l'expofition du midi.

ABELA; Polir, nétoyer. Pr. nétéict.

[ocr errors]

ABELIANO; La méliffe, ou citronelle Plante à odeur de citron, dont les feuilles prifes en guife de Thé, font un bon ftomachique. Melissa, qui eft le nom grec, d'abëliâno, figgnifie; Abeille.

ABELIÉ; Grand troupeau de moutons compofé de plufieurs troupeaux de différens particuliers, confiés à un maître-ber

[merged small][merged small][ocr errors][merged small]

ger; pour les mener paître pendant les chaleurs de l'Été fur les hautes montagnes. — Abëlié; le berger. Voy. Avuêlio.

ABELIO. Carga coum’un' abêlio; chargé comme un mulet. ABELUC; Affection au travail. Dextérité,

ABELUGAT; Éveillé, difpos. ABËNA; élimé ufé: On le dit d'un habit, d'un meuble qui a long-temps fervi, qui eft percé. Au figuré; un homme ufe par le travail, les maladies, la débauche. Abëna; las, fatigué, ennuyé, raffafié. Voy. Avëna, du mot radical bën.

[ocr errors]

ABEOURADOU; Un abreuvoir, qu'il ne faut pas prononcer comme abruvoir. = Un auget de cage. On mene boire les chevaux à l'abreuvoir. Les oiseaux boivent dans l'auget de leurs cages. Il y a un auget à l'eau, & un autre pour la mangeaille. On dit en proverbe, vai tou foul à l'abêouradou; il ne faur

pas le preffer pour boire. ABEOURE; Toute forte de boiffon, le plus fouvent, de la piquecte ou de l'abondance, qui eft du vin plus ou moins trempé.

[ocr errors]

ABERIT; Fringant, éveillé. ABERLENCO; Fruit, ou baie de l'Amelanchier. Abërlënco, eft le féminin d'Abërlën. n. pr. d'homme.

ABËRLËNKIÉ, ou Amëlan: l'amélanchier: efpece d'alifier: arbriffeau à baies noires qui croît dans les terres ftériles.

ABËRMA. Voy. Vërma. ABESCOPS, ou à belos fès; quelquefois.

ABESSI; Émouffé. Voy. Mouru.

ABESTI; Abêtir. Hébêté. A BET. Le sapin, arbre réfineux des hautes monta gnes à feuille d'If. En latin. Abies.

ABËTS, ou Avës ; la balle du

bled, celle de l'avoine. Voy. Pouffes.

ABIA, ou Avia; montrer à quelqu'un le chemin, le mettre en train d'aller, le faire aller vite. Du lat. Via..

ABIADA, ou Amiada; careffer, flater, amadouer, pateliner quelqu'un.

ABIAT. Voy. Adralia. ABIEDOR. v. 1. Lo temps abiédor; le temps avenir. ABILLEZO; Science habi. leté, dextérité.

[ocr errors]

ABIMA; fripé, sali, perdu ; & non, abîmé. Ce dernier mot n'eft françois au propre & au figuré, que lorfqu'il fignifie, plongé, enfoncé, englouti. On dit, abîmé de dettes, cette ville abîma, &c.

ABINATA, ou Avinată; aviner, imbiber de vin. Aco's un oûirë abinata, dit-on de quelqu'un accoutumé à beaucoup boire; c'est un fac à vin.

ABISSA, ou Abaisfar; abî mer. rouer de coups. : Abbatre, démolir détruire. Du lat. Abiffus..

ABIT, ou Avit; farment de vigne. Voy. Gavel.

ABIZA, ou Aviza; avifer, avertir, faire réflexion, &c, s'a biza de câoucun, ou de qicon; appercevoir quelqu'un, ou quelque chofe; & non s'avifer de, &c. Ai bis un tâou, më foûi pas abiza de foun frâirë; j'ai vu un tel, je n'ai pas apperçu fon frere; & non, je ne me fuis pas avifé de, &c. On doir dire, ne prenez pas garde à moi; & non, ne vous avifez pas de moi. Së t'abifës dë parla, bo pagaras; fi tu ofes parler, tu le payeras ; & non, fi tu t'avifes, &c.

