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Cour.

juli ; long comme un jour sans Les premiers carreaux de verre pain. Voy. Oêi.

n'étoient que d'especes de bou. IUÉL iol ou él ; L'ail. dines, ou petites bouteilles de au pluriel ; les yeux. Tira vous verre applaries en forme lentiaco blan das iuels ; Ôtez-vous culaires , à, cravers lesquelles le cela de fantailic. Rëgarda jour passe ; mais qui ne perëntri laus dous iuels ; regarder mettent pas de distinguer les catre deux yeux. Aco fái Sanna objets : on peur le conje&urec tous iuels ; cela fait saigner le d'après l'ancien vitrage des gale

ries de Florence , qui est tout C'est dans un sens différent de cette forme. de celui de la compassion, qu'on

TUÉTÂNIO; Quatre-vinges ; dit. Lous iuéls li sânnou; il ne & non, huisance. voit qu'avec dépic qu'avec IVIAR. v. 1. Juger. No vulhats chagrin.... Un mãou d'iuél ; iular, no siais iuiars ; quar un mal aux yeux.

ër qual iudisi qe vos iuiets , sërës On appelle , yeux vairons, iuiat ; ( nolite judicare, ut ron ceux dont l'on a l'iris d'uné judicemini ; in quo enim judicio couleur ; & l'autre d'une couleur judicaveritis, judicabimini. différente.

TUIAMËN. v. l. (judicium. ) L'iris eft certe partie colorée IULS, iulh; v. 1. Ivoire. de l'ail qui le resserre, ou qui IUR; Sermenr. Lo iur s'élargit , selon qu'on eft au iurec 2-7. Abram; ( jusjurandum grand jour, ou dans l'obscurité. quod juravit ad Abraham. ) L'iris des oiseaux de nuic & des IURAR. v. 1. Gâi a vos guia chats fe dilate extrêmement & zadors cex, liqual difers ; quals dans un instant. Celui des chars iurara për lo témple , niënt Se recrécit q fort au soleil qu'il ës ; mais quël quë iurara ël aur ne laisse à la prunelle qu'un filet dël tëmplë, ës dëoutëirë; malde deux lignes de longueur: cette heur à vous guides aveugles partie est différemment colorée qui dires, celui qui jurera par dans les ditférens animaux. le temple , n'est ienu à rien ;

Tous les oiseaux ont une cor- mais celui qui jurera par l'or née mobile & demi-transparen- du temple elt redevable. te , qui leur couvre entiérement TURENT, garëns, o guirën ; l'eil : c'est avec cetre membrane v. I. témoin. qu'ils clignotent aussi fréquem- IURIA. v. I. Injure, insulte. ment que l'homme ; tandis que IUSEUS, lufius ; v. 1. Les leur paupiere extérieure est im. Juifs. Euas los lufeus ; chez les mobile ; ils ne la fernient même Juifs. guère que pour dormir : le liévre IUSISI ; v. l. Jugement. la tient ouverte en dormant : il IUSTICIA. v. l. Les épices est pourvu de même que le les honoraires des Juges, si chac de ces deux sortes de pau- ' alcuns hom es condimpnars d'ance pieres.

tas . ai tan don à la Core për On écrit æil , & l'on prononce iustisia, qën' dara për sëntënsia, i æuil ; il en est de même de o për adobamën ad aquel avia

villade, æillet, æilleton, qu'on facha l'anda. prononce Quillade , cuillet , JUZIVI Deu; v, 1. JugeQuilleron.

ment de Dieu qui se faisoit par IVÉL DË BIÔOU : Terme de l'eau ou par le fer chaud. virrier; une boudine , ou næud pënra lo mon iuzivi; (corrid'un plat de verre qui en occupe piet mundum de judicio. ) Iusivi le centre.

maldig; ( judicium blafphemia.)

Cerce

.

J l-confonne.

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ioustous,

CEtre consonne , inconnue aux omonyme de geai ; oiseau , & Hébreux & aux Grecs, est trèse de jet d'arbre & du verbe , j'ai. tare dans l'ancien languedocien pour éviter l'équivoque bien de même que dans l'italien, ou des personnes écrivent & prol'on ne l'a retenue que dans l'i noucent, jaiet. initial de quelques mots. Ces il y a une mine & une fabrique langues suivent en cela l'usage de ce fotle bitumineux à Buldes lacins chez qui , selor de garache , au pied des pyrennées. savans Grammairieas, elle étoit JHÂIRE ; Coucher. S'ana inconnue.

