Imágenes de páginas
PDF
EPUB

& il

[ocr errors]

La seconde classe comprend les Sciences Machematiques particulieres qui ont pour objet les rapports des grandeurs particulieres & sensibles ;

y en a un grand nombre ; ce qui vient non seulement du nombre des grandeurs sensibles; mais encore de ce qu'une même grandeur sensible ( comme le mouveinent, les rayons visuels, &c. ) peut fournir de la matiere à plusieurs sciences. On ne donnera ici qu'une legere idée de quelques-unes des plus utiles & des plus curieuses.

Dans la Geometrie pratique on apprend à mesurer toutes les longueurs, les surfaces & les soliditez des corps sensibles ; c'est à dire, à trouver leurs rapports avec leur unité sensible qui est un pied ou une toise; & à tracer en petit sur un plan toutes les figures sensibles des corps, de façon que toutes les parties de la figure sur le plan ayent en petit les mêmes rapports qu'ont en grand les parties correspondantes de la figure terrestre & sensible.

Ls Mécanique des solides enseigne les rapports que
doivent avoir les parties dont les machines les plus
nécessaires & les plus usitées dans les Arts sont
construites, afin que telle force qu'on voudra, puisse,
par le moyen de ces machines, égaler ou surmonter
telle autre force ou telle autre résistance qui pourra
fe présenter; c'est à dire, elle explique les rapports
que doivent avoir les parties des machines pour
être propres à augmenter ou à diminuer les degrez
d'une force déterminée fi pecite & fi grande qu'on
voudra , selon tous les

rapports dont on peut avoir
besoin dans l'usage.
La Mécanique des fluides, fait connoître les rapports

i.

[ocr errors][ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]

qui

fe

peuvent trouver dans les differens degrez des forces mouyantes des fuides, dans leur mouvement, dans leur pesanteur, dans la vertu de ressort des Auides qui en ont, dans la proprieté qu'ont quelques-uns de pouvoir être disatez & condensez. Elle explique les rapports des effets qui résultent des differens degrez de ces forces, lorsque ces fluides agissent les uns sur les autres, ou lorsqu'ils agissent lur les corps solides en les poussant, en les pressant, en leur résistant, ou de quelqu'autre maniere que ce puisse être. Elle détermine aussi les rapports des parties dont peuvent être construites les machines utiles & curieuses qui doivent servir pour employer les forces mouvantes des fluides à produire les differens effets dont on peut avoir besoin.

On voit dans la Musique les rapports qu’ont entr'eux les nombres des tremblemens ou vibrations de l'air faites en même temps, qui font entendre tous les accords & tous les tons de la Musique ; comme aussi les rapports que doivent avoir les parties dont les Instrumens de Musique sont compofez, pour les rendre

propres à donner à l'air qui les environne ( quand ils sont pincez, ou touchez, ou frapez, ou quand ils sont poussez par l'air qu'on y souffle ) les tremblemens ou les vibrations qui font entendre les accords & tous les tons de la Musique.

Il y a quatre sciences sur les rayons visuels ; c'est à dire, sur les rayons de la lumiere , qui font apperçevoir les objets. L'Optique découvre les rapports des parties de l'ốil, & les rapports que

les

rayons visuels, qui viennent des objets, reçoivent dans les

a

а

i

ment, &c.

trois humeurs de l'æil, pour leur faire peindre au fond de l'ail les images claires & distinctes des objets; & elle explique comment les differens rapport de ces images, des rayons visuels & des yeux font voir toutes les diversitez des objets, leur grandeur, leur éloignement, leur repos, leur mouve

