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Le Poéte blâme les væux impertinens, & montre avec

quel esprit on doit aprocher l'autel.

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ACRIN, marque aujourd'hui par ta

jouissance

Le retour fortuné du jour de ta naillance joins en l'heureux calcul à tes ans écoulez , Que ceux qui les suivront soient de bonheur comblez, Offre & répans du vin à ton Dicu tutelaire, Jamais tu n'as formé d'un esprit mercenaire De ces coupables voeux indignement conçus Et qu'on n'oze adreffer qu'à des Dieux corrompus, Plus un homme est puissant moins il veut qu'on entenCe qu'aux piez des Autels en secret il demande. [de, De ces coeurs indiscrets tous les temples sont pleins, Et loin d'en voir banis ces profanes humains (mes Peu de mortels voudroient dans le temps où nous somQuand ils parlent aux Dieux se faire entendre aux hommes,

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Mens bonn, fama, fides, hac clarè, & ut nidiat hofpes z

Illa fibi introrfum, 6 sub lingud immurmurat : ő le

Ebullit patrui praclarum fueus!

fub rafro crepet argenti mihi seria dextro

Herculo!

pupillumue utinam quem proximus bart

Impello, expungam: namque eft scabiofus, o acri

Bile tumet, Neriojam tertia ducitur uxor.

Mais quand un vertueux demande come toi
Que l'aveu du public soit le prix de la foi,
D'avoir une ame dréce , un caur que rien n'abate
Ce mortel ne craint point que la priere éclate.

Ecoutez Philocryse. O si, dit-il tout bas,
Le ciel de mòn vieil oncle avançoit le trépas,
S'il me le faisoit voir avec pieuse escorte
A l'ombre d'un drap noir étendu. sous sa porte,
Que d'un air composé, le visage abatu,
Marchant à pas comprez, & d'un grand deuil réta,
J'irois à la clarté d'un pompeux luminaire
Accompagner son corps bien cloué dans la bière.

Ne puis-je, dit un autre aufli charmé de l'or,
En bêchant mon jardin rencontrer un tresor,
Je n'irois pas en fou comme a fait un la N
Manger des milions pour rentrer dans la boues
Mais en fage économe allant à petit train,
A mes nombreux enfans j'affurerois du pain,

Ciel! accorde à mes voux la mort de ce pupile,
Dit un autre, il languit dans un corps plein de bile,
C'est un petit galeux qui me prive aujourd'huy
D'un bien substitué qui me vient aprés lui.
Combien d'autres enfin murmurent dans leur ame?
Combien disent tourbas,hé quoi! toûjours ma femmel

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Hac fanétè ut pofcat, Tiberino in gurgite mergis

Mane caput bis, terque, on noctem flumina purgas,

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Hens age, responde , minimum eft quod fcire laboro :

De jove quid fentis ? eftne ut preponere cures

HMn6 cuiquam ? cuinam ? vis Stajo? an scilicet hares

Quis potior judex , puerisve quis aptior orbis !

Hoc igitur quo tu jovis aurem impellere tenths,

Dic agedum Stajo : proh Juppiter ! 6 bone elamet,

F uppiter ! at fefe non clamet fuppiter ipse?

Ignoviffe putas, quia cum tonat, ocyus ilex

Que Furgon eft heureux, que son destin cst beau,
Trois qui l'ont enrichi dorment dans le tombeau
Et pas une ne va d'une langue indiscrete
Divulguer de la mort l'avanture secrete,

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Je t'en conjure , ô ciel ! reprens celle que j'ai ,
Et rens par d'autres væux mon cæur moins aflige.
Ainsi parle Timante, & de son amc impure ,
Croit qu'un peu d'eau-benite ôtera la fouillure,

Mais dis-moi toi qui fais des vaux fi criminels, Quel est ton sentiment touchant les immortels? A qui compares-tu le Maître du tonerre, Choisis, mets en balance un juge de la terre , Prens celui que tu crois avoir moins de vertu , Prens le plus scelerat, un Stains, le veux-tu ? Doutes-tu qui des deux est le plus équitable, Va faire à ce Staius ca demande coupable, Qu'il entende en secret tes facrileges veux, Bon Dieu ! s'écrira-t-il, qu'ai-je oui, malheureux ? Que dis tu, scelerat? Et dans ta fole rage, Tu crois qu'un Dieu plus juste en soufrira l'outrage, Tu crois par son oubli con crime pardoné, Lorsque fans te fraper sa vangeance a toné, Et que la foudre au lieu de t'écrazer la tête, Fait sur le tronc d'un chelne éclater fa tempêtea

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