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à l'esprit , il s'attachoit à mettre en écrits sans nom ,ou sous des noms vers des maximes de morale qui empruntés;[Voyez CALENTIUS )... ne prêtoient pas toujours à la poé- entre autres : I. Catéchisme de sic: La siennie" offte des leçons Rouen , in-12. II. Nouveau Pouillé utiles.

de Rouen, 1738, in-4° III. Notice *SA , Voyez CORRÊA , n.o 11. des manuscrits de l'Eglise de

Rouen , 1746 , in-12. Elle a été
SAABEDRA ,— CASTILLO.
SAADI,

réimprimée en 1747. IV. Lettre
SADI.

sur le catalogue de la bibliothèque SAADIAS-GAON, vélèbrerab. du Roi, 1749, in-12. V. Plusieurs bin, mort en 943, à Soans, fut le Leltres critiques sur le supplément chefde l'académie des Juifs, établie de Moréri, 1735, in-12; sur l'Enà Sora près de Babylone. Una de cyclopédie , in-8. 1764 ; sur le lui : I. Un traité intitulé Sepher Dictionnaire de l'abbé Ladvocat, Haëmounoth , dans lequel il traite '1762, in-8.° VI. Une nouvelle édi. des principaux articles de la croyan- tion de notre Dictionnaire Histoce des Juifs. II. Une Explication rique , Rouen, 1769, 4 vol. in-8." du Jezirah. III. Un Commentaire cette édition , ou plutôt cette con. sur Daniel. IV. Une Traduction, trefaction que l'abbé Saas n'au.. en arabe , de l'Ancien Testament, roit pas dû favoriser, en fournis. et d'autres ouvrages.

sant à l'imprimeur quelques correc. SAAS, (Jean) né le 3 février tions et des articles très-maigres 1703, à Franqueville, au diocèse prouve que ce savant , qui dédaide Rouen, et membre de l'acadé- gnoit le travail des Dictionnaires, mie de cette ville, mousut d'une n'étoit guère en état de rédiger attaque d'apoplexie , le 10 avril avec clarté et avec élégance un 1774, dans sa 72° année. Après long article. Son édition est d'ailavoir été secrétaire de l'archevê- leurs pleine de fautes. Un reproche que et garde de la bibliothèquedu plus grave, c'est qu'il substitua à chapitre de Rouen, il fut pourvu quelques louanges que d'Alem. de la cure de Saint-Jacques sur bert avoit reçues de nous , des inDarnetal en 1742 , puis d'un cae jures grossières. Au reste, ce n'est nonicat de la métropole en 175r. pas la première fois qu'on s'est Une application constante à l'étude emparé de notre travail, qu'on l'a lui acquit des connoissances éten- défiguré , et qu'on a tâché de nous dues dans la littérature , et le ren

faire des ennemis de ceux mêmes dit un des plus habiles bibliogra- dont nous avions fait valoir les phes de son temps. Mais , jaloux

talens. de la gloire des lettres autant que

SAAVEDRA, Voyez Cerde la sienne propre, il tâcha d'être utile aux autres ,

soit

par cherches longues et pénibles, soit SAAVEDRA FAJARDO,(Diego) par la révision de leurs ouvrages. d'une famille noble du royaume Il auroit été à désirer peut-être , de Murcie en Espagne , fut résiqu'en critiquant il eût montré un dent de cette Puissance en Suisse. esprit moins minutieux et un ca- C'étoit à-la-fois un bon littérateur facière un peu plus honnête. Outre et un habile politique, parlant et des manuscrits intéressans qu'il a écrivant purement en espagnol laissés, il a fait imprimer plusieurs Il mourut en 1648 , chevalier de

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VANTES.

des re

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l'ordre de San-Jago, et conseiller donna ses biens aux pauvres , parce du conseil suprême des Indes. On a que l'Evangile ordonne de renons de lui: I. L'Idée d'un Prince politi- cer aux richesses ; il ne travailloit que. II. La Couronne Gothique, etc. point pour se nourrir, parce que Anvers, in-fol. III. La République Dieu défend de travailler pour une Littéraire ; ouvrage de critique , nourriture qui perit. L'Ecriture où il y a quelques bonnes plaisan- nous représente le Démon comme teries. Il a été traduit en françois, un lion affamé , qui tourne sans à Lausanne , 1770, in-12. cesse autour de nous : Sabas se

