Imágenes de páginas
PDF
EPUB

ور

donnoit aux Magistrats des Villes, que nous appellons Echevins & dans beaucoup de Pais, Confuls. 4°. Que les Princes se faisoient honneur d'être nommez à ces Charges, comme à celu les de 11-Virs dans les Colonies, qui étoient toutes pareilles à celles-là. Que dans le bas Empire la qualité de Consul , qui s'exprimoit auparavant sur les Médailles par COS. s'eft exprimée par CONS.Ou CONSVL. Témoin la Médaille de Maxence où il est marqué CONS. pour la premiére fois, & CONSVL. II, pour la feconde. Témoin encore celle que rapporte Occo de ce même Romulus N. V. COS. qui signifie nettement Notre Vrbis Consul,

R E MAR QUE,

G. XIV. Tristan (1) avoit voulu expliquer les mots NVBIS CONS, par Noftre UrBIS CONServatori ; mais pour admettre cette explication , il faudroit fuppofer que les Monétaires ont affecté d'obmettre la leto tre R dans le mot VRBIS, ou qu'ils l'ont oubliée sur toutes les Médailles de Romulus fans exception, ce qui n'est pas vrai. semblable. Le Cardinal Noris ( 2 ) ayant crû yoir sur une Médaille du Cabiner du Grand

(1) Trist.comm. Hif. T. III. p.469.
$2) Norif. Dif. I. De Nulz, Diocl. & Maxins.com

[ocr errors]

Duc DIVO ROMVLO NOBIS CONS, crur que la

vrare interprétation des deux mors abrégéz étoit , NOB iflimo CONSuli; mais coinme toutes les Médailles connuës & bien conservées de Romulus , portent distinctement ŅVBIS CONS, on peut afsurer que ce sçavant Cardinal a mal lû la fienne , qui d'ailleurs est semblable en tout aux Médailles de nos Cabinets. Le P. Har. douin de son côté, dans son ouvrage sur les Médailles du siécle de Constantin (1), propofa la conjecture rapportée dans cet article , & il y joignit l'explication que le P. Jobert a pris pour une découverte très-importante. Il suffit pour la détruire que d'une part le P. Hardouin' convienne que Romulus étoit fils de Maxence, & de l'autre qu'il soit certain par le témoignage unanime de tous les Auteurs Eccléfiastiques & Propha

que la domination de Maxence a été bornée à l'Italie & à l'Afrique; & qu'elle ne s'est jamais étenduë en deça des Alpes. Soutenir après cela que son fils ait été simple Echevin de la Ville de Reims

c'est une absurdité qui ne mérite pas d'être réfutée sérieusement; d'ailleurs qu'a-t'on répondu , & que peut-on répondre à cette Médaillé de Romulus rapportée dans le Recueil du P. Banduri (2), DIVO ROMVLO. NVB. AVG.' li NVB. CONS. fignifie Nostræ Ura bis. Bis CONSuli , NVB AVG, doit figni-. fier Noftra Urbis Bis AV Gusto. Or qu'est-ce que l'Auguste d'une Villefi Reinis avoit son Auguste , chacune des principales Villes (1) Hard. Opp. Sel p. 463. (2) Bandur. Num. Impe. T. II. 6. 159.

nes

[ocr errors]

de l'Empire devoit avoir le sien ; mais ou trouve-t’on des preuves d'un fait si extraordinaire ? plûtôt que de se livrer à de semblables chinéres ne vaut-il pas mieux avoüer que le sens des Médailles de Romulus ne nous est pas encore bien connu, & attendre que la découverte de quelque Més daille nouvelle nous dévoile ce mystére numismatique ?

[ocr errors]
[ocr errors]

SECTION TROISIEME,

Sur les Médailles des Villes.

Π. ΠΑ. ΠΗ.

6. I. On trouve sur les Médailles des Ptolomées, & des Seleucides, certaines Lettres que personne n'a expliquées Π. ΠΑ. ΠΗ. ΚΙ. Σ. ΣΑ. Til SI'. ME, dont très mal à propos on a voulu faire des Epoques. On a montré évidemment que ce sont les noms des Villes ou des Pais, oules Méđailles ont été frappées.

AB. C'est la Ville d'Abydos , loni pas dans la Thrace , mais dans l'Égypte Acudnov.

AABAH. Sur une Médaille de Seleucus sont deux mots Ano and pe wv As.

[ocr errors]

al. C'est la Ville de Diospolis A10070 λυτων,

KI. C'est la Ville des Citéens Kitiécor. dans l'ifled. Chypre.

ME. C'est la Ville de Menelais, Μενελαιτων. 1.IĄ. C'est la Ville de Paphos, lediwy. 11.nh. C'est la Ville de Peluse. 113

[ocr errors]
[ocr errors]

III C'est la Ville de Ptolemaide ; Πτολεμάνδος,

2, EA. C'est la Ville de Salamine, Σαλαμινίων.

Ε Τ Μ Ε.

9. I I. Il

[ocr errors]

y a une Médaille du jeune Juba , qui porte au revers une mafsuë , entre ces quatre lettres ETME, dans une Couronne de laurier. Il feroit naturel de lire έτους τεσσαρακοστε Tlumič. An. 45 ; mais par malheur certe Epoque ne convient ni au Prince, ni à son regne , ni à quoique ce soir. Après donc avoir considéré que la Mafsue d'Herculę marque la Balfe Mauritanie , ou Pline a placé les Colonnes d'Hercule, & que Juba étoit le pręs

[ocr errors]

>

[ocr errors]
[ocr errors]

mier Roi de tout le Païs haut & bas,
comme l'allure le même Auteur , on a
crû que ces quatre caractéres mara
quoient la réunion de ces deux Royau-
mes en un seul , & qu'on pouvoit lúa
Yement lire Ενωσις Μαυρετανίας της Εχα-

EKX-
Tépas. Onio utriusque Mauretanie. On
balance cependant entre le της Eχατέρας εκατέρας
ou tñs {wfev , parce que la Mauritanie
Céfarienne se nommoit Extima. Per
sonne n'a rien dit de mieux ni n'a
osé contredire cette nouvelle pensée.

[ocr errors]

REM A R Q V E.

[ocr errors]

$. II. L'époque que tous les Antiquaires
ont crû voir sur la Médaille de Juba, ETUS ME
' Anno Quadragefimo Quinto , s'accorde par-
faitement avec la durée du régne de ce
Prince. (1) Juba le jeune fut rétabli sur
le trône de fon pére par Auguste , qui lui
fit épouser la jeune Cléopatre fille de Cléo.
patre & d'Antoine , vers la fin de l'an de
Rome 724 , ou au commencement de l'an
725. Quelques années après, c'est-à-dire,
l'an de Rome 729, Auguste après avoir ter
miné la Guerre contre les Cantabres (2),
donna à Juba une partie de la Gétulie &
les Royaumes de Bogud & de Bocchus , en
échange de la Numidie ; mais cet échange
n'empêcha pas que le régne de Juba ne

(1) Dio. 1. LI. p. 454.
12) Id. L. LIII. p. 514.

2

ز

« AnteriorContinuar »