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ble , quoiqu'elle ait été suivie par le P. Banduri car quand même ces Antiquaires auroient trouvé dans les Géographes, ou dans les Historiens , des Peuples qui eussent pû donner lieu à Volusien de prendre les titres de Finnicus , Galendicus , Vendenicus l'usage demanderoit que ces titres fussent placéz après les noms de famille de l'Empereur. Je crois donc qu'on peut s'en tenir à l'explication donnée par le P. Hardouin (1), & rapportée ici par le P. Jobert. Un Anglois qui publia à Londres en 1708. un perit recueil de Médailles de son Cabinet , sous le titre de Numismatum Antiquorum Sylloge , &C. Ex Mufeo editoris, a expliqué de même la Médaille de Volusien ; mais en admettant l'explication du P. Hardouin je suis très-éloigné d'adopter la Généalogie qu'il a imaginée.

( 1 ) Hard. Opp. Sel. p. 8416

P. B. M. V. N. R.P.

6. XII. On n'avoit point encore expliqué une Médaille de Constantin, de la branche Claudia , où on lit CONSTANTINO, P.AVG. B. M. V.

M. N. R. P. & dans le champ ÇI

'&

S dans l'exergue P. L. C. On l'a expliquée enfin Constantino Patri Augusti Bona Memoria urbis noftra Re&tori Perpetuo , Cives Municipi suo Prima Lug

dunenfis

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dunenfis Civitates. Le P. seul signifie Patri comme sur la Médaille de Caligula P. C. CAES. donné à Germanicus cela veut dire Pater Caij Cæfaris. On fait même remarquer sagement, que le Constantin dont la tête est représentée , doit être different de celui à qui le revers est dédié, sçavoir de l'Auguste , dont il est appellé le Pére : un seul ne pouvant être tout à la fois Pére & Fils.

REMARQUE

S. XII. Le P. · Hardouin a le premier public ( 1 ) la Médaille de Constantin , done il s'agit dans cet article , & il l'a expliquée conformément à ses idées. Il dit qu'elle étoit dans le Cabinet de M. Foucaut , & cependant le P. Banduri (2) allure qu'il l'y a cherchée inutilement celui-ci conjecture qu'on pourroit lire la Légende du revers en cette forte, CONSTANTINO PIO AVGusto Beatissimo ou Benignissimo , MV Nificentissimo Res Publica , ou Beanti MVNeribus Rem Publicam. De part & d'autre ce ne sont

que des conjectures, & point du tout des découvertes ; d'ailleurs si personne ne sçait aujourd'hui ce que cette Médaille est devenuë , comment s'assurer qu'elle a été bien lûë', ou même qu'elle n'étoit pas fausse.

1

( I ) Ibid. p. 467.
(1) Bandur. Nune. Impp. T. II. p. 200.
Tome II.

1

SAC. PER. IS.

$. XIII. On a beaucoup écrit sur les Jeux & les Combats qui se trouvent marquéz fur les Médailles. Leurs noms différens étant ordinairement expriméz par des mots coupéz , ont

. fait naître des contestations entre les Sçavans. On est convenu que SAC. étoit pour Sacra. OECVM. pour cecus menica. IS. & FEL. pour Ifelastica. On demande si PER signifie Perpetua, & ce que ce mot veut dire ? On sçait maintenant que cela ne fignisie autre chose , finon que ces Jeux se devoient faire tous les ans , au lieu qu'il y en

y avoit d'autres qui ne se faisoient que tous les trois ans , ou tous les cinq ans , ou tous les cent ans , appellez pour cela Secularia.

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§. XIII. Les mots abrégéz qui font le sujet de cet article ; se lisent sur trois Médailles frappées à Sidon dans la Phénicie ; il y en a deux d'Elagabale , & une d'Annia Faustina. Ona a eu raison de rejetter le sentiment de M. Vaillant , qui prétendoit que (1) CER. PER. fignifioit CERtamén

(1) Vaill. Colon. T. II. p. 90.

PERiodonicum , mot inconnu & même barbare ; mais on est tout au moins aussi bien fondé à rejetter l'explication du P. Hardouin (1) , quoique le P. Jobert l'ait regardée comme une découverte. CERtamen PERpetuum ne peut pas fignifier des Jeux qui se célébroient tous les ans, on les auroit nomméz certamen annuum ; car perpetuum fignifie qui eft perpetuel, qui dure toujours. Or comment nommer ainsi ce qui n'arrivoit qu'une fois toutes les années ? Pour moi je pense qu'on n'a rien proposé de plus vrai-semblable sur ces combats, que ce qu'en a dit M. Iselin dans une Differtation dont l'extrait est inféré dans la partie Historique des Mémoires de l'Académie des Belles Leta tres ( 2 ). Suivant le Docte Académicien par CER. PER , on doit entendré CERtamen PER iodicum , c'est-à-dire , des Jeux où l'on avoit réuni toutes les différentes sortes de combats , usitéz dans les quatre grands Jeux de la Gréce. On leur donna le nom de certamen periodicum , parce que Vaincre dans les Jeux Olympiques, Pythiques, Isthmiques, & Neméens , s'appelloit vezãy sá segíodov.

(1) Hard. Opp: sel. p. 156.
(2) Mem. de l'Acad. des Bell. Lett. T. V. p. 277..

N Y BI S CON S.

6. XIV. On lit sur les Médailles du jeune Romulus , fils de Maxentius DIVOROMVLON V. FILIO & NVBIS CONS, On n'avoit pû convenir de la seconde Légende, qu'en disant qu'il y avoir de la faute de la part du Monétaire , qui avoit ômis l’R. qui devoit faire Noftræ Vrbis Cons, O ne prend pas plaisir à entendre calomnier les Monetaires, principalement quand la fabrique est belle , & que les caracteres en font fort niets, commę dans les Médailles dont il est question, On a donc trouvé le moyen, sans accuser personne, d'expliquer ces lettres en distinguant les mots , & lisant No. stre Vrbis Bis Consuli. On prétend que Romulus est né à Reims dans les Gaules pendant que

fon

pere y comman. doit; Que les Remois en considération du pere, avoient choisi le fils , quoique fort jeune, pour l'un des Consuls de leur Ville, qu'ils lui avoient fait cer honneur deux fois , & qu'ils en avoient voulu conserver la mémoire sur leur Monnoye. On convient que N. V, signifie Noftræ Vrbis, on justifie le reste par de pareilles Inscriptions, ou Bis Conful se rencontre. On soûtient, 1o. Que s'R qui est dans l'exergue fignifie Remis & non pas Roma, 2°. Que Romulus à son âge n'ayant jamais été à Rome , ne pouvoit avoir été Consul Romain. ;Que le mot de Consul fe

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