SABACUS, général Ethiopien, croyoit sans cesse investi' par ces s'empara de l'Egypte , y régna, et esprits malins. On le voyoit au fut pere de Tharaca. L'auteur de milieu de la prière s'agiter violem l'Histoire des temps fabuleux , pré. ment , s'élancer en l'air , croire tend que Sabacus est le même

que

sauter par-dessus une armée de Salomon, dont l'histoire a été dé- Démons , se battre contre eux

faire tous les mouvemens d'un figurée par Hérodote. SABADINO DEGLIARIENTÍ ; décocher des flèches contre les

homme qui tire de l'arc; il croyoit (Jean) Bolonois, contemporain Diables: Les Messaliens avoient de Bocace , qui fit tant de mauvais fait des progrès à Edesse ; ils en fuimitateurs de ses Contes frivoles.

rent chassés vers l'an 380, par Fla: Sabadino fut de ce nombre; mais il s'en faut bien qu'il ait atteint la vien évêque d'Antioche, et se retipureté et la naïveté du langage de sèrent dans la Pamphylie. Ils furent l'original. Nous avons de lui 70 sèrent en Arménie , où ils infec

condamnés par un concile, et pasNouvelles ou Contes sales et galans; tèrent de leurs erreurs plusieurs sous ce titre: Porretane. Ce recueil

monastères : : Letorius , évêque de est peu commun sur-tout en

Mélitene les fit brûler dans ces
France. Il fut imprimé d'abord à
Bologne, in-fol. 1583, et ensuite monastères

. Ceux qui échappèrent à Venise en 1504 et 1510. Dans

aux flammes , se retirèrent chez les éditions postérieures on trouve

un autre évêquë d'Arménie , qui

en eut pitié , et les traita aved une Nouvelle de plus.

la douceur qu'on doit à des hom: SABÆUS, Voyez SABEO,

mes dont le cerveau est blessé. I. SABAS, hérésiarque ; chef des Messaliens. Animé d'un désir II. SABAS, (S.) abbé et supé: ardent d'arriver à la perfection rieur général des monastères da évangélique , il prit tous les pas- Palestine , naquit en 439 , à Musages de l'Evangile à la lettre. Il tallosque, bourg situé dans le se fit êunuque, vendit ses biens, territoire de Césarée en Cappaet en distribua l'argent aux páųó doce. Des querelles domestiques yres. JESUS-CHRIST dit à ses dis- le dégoûtèrent du monde; il se ciples : « Ne travaillez point pour confina dans un monastère à une » la nourriture qui perit, mais lieue de sa patrie, et il eñ fut lor in pour celle qui demeure d la vie nement. Il défendit avec zèle la » éternelleSABAS conclut de ce foi du concile de Chalcédoine 9 passage , que le travail étoit un sous le règne d'Anastase , et moucrime; il se fit une loi de demeurer rut le 5 décembre 531 ,jà 92 ansig dans la plus rigoureuse oisiveté. Il plein de vertus et de jours.

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BATHAI.

vere casus,

ceperat etas

SABATEI-SEVI, Voyez ZA- qu'il étaloit dans ses ouvrages hisi

toriques,

Latomus lui fit une SABBATHIER, (D. Pierre)

épitaphe dans laquelle il disoit: bénédictin de saint Maur , né à Quid juvai humanos scire aique evoke Poitiers en 1682 , mort à Rheims le 24 mars 1742, remplit toute Si fugienda facis et facienda l'idée qu'on doit avoir d'un parfait fugis ? religieux et d'un vrai savant. On Sabellicus s'en étoit fait une luia de lui, Bibliorum sacrorum la- même, qui étoit bien moins motinc versiones antiquo; Rheims, deste : 1743, 3 vol. in-fol. Cette Bible, qui occupa D. Sabbathier pen

Quem non res, hominum , non omnis dant 20 ans, comprend toutes les versions latines des livres sacrés,

Scribentem, capit hæc Coccion tassemblées et réunies sous un seul

ürna brevis. point de vue. Il ne publia que le On a de lui : 1. Une Histoire unipremier volume ; D. Charles de verselle , 'depuis Adam jusqu'en la Rue fut l'éditeur des deux autres. 1503, très-inexacte, en i vol. in

SABELLICUS, (Marcus-An- fol.; elle est divisée en sept ennéa. bonius Cocceius) naquit à Vico- des, et contient 63 livres. II. varo sur le Tévérone, vers 1436.

