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amusemen's, & des exercices, qui conviennent à la jeunesse. Il voyoit (4) le monde

il avoit soin de se bien mettre, il cherchoir à plaire. Véritable. ment , il n'avoit pas de grace à danser; mais il primoir à la course, il étoit meilleur homme de che val, il faifoit mieux des armes,

il sauroit mieux, il nageoit mieux, dit-il, que pas un de ses égaux.

A vingt ans & un jour, la Coûtume de Normandie le déa Livra enfin de ses tureurs, qui lui épargnoient fordidement tout ce qu'ils pouvoient. Sa plus forte passion, & la premiére qu'il fa. tisfit, dès qu'il se vir fon maître, fut de voir Paris : non pas tant par curiosité, que pour se four

fe nir de livres , & pour connoître les princes 15 y de la

(4) Commentar. lib. I. p.55.56.57.
(s) Huetiana , p. 4. Comment. p.58

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Literature. C'est une de fes expressions. Il rendit d'abord ses devoirs au P. Sirmond, plus que nonagénaire. Cet aimable & respectable vieillard joignoit à son grand savoir une grande candeur, qui lui venoit de son propre fonds ; & une grande politesse, que la Cour de Rome & celle de France lui avoient don. née. Le P. Petau, bien moins âgé, mais naturellement plus ri. gide que son confrére , se dérida le front en faveur d'un jeune provincial, qui non seulement étoiç déjà digne de l'écouter , mais qui osoit même quelquefois (6) n'être pas de son avis, & lufter, , presque enfant, contre un a grand homme.

Je nommerois tous nos Savans d'alors , li je nommois tous ceux

(6) Voyez les Differtations sur diverses matieces, &c. Tom. II. p. 432.43 3.

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que M. Huet connut ; & dont il s'acquit l'estime , à son premier voyage de Paris. Deux ans après, il eut occasion de connoître ceux de. HoHande. Car la Reine de Suéde ayant invité Bocharc à l'aller voir, il se joignir à lui, & partit au mois d'Avril 1652. Bochart arriva en des circonstan. ces, où il ne fut pas si gracieuse. ment reçu, qu'il avoit lieu de s'y attendre. La santé de cette Prin. ceffe chanceloit.? Trop d'appli. cation à l'étude, car elle y pafsoit les nuits entiéres, lui avoit échauffé le sang. Bourdelot fon médecin, habile courtisan, & qui avoit étudié autant fon efprit que la complexion , l'obli. gea de rompre tout commerce avec - les gens de Lettres, dans l'espérance de la gouverner lời

feul. Bocharg en Touffrit. Pour M. Huer , la jeunesse l'empêcha

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de paroître fi redourable à ce médecin. Il vit fouvent la Reine, elle voulut' même le s'attacher: mais l'humeur changeante de Christine lui fie peur , & il aima mieux au bout de trois mois revenir en France, où le princi: pal fruit qu'il tapporta de fon voyage, fuc un manuferit d'Origéne, qu'il avoit copié à Stow ckholm. 1:10's :)10910

Parmi les Savan's qu'it connue en Hollande, Säumaifé tient le premier rang. Diroit on, à l'ema portement qui régne dans les écrits de Saumalle que c'étoit

, au fond un homme l'acitecomt municatif, & fa-douceurignênie

Jasque-là quil félailloit Höminek par une feinme häufáire & sha grine, qui se vaneoitda volr pour imatigmaly goal pa's poiltavaitre, de plus rabunt de Beesla Noblbest di be plis noble de tous les savins.

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Quand M. Huer fut de retour dans la patrie , il reprit ses étu. des avec plus de vivacité.

que jamais , pour se mettre en état de nous donner son manuscrir d'Origene. Deux sortes d'Académies, l'ane qui s'étoit formée en fon absence pour les belles Lettres , l'autre qu'il fonda lui. même pour la Phylique, ser,

, voient à le délasser : ou plârôr, le faisoient de temps en temps changer de travail. En tradui. sant Origene, il médita sur les régles de la Traduction, & sur les diverses maniéres des plus cé. lébres Traducteurs. C'est ce qui donna lieu au premier livre qu'il publia, & par lequel il fit , si j'ose aing dire, son entrée dans le pays des Lettres

. On y admią ra ce qu'on a depuis admire dans fes autres ouvrages, une lectura fans bornes, une judicieuse, crin

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