ABLACA; Coucher, verfer, abbatre : on le dit des bleds que les groffes pluies verfent.

ABLACADO; Le verfement des bleds par les pluies, l'abbatis d'arbres par les vents, les tempêtes.

[merged small][ocr errors][ocr errors][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][ocr errors][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][ocr errors][merged small]

Erme; abandonné; on le dir d'un champ, d'une vigne qu'on laiffe fans culture; d'une maifon qui dépérit faute d'entretien, ou de réparation, s'Abouri; dépérir, tomber en friche, mettre en défert. Au figuré. Fënno abourido; femme dont la beauté & la fraicheur font fanées, ou paffées.

ABOURI; Rabougri. = $'Abouri; être dégoûté.

ABOURIMEN, Abandon, def truction. Travalia, n'ës q'abou rimën dë cor; le travail n'eft bon qu'à ufer le corps.

ABOURIOU, Abourîvo; hâtif, précoce. l'Abourîvo fëghiol. du lat. Abortivus; venu, ou ne avant le temps.

ABOUSCASSI, ou Abourdit; abâtardit dégénéré. s'Abouf caffi; s'abâtardir, fe rouiller, On le dit au propre des plantes, L'efprit s'abâtardit dans la mifere. On fe rouille, ou on s'abâtardi par un trop long féjour à la campagne. Dérivé de 2 boufcas.

ABOUZOUNA. Voy. ëfbou

[merged small][merged small][merged small][ocr errors][merged small][merged small][ocr errors]

ABRIOU Avril. En v. f. Abrieu. ABRIVA; Donner un poiffon d'Avril; attraper.

Abrial, abridou;

ABRIVA; Battre, frapper. Preffer, hâter, diligenter. ABRIVA (s'); S'animer s'exciter, s'évertuer, s'élancer. s'amufer, s'arrêter.

[ocr errors]

ABRIVADO ; Élans, ou mouvement fubit avec effort de celui qui faute, ou qui court. ABRO; Bord, rive. A l'âbro d'un rîou; au bord d'un ruifleau.

ABROUDI. Voy. Agourini. Dérivé de, bródo.

ABROUKI, ou Agaruffi; brouté, abougri. Un arbre abougri, ou qui n'eft pas de belle venue. Tels font ceux qui ont été broutés dans leur jeuneffe, ceux que la gelée a touchés, ceux qu'on a dépouillés de leur feuille hors de faifon : ils pouffent foiblement, ils font hériffés de menus fcions courts & fecs. Dérivé de, brôco.

ABUGADA; Mettre à la leffive, leffiver.

ACABADO. A l'acabado; au refte, à mon refte: cris des marchands des rues.

[ocr errors]
[merged small][ocr errors][merged small]

dinage; abriter une plante, la mettre à l'expofition du foleil & à l'abri de la bife. S'acagnarda, fe mettre à un abri, y prendre le foleil dans un coin au pied d'un mur, ou d'une haie. Voy. Cagnar

ÄCÂIRA, ou Agâira; tirer des pierres, poursuivre, chaffer, attaquer à coup de pierres. ACALA. Voy. Amâiza. ACALA, ou ëskicha; Preffer. Acala la caliado; preffer avec les mains le caillé, pour en exprimer le petit lait, & y donner la confiftance néceffaire pour être mis au moule des fromages.

ACALOUNA, ou Acaloura; échauffer.

ACAMAIA; Acofter.

A CAMINA; Mettre en chaffer. S'acamina fe

fuite, hâter.

[ocr errors]
[ocr errors]

A CAMPA; Ramaffer. Cueillir. On ramaffe ce qui eft à terre fans y tenir. On cueille les fruits, les fleurs, les feuilles qui tiennent à l'arbre ou à la plante: ainfi on ne cueille point les châtaignes; mais on les ramaffe; & de même on ne ramaffe point la feuille de mûrier, à moins que les cueilleurs n'en ayent laiffé tomber à terre; mais on la cueille. On cueille auffi les champignons dans les champs. Acampas adërë; cueillez, ou ramaffez de fuite.