L'Histoire de la République de Des écrivains adulateurs l'ont fait Venise, remplie de flatteries basdescendre des anciens Cocceius de

ses et de mensonges révoltans Rome, et le satirique Paul Jove in-fol. 1487; et dans le Recueil a pris le contrepied , en lui don- des historiens de Venise , 1718,

10 vol. in-4.0 Scaliger assure que nant pour père un pauvre maréchal. L'une et l'autre origine est l'argent des Vénitiens étoit (à ce également fausse et exagérée : il que disoit Sabellicus lui-même ) dut le jour à une famille honnête,

la source de ses lumières historiet prit le nom de SABELLICUS

La traduction en vénitien

ques. lorsqu'il fut couronné poëte. Il par Matthieu Visconti , est rare. alla å Rome fort jeune; il s'y ap

III. Plusieurs autres ouvrages en pliqua à l'étude avec une ardeur

vers et en prose , imprimés en incroyable sous les plus savans

1560, en 4 vol. in-folio. maîtres et en particulier sous SABELLIUS, fameux hérésiarPomponius-Loetus et sous Domi- que du me siècle, né à Ptole tius de Vérone. Ses talens lui pro- maïde en Libye , disciple de Noëcurèrent la chaire de professeur de tus de Smyrne , étoit aussi entêté belles-lettres à Udine, où il s'ac- que son maître. Il ne mettoit d'auquit une grande réputation. Le tre différence entre les Personnes sénat de Venise l'enleva à cette de la Trinité, que celle qui est enville en 1484, pour lui confier tre les différentes opérations d'une la bibliothèque de Saint - Marc; même chose. Lorsqu'il considéroit mais ses débauches lui causèrent Dieu comme faisant des décrets une maladie dont il mourut le dans son conseil éternel, et résol18 avril 1506, à 70 ans, laissant vant d'appeler les hommes au saluty win fils naturel. Comme il n'avoit il le regardoit comme Père. Lorsi pas suivi les maximes de sagesse que 'oe même Dieu descondoit sur

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la pro

la terre dans le sein de la Vierge, fut élevé avec un soin extreme par qu'il souffroit et mouroit sur la Melanchthon , qui lui donna sa croix , il l'appeloit Fils. Enfin, fille en mariage. Son poëme intilorsqu'il considéroit Dieu comme tulé : Res gesto Cæsarum Ger déployant son efficace dans l'ame manicorum , qu'il mit au jour, des pécheurs, il l'appeloit Saint- âgé seulement de 20 ans, lui conEsprit. Selon cette hypothèse , il cilia les éloges des savans n'y avoit aucune distinction entre tection des princes. Il devint enles Personnes Divines. Les titres de suite professeur de belles-lettres à Père, de Fils et de Saint-Esprit, Francfort-sur-l'Oder, puis recteur n'étoient que des dénominations de la nouvelle académie de Konigo. empruntées des actions différentes berg, et conseiller de l'électeur de que Dieu avoit produites pour le Brandebourg. Ce prince l’employa salut des hommes. Ses erreurs , en diverses ambassades , dans les anathématisées dans plusieurs con- quelles Sabin fit admirer son éloeiles, et en particulier dans celui quence et sa capacité dans les d'Alexandrie en 261 , ne laissèrent affaires. 'Il fut anobli à la diète de pas de se répandre en Italie et en Ratisbonne , par l'empereur Char Mésopotamie. S. Denys d'Alexan-les-Quint en 3540, et mourut à drie composa d'excellens Traités Francfort-sur-l'Oder, le 2 décemcontre Sabellius, dont les secta- bre 1560, à 52 ans. Sa jeunesse teurs furent appelés Sabelliens. avoit été assez déréglée, mais il

SABEO, (Fauste ) né près de eut des vertus dans l'âge mûr , et Bresse dans l'état de Venise , de même une piété solide , qui ne parens honnêtes, se fit connoître put cependant le guérir de toutes dès sa jeunesse par son talent pour

ses passions , et sur-tout de ses la poésie latine. Un voyage qu'il

vues ambitieuses. On a de lui di fit à Rome dans la maturité de

verses Poésies latines, 1597, in-8°, l'âge, lui inspira le goût des anti

parmi lesquelles on distingue ses quités ecclésiastiques. Il s'appliqua Elégies, qui ont quelque mérite, alors à l'étude des Pères , et ne

SABINE, ( Julia SABINA ) regarda plus la poésie que comme un délassement. On a de lui un

femme de l'empereur Adrien, recueil d’Epigrammes latines , im- fille de Mgtidie. L'impératrice

étoit petite-nièce de Trajan et primé à Rome en 1556. On en trouve un grand nombre qui sont

Plotine, qui favorisoit Adrien, la pleines de sel. L'ouvrage qui lui a

fit épouser à ce prince. Ce mariage, fait le plus d'honneur , est l'Edi

fait contre le gré de Trajan , fut tion d' Arnabe , à Rome , 1542,

très-malheureux. Adrien, devenu in-fol. : elle est préférée aux édi empereur, conçut un amour dé. tions postérieures , quoique plus

réglé pour Antinoüs, et traita son amples. Henri II. auquel il dédia épouse comme une esclave. Sabine ses Epigrammes , lui: ht présent bien faite ; elle avoit des graces. et

étoit cependant très-belle et trèsd'une chaîne d'or. Il mourut âgé de la dignité ; son esprit étoit vers 1558.