La Dioptrique détermine les rapports qui surviennent aux rayons visuels lorsqu'ils traversent differens milieux transparens, comme l'air, l'eau, le verre, &c. Elle fait distinguer par ces

ces differens

rapports les sept especes de rayons contenus dans un même rayon de lumiere qui font appercevoir les sept couleurs primitives, le rouge, l'orangé ou couleur d'or, le jaune , le vert, le bleu, le bleu obscur, & le violet. Elle marque les figures qu'il faut donner aux verres pour rendre à notre vûe tant d'objers perdus par leur trop grand éloignement, ou par leur extrême petitesse : ce qui a donné le moyen d'enrichir la Physique & l'Astronomie de tant de nouvelles découvertes. La Catoptrique examine les

rapports

de
rayons

vifuels réfléchis par des surfaces polies comme celles des miroirs, & les rapports des differentes images que font appercevoir ces rayons reféchis suivant les differens

rapports des differentes surfaces polies, suivant les rapports des situations des objets éclairez dont elles reçoivent les rayons de lumiere & les réfléchissent, & suivant les rapports des differentes situations de l'ail qui reçoit ces rayons réfléchis

. Dans la Perspective on suppose d'abord qu’on regarde au travers d'une glace transparente pofée à

un certain éloignement de l'æil cous les objets qui se présentent à la vûe, comme un Paysage & tout ce qu'il contient ; & l'on fait remarquer que les rayons visuels qui sont réfléchis par tous les points sensibles des objets qu'on apperçoit, & qui viennent en peindre les images au fond de l'ail, palsent chacun par un point de certe glace ou de ce tableau qui est distingué de tous les autres points du même tableau. On suppose ensuite que

chacun des points du tableau soit marqué par la couleur du rayon qui venant d'un point sensible de l'objet passe par ce point du tableau; & que tout le tableau ayant la peinture des objets qu'on voyoit au travers, dont les traits sont exactement sur les mêmes points du tableau par où passoient les rayons des objets ; que le tableau, dis-je, devienne opaque, que celui qui regardoit les objets en soit averti ;

il s'imaginera voir encore les objets en eux-mêmes

. On tire de ces deux suppositions les regles qu'on doit suivre dans la peinture des objets pour y placer tous les traits dans les rapports qui leur conviennent, suivant les éloignemens où les objets & l'æil peuvent être du tableau ; afin que celui qui regarde le tableau à une certaine distance, s'imagine voir en eux-mêmes les objets dont il ne voir que la peinture.

Dans l'Astronomie on fait d'abord considerer les niouvemens qui paroissent dans les Astres, & l'on fair distinguer les mouvemens qui paroissent leur être communs d'avec ceux qui paroissent propres & particuliers à chacun des Altres. Ensuite on fait imaginer dans le inonde, qu’on regarde comme

:-?

sans

un globe, les cercles où se font les révolutions communes des Aftres, & les cercles où fe font leurs révolutions particulieres ; on fait aussi imaginer les lignes qui servent d'essieux aux cercles des révolutions des altres, les points qui font les 'extrêmitez de ces essieux, & qui sont les poles de ces cercles; comme aussi les points où le cercle de la révolution

propre du Soleil, qu'on nomme l'Ecliptique, coupe le plus grand des cercles des révolutions communes qu'on nomme l'Equateur ; & de plus les points où les cercles des révolutions propres des planettes coupent l’Ecliptique. On fait imaginer les mêmes cercles, leurs essieux, leurs poles, & leurs points d'interfection sur la Terre, fur le Soleil & sur les Planettes qu'on regarde comme des globes. C'est par rapport à ces cercles, à ces lignes & à ces points, regardez comme des termes fixes, qu'on distingue tous les rapports de tous les astres & de tous les points du Ciel, tant comparez les uns aux autres que comparez à la Terre : c'est

par ces termes regardez comme fixes qu’on distingue de même les rapports de toutes les parties du globe terrestre, composé de la Terre & de la Mer, fes unes avec les autres, & leurs rapports avec tous les corps celestes ; & c'eft de-là que se forme la Geographie.

Après cela on détermine, par le moyen des obfervations faites dans toute l'exactitude possible , avec le secours de la Geometrie & du calcul, les rapports qu'ont les corps celestes dans leurs mouvemens, dans les temps employez tant dans leurs révolutions entieres que dans toutes les parties de leurs révolutions, dans leurs distances, soit de la

Terre

« AnteriorContinuar »