Cette double fignification d'acampa occafionne en françois bien des méprifes.

ACAMPA; Chaffer, donner la chafle mettre en fuite. Acampën lë mëfprëts dan le mefprets; repouffons le mépris par le mépris.

ACAMPA, au figuré, fe rend de bien d'autres façons. Acampa de fôrfos; prendre des forces. Acampa d'apeti; gagner de l'apétit; & non, de l'apti. Acampa dë fën; devenir fage. Acampa carêlo; prendre querelle. N'a pa acampa un foou's il n'a pas

profité d'un fou. Las galinos acampou de ploumos; les poules fe remplument, ou reprennent leurs plumes. Acampa de grâiffo; prendre de l'embonpoint. Moun dët acampo; mon doigt apof. tume, ou le mal que j'ai au doigt commence à aboutir, il perce & alors l'apoftume jette.

S'acampara, dit-on d'un abfent; il fe rendra, il reviendra au gîte.= S'acampa; s'affem

bler.

Les temps du verbe cueillir & de fes compofés, accueillir recueillir: Je cueille, je cueillois, je cueillis, je cueillirai, que je cueille, que je cueilliffe, cueilli, cueillir; & non, je culis je culifois, je culirai, je culis, que je culiffe, culir, culiffant, &c.

[ocr errors]

À l'égard des termes, ramaffer & amaffer, il paroît qu'on ramaffe ce qui eft à terre en l'enlevant. On tamaffe un chapeau, un gand, ou même un enfant qui eft tombé, &c. Mais on amaffe, en entaffant; foit qu'on enleve enfuite, ou qu'on laiffe ce qu'on a amassé. Amassez ces ordures.

ACAMPÂJHË, ou Amassâjhë; l'action de cueillir. Ou de ramaffer. Point de mot françois qui y réponde. Ramaffage eft barbare & cueillette vieillit. II faut le rendre ainfi. M'a coufta tant d'acampâjhë; il m'en a coûté tant pour cueillir mes olives, tant pour ramaffer mes châtaignes. L'acampajhë dë la fielio; l'effeuillage des mûriers.

ACAMPÂIRË, Acampâiro; Cueilleur, cueilleufe; ramasfeur, ramaffeufe.

ACÂMPO; Combat à coups de pierres entre les jeunes

gens.

ACANA, ou Acëna; Gauler des noix, des olives, &c. ACANADOÛIRO; Une gaule. ACANTOUNA; Tirer quelqu'un à l'écart, l'acculer contre un mur, ou dans un coin.

Au figuré, mettre quelqu'un au pied du mur. S'acantouna; s'ac culer,

ACAOU, las acâous; La chaux, de bonne chaux ; & non, les chaux encore moins, les achaux. En v. 1. Calcia.

La chaux eft une pierre calcaire cuite, ou calcinée dans un four à chaux; (& non chaufour.) On en fait du mortier lorfque après l'avoir éteinte & détrempée, on la corroie, moyen d'un rabot, avec du fable; ou fi l'on a des enduits à faire, avec du fablon.

au

La chaux fe fufe d'elle-même, lorfqu'elle eft expofée à l'air le plus fec. On diftingue une pierre à chaux d'une pierre de chaux; celle-ci eft crue, l'autre eft cuite. Des naturalistes prétendent que tous les rochers calcaires ne font qu'un compofé de détrimens ou débris de coquillages. On appelle rochers coquilliers ceux où les coquillages foffiles font bien appaparens

ACAOUMA. Voy. Achâouma, ACAOURA ; Celui qui a chaud, pour être trop couvert, ou pour être trop preffé dans une foule.

ACAPARA; Couvrir. S'acapara de foun mantél; fe couvrir de fon manteau.

ACAPTAR; Donner à emphitéofe, ou à bail à longues années.

A CARA; Confronter une perfonne avec une autre. Dérivé, de, Câro.

ACARCAVIELI. Voy. Car

[blocks in formation]
[ocr errors][ocr errors][merged small]
« AnteriorContinuar »