jhairë ; s'aller coucher aller Ce qui confirme leur opinion, au lit,, du lat. jacere. c'est que les Italiens, qui ont JHÂISSO, ou jneijlo ; la gelie; dû conserver mieux que tout plante légumineule , rampante , aurre nation la prononciation dont la lige eft relevée dans la du lacin, font 'Conner un i longueur par des arêtes. Sou voyelle par-tout où nous mee- jhússo, noun las vôou , las tons un j conlonne. Ils disent, lâillo ; qui refuse muse. = Jhaif

eious, leroufalem , fos. Voy., Bilious. ieronimous , &c. & non, justus, JHAKËTO, jhacouri , coussiejus, Jerusalem , &c.

liou , ou jhúco ; corps de jupe JHA; Dia : terme de charre- habillement de paysanne. en b. tier & de muletier, qui lignifie, br. jakëdon. à gauche : tout comme rrroủ , JHAL, ou gãou. Voy. Gal; ou hurhau

à droite ; & les coq. mulets entendenc très-bien ce JHAL , ou jal, qui étoit aus langage qu'ils ont appris de trefois françois, est devenu n. bonne heure à coups de fouet. pr.,

&
pour

illustrer ce JHACAS (fa); Faire le chien d'un oiseau de base-cour, on couchane , Aater. = Mollir, en a fait un saint ; St. Jal, difbiaiser.

férent de celui dont une ville JHACIA ,

ou jhacia-aisfo ; de Suisse porte le nom, ou St. v. l. encore que; quoique. en Gal. v. fr. jaçoit.

JHALA. On gêle auprès d'un Páirë é máirë quel qe vueilla mauvais feu ,

& non

on se por laissar à son ëfan ; é jhacia gêle. aislo pãou lur laissën, non JHALARÊIO, ou jhalarié ; dëvor complainar : é totas oras de la gelée : extrait des viandes, tergon për pagars lur laissa, ou ce qu'elles ont de nourrilni puescon demandar faucidia. sant, figé par le froid. Les vo. Cost. Al.

latilles , les poilions donnent plus JHACOU ; Jacques , & con ou moins de cer extrait. Le moudiminutif, jhacoupet ; imbécille. ton en particulier en donne plus

JHACOULINO ; Graillons , que le beuf, & par conséquenc ou restes camallés d'un repas. est plus nourrillanr.

JHACOULINO. Voy. Jhan- Il n'y a point de partie d'ani. goulino.

maux qu'on ne puitte réduire en JHALËT ; Du jais qui est gelée par la cuision , pour çi dures Tome II.

B

nom

qu'ellessoie nt: témoin celles qu'on tournés avec art, & découpés tire de la corne de cerf, pour très-réguliérement. faire du blanc manger & des JHAMBAR; Bancroche, ou bouillons aux malades , & celles bancal : qui a les jambes tortues. des os ramollis dans la inachine de JHÂMBRË. Voy. Ëscarabisë. Papin. Toutes les matieres ani. en ital. gambero. males ont écé gélatineuses dans JHANADO; Feu de la St. Jean. leur origine : on les réduit par en v. fr. Joannée. le feu, ou par d'autres diffol- Ce feu a été accompagné devans à leur premiere forme. puis long temps de superstitions :

Frë coumo la jhalarêio ; froid celle entr'autres , qui est trèscomme glace. Trâmblo coumo ancienne , de faire passer les enla jhalarèio ; il tremble comme fans

par ce feu : usage qui subla feuille.

fifte , dit-on , encore dans quelJHALË. n. pr. en v.

fr. jalet; ques cantons du haut Languecaillou rond qu'on lançoit avec doc, où les peres & les meres l'arbalète.

prennent leurs petits enfans par JHALIBRA , jhibra ; faire du le bras, & les font pasler trois verglas. Il a combé du verglas.

fois par la flamme du feu de la Bos jhalibra; du bois roulé, ou St. Jean. Ce qui ressemble à la dont les couches circulaires sont consécration par le feu, que des peu adhérentes entr'elles , & se Juifs faisoient de leurs enfans à Téparent aisément l'une de l'au. Moloch, idole des Ammonites : tre : défaut qu'on attribue à la consécration qui fut abolie par gelée.

le pieux Roi Josias. JHALIBRA. Voy. Barbasta. On retire ailleurs les charbons

JHAJIBRË, ou jhibrë; du de ce même feu, qu'on regarde. Verglas , du givre.

un préservatif contre Le verglas est une glace unie toute forte de maléfices; objec qui s'étend sur le pavé gelé, & de ceux aussi qui font passer leurs qui se forme de la pluie qui enfans par le feu. gele à mesure qu'elle y tombe ; JHANË ; Jeannot. = Jhanë; & l'on dit alors, qu'il tombe du un imbécille, un mari commode. verglas. Le givre est de même une . JHANËN, jhanënco; de la croûte de glace qui couvre, dans St. Jean. Poumo jharënco ; pomles pays humides, les branches ne de la St. Jean, ou qui mûrit des arbres : il est formé par des à la St. Jean. brouillards épais, ou par de la JHAN-FËNNO, coucounié, ou bruine qui tombe & qu'une salo-toupi ; un râte poule, & forte gelée surprend.

