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Fiefs devoient fournir des troupes dans le besoin. C'est donc une idée de s'imaginer que le Chevalier de S. Hubert foir issu de la race de S. Hu

bert, fils de Bertrand Duc d'AquiCoint. Ann. caine. Le P.le Cointe ne parle qu'oblEccl. Franc.I. curément des Ancêtres de S. Hubert: 4 p.198.

il dit qu'il étoit d'Aquitaine, & que sainte Ode, femme de Bogges Duc d'Aquitaine , étoit sa tante maternelle. Voilà tout ce qu'on fait de certain touchant l'origine du Saint.

29. Au onzieme siecle, où l'on a fait l'Histoire de toutes les merveilles du Saint, on voit bien qu'on alloit déja à son tombeau , qu'on y étoit taillé, & qu'on mettoit à l'incision un petit brin de l'Ecole; mais nul vestige du Chevalier errant.

On oppose: l'usage des Rois de De la escue. France , qui guérissent des écrouelécrouelles par les: cet usage , dit-on , a été générales Rois de lement approuvé & refpecté par les

: Auteurs de toutes les nations qui en ont parlé. Il ne faut donc pas trouver mauvais

que des personnes d'une certaine race guérissent de certains:

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IV.

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maux.

Je réponds 1o. que la guérison des: karouelles par les Rois: de Erance est

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constante & très-ancienne, & qu'il n'en est pas de même des guérisons des prétendus Chevaliers de S. Hubert. Je réponds en second lieu , que les Auteurs qui ont parlé avec admiration de la guérison des écrouelles ont cru que ce miracle s'étoit opéré depuis le temps de Clovis , & ont attribué cette vertu à l'huile céleste de la sainte Ampoule, dont on fuppole que le grand Clovis fut facré. S. Thomas,au 2. liv. de regimine Principum, tire de cette origine la caufe de cette merveille : Sanctitatis sacre unctionis argumentum affumimus ex gestis Franco

dan B. Remigii fuper Clodoveum Regem , ex delatione olei defuper per calumbam, quo Rex prafatus fuit inunctus, & inunguntur posteri; fignis, portentis as 'variis curis apparentibus in eis ex unctione predicta. Je réponds en troisieme lieu, que quoique la guérison des écrouel les ne vienne pas du temps de Clovis , & ne puisfe pas être rapportée au Sacre de nos Rois, elle ne laisse pas

d'être très-ancienne & très-refa pectable. Véritablement il n'y a pas lieu de rapporter la cause de cette merveille au premier Sacre de Clovis. On ne sauroit prouver que ce premier

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1

Roi Chrétien ait reçu quelqu'autre. onction que celle du Baptême & de la Confirmation. On ne voit pas mê. me qu'aucun des Rois de la premiere race ait jamais été sacré. Pepin l'a été le premier à Soissons par S. Bonifacę l'an 751. & le fut encore à S. Denys en France trois ans après, par le Pape Etienne III. Depuis ce temps-là l'auguste cérémonie des Sacres n'a jamais été interrompue. Je ne vois pourtant pas qu'on puisse rapporter à cette époque du premier Sacre la guérison des écrouelles. On ne lit nulle pait que Charlemagne & Louis le Débonnaire , son fils, aient guéri ces sortes de maladies, quoiqu'un très-grand nombre d'Historiens nous aient fait le détail de toutes leurs actions. Mais cela n'empêche pas que certe vertu merveilleuse ne soir trèsancienne. Il y a plus de 600. ans que Guibert de Nogent en a fait mention. Il en parle comme témoin oculaire ; car il avoit souvent vû le Roi Louïs le Gros guérir les écrouelles en touchant les malades, & faisant sur eux le signe de la Croix. Les paroles de cet Aureur n'ont jamais été citées par du Laurent , ni par aucun autre Auteur

San&. lib. 1.

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qui ait traité de la guérison des écrouelles ; & elles méritent bien d'ê. tre rapportées ici. Quid, quod Domi- Guibert de num nostrum Ludovicum Regem confue- pignoribus tudinario uti videmus prodigio ? Hos pla- cap. 1.p-331. qui scrophas circa jugulum , aut uspiam in corpore patiuntur , ad tactum ejus , superaddito crucis figno , vidi catervarim , me ei cohærente, & etiam prohibente , concurrere. Quos tamen ille ingenita liberalitate, serena ad fe manu obuncans hamillimè confignabat. Cujus gloriam miraculi cum Philippus pater ejus alacriter exerceret , nescio quibus incidentibus culpis, amifit. Super aliis Regibus qualiter se gerant in hac re supersedeo ; Regem tamen Anglicum neutiquam in talibus audere fcio.

Il y a plusieurs remarques à faire sur cet endroit : la premiere est que la Reflexions vertu de guérir les écrouelles étoit sur le texte de connue avant Louis le Gros, puisqu'elle avoir été exercée

par

le Roi Philippe premier.

La seconde est que cette vertu peut cesser, & qu'elle cella en effet durant plusieurs années en la personne de Philippe ; ce qui se rapporte lans doute au temps que ce Prince de meura excommunié pour avoir épouk.

V.

Guibert.

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sé Bertrade, femme du Comte d'Anjou, qu'il ne porta point de Couronne , ne se trouva à aucune des Fêtes Solemnelles Royales, & se contenta d'assister tous les jours à une Messe basse avec le consentement des Evêques ; ainsi que le dic * Orderic Viral, Aureur contemporain, qui fut fait Prêtre en 1108. un an avant la mort du Roi Philippe.

La troisieme remarque eft qu'il n'est pas vrai que Saint Louïs ait usé le premier du signe de la croix en touchant les malades , & qu'aing Guillaume de Nangis s'est trompé sur ce point dans la vie de Saint Louis, lorsqu'il a dit que

les Prédé ceffeurs de ce Saint fe contentant de toucher les malades , il avoit ajoûté à cette cérénionie le signe de la croix,

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Tempore igitur Urbani & Pascalis Romanorum Pontificum , ferè xv-annis interdi&tus fuit : quo tem. pore nunquam diad-ma portavit, nec pui puram iaduit, neque solemnitatem aliquam regio more celebravit. In quo cumque oppidum vel urbem Galliarum Rex adveniffet, mox ur à Clero audicum fuisset, ceffabat omnis clangor campanarum, & generalis culous Clericorum: lu&us itaque publicus agebatur, & dominicus cultus privatim cxercebatur , quamdiu transgressor Princeps in eadem Dicceli commoraba. tur. Permissu tamen Præsulum, quorum Dominus erat, pro regali dignitate Capellanum suum habebat, à quo cum privata familia privatim Missam audiebat. Lik, vill. hift. Ecclef. pag. 292.

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