élevé, ses meurs graves , SABIN, Voyez les SABINUS.

vertu nè se démentit jamais. Mais SABIN, ( George ) né dans la elle mettoit un peu trop d'aigreur Marche de Brandebourg en 1508, dans les reproches qu'elle faisoit à

de 80 ans.,

et sa

son époux ;reproches bien pardon. II. SABINUS, ( Julius ) soil nables, puisqu'elle lui avoit apporté gneur Gaulois , ne dans le pays de l'empire en mariage. Sabine , re- Langres, prit le titre de César ay gardant son maricomme son tyrans

, commencement du règne de Vest se yantoit de n'avoir pas voulu lui pasien. Ayant offert la bataille à donner des enfans, dans la crainte l'empereur , il fut vaincu et mis de mettre au monde des monstres en déroute. Pour se dérober à la plus odieux encore que leur père poursuite du vainqueur , il alla La mésintelligence augmenta telle dans une de ses maisons de cam: ment, qu'Adrien ,, frappé de la pagne, et feignit de vouloir livrer maladie qui le conduisit au tom- son corps aux flammes. Il conbeau, la contraignit de s'ôter la gédia tous ses domestiques, et ne vie pour qu'elle n'eût pas le plaisir retint que deux affranchis en qui de lui survivre. D'autres disent il avoit confiance. Ensuite il mit le qu'il l'empoisonna, l'an 138 de feu à la maison , et se retira dans J. C. , après 38 ans de mariage, un souterrain inconnu à tout auSatisfait de l'avoir ravie à la terre, tre qu'à lui et à ses confidens. La il la fit placer dans le ciel. Moréri nouvelle de sa mort s'étant répanse trompe dans l'article de SABINE due, la douleur de sa femme Epoqu'il fait fille de Marcienne, soeur nine servit à la confirmer. Mais de Trajan ; il auroit dû dire per lorsque Sabinus apprit, par un de tite-fille de Marcienne et fille de ses affranchis , que cette tendre Mạtidie , nièce de Trajan. épouse avoit déjà passé trois jours • SABINIEN , diacre de l'Eglise riture , il lui fit savoir le lieu de

et trois nuits sans prendre de nourRomaine, et nonce de Saint Gré. goire le Grand à Constantinople, dans cette espèce de tombeau , et

sa retraite. Elle y vint, le consola auprès de l'empereur Maurice succéda à ce pontife le 13 septem- Après avoir resté caché ainsi pen

y. mit au monde deux fils jumeaux. bre 604, et mourut le 22 fé- dant neuf ans, les fréquentes vivrier 606. Il eut une partie des

sites de la femme découvrirent la yertus de son prédécesseur.

retraite du mari. Il fut saisi et | I. SABINUS, intendant d'Aus conduit à Rome chargé de chaînes, guste en Syrie, voulut , après la avec sa femme et ses deux enfans. mort d'Hérode le Grand, qu’on En vain Eponine sollicita la comlui donnât le trésor de ce prince. passion de Vespasien, en se jetant Cette prétention excita une ré- à ses pieds, et lui présentant ses yolte. Les Juifs livrèrent bataille deux enfans nés dans le souterpux Romains, furent repoussés, rain ; il eut la cruauté de la faire et le trésor pillé. Les vaincus mourir avec Sabinus. L'amour s'étant assemblés en plus grand héroïque et les infortunes de ces yombre , repoussèrent à leur tour deux pour les infortunes de ces

ont fourni un beau Sabinus dans le palais , où ils l'as, sujet de tragédie à divers poëtes ; siégèrent. L'intendant demanda du mais il a été traité sans un grand secours à Varus, gouverneur de succès, et sur-tout en ces derniers Syrie. Les Juifs allèrent au-devant temps par M.de Chabanon. L'instide celui-ci, se justifièrent, et se, tut nationalle proposa pour sujet de. plaignirent de la conduite de Sa- son prix de peinture,remporté, en brinus qui disparut.

l'an 11 par Alexandre Menjaud,

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