populairement, un jocrisse qui On applique aufli ce nom aux mene les poules pisfer ; homme chandelles, ou ftalactites de glace qui se mêle des plus bas soins qui pendent des branches des du ménage. arbres, ou aux gouttieres des JHANGLA ; Crier , & propretoirs.

ment, glapir, qui est le cri d'un On le donne encore à ces lé- chien qu'on frappe. geres croûtes qui s'attachent aux JHANGLA frë; Grelotter, vitres d'un appartement, où l'af- ou tremblorer de froid. semblée a été nombreuse. Cette JHANGLADÎSSO , Glapisfcespece de givre dont la matiere ment d'un chien. est la vapeur de la transpiration JHANGOULA, ou roufla ; de ces assemblées, prend les gémir , se lamenter. = Geindre, formes les plus belles & les plus ou se plaindre sans sujer; lanvariées des fleurs, & sur-tout guillement, & tout bas , à dide tinceaux qu'on diroit con. verses reprises & comme par réz

comme

misere,

flexion : ce qu'ont coutume de aboyeut qui aboie souvent, un faire les enfans gâtés. Fåi pa clabaydeur. jhangoula ; il ne fait que JHÂOUS. Voy. Jhôou. geindre.

JHÂOUVER , jhâouber , jhou. JHANGOULA. Voy. Idoula, ber, jhouver , jholver, ou jhimou bada.

ber; le perfil : plante potagere JHANGOULÂIRË ; Pleureur, du genre de l'ache, du celeri & qui pleure facilement. On a re: de l'anis. Ses feuilles ont une proché à Énée d'être un grand odeur forte , mais aromatique, pleureur. On dit ausli, pleurard. C'est par là principalement qu'on fi! le vilain pleurard. le distingue de la ciguë, décou.

JHANGOULINO, jhangoulin, pée à-peu-près de même. ou jhacoulino; du ripopé , ou Les semences du perfil conc de fort mauvais vin. Du vin appéritives ; ses feuilles pilées ginguet , ou qui a peu de force. font un bon vulnéraire aftrinJHANICOT ; Faim ,

gent.

Cette plante n'a pas plus pauvreté.

de vertu pour faire casser les JHANSÔNO ; La gentiane : verres qu'on rince après l'avoir plante des montagnes froides. La maniée , que n'en a la plante grande gentiane à fleurs jaunes appelée , sfera cavallo , pour dé& verticilées ; elle a des racines ferrer les chevaux qui la foulenc longues, charnues , d'une amer- aux pieds. tume qui surpasse celle de toutes

Ce qui peut avoir fait naître les autres plantes. Cette racine le premier de ces préjugés, c'est prise en substance ou en décoction est , selon le célebre Linné, que le jus de perfil qu'on aura

écrasé entre les doigts, est un le meilleur remede contre la déterlif qui enleve ane certaine goutte.

on&uofité répandue sur la peau , JHÂOU, ou gãou ; plaisir, qui sert à l'adoucir : les doigts joie. De lá le n. pr. Thâouskou. glifient alors difficilement fuc en b. l. gãoussaoudus; gai, ré. le verre qu'on rince ; & l'on joui. De là dérive encore le n. ne manque guere de le casser, pr. Thãousseran , en v. I. réjouis- li l'on y va audi rudement, & Sant. JHÂOUBERTINO, féminin dinaire.

qu'on se dépêche comme à l'oro de Thảoubertin. Voy. Charfiel. JHÂOUVERTÂSSO ; la grandérivé, de jaouber ; perlil.

de ciguë, qu'on distingue du JHÂQUMË, ou jhammë ; v.

pergl & de quelques autres plan1. & n. pr. Jacques. Jhảoumë &

à peu près le même feuillage, Jhaoumêto, sont pris quelque à une odeur désagréable & à des Guillaume & Guil

taches noirâtres dont la tige de laumette. On dit dans quelques la ciguë est parsemée. en lat. endroits, Sënto Jhammë.; &

conium maculatum. l'on entend par là, St. Diégo, C'est celle dont on faisoit ava. le même que, St. Didace.

ler à Athenes à ceux que l'AréoJHÂOUNËJHA; Paroîcre,

page avoit condamnés à la mort; devenir jaune.

c'est ainsi que mourut Socrate : JHÂOUPA ; Aboyer , japper. la ciguë de ce pays-ci n'est pas Les gros chiens aboient , les à beaucoup près aussi mal-faiperirs, jappent.

fance que celle de Grece. JHÂOUPADIS, jhâoupadiso;

JHAPARIÉ. Voy. Thâouparié. aboi. Aboyement des chiens JHAQËT A; Babiller, dédans un chenil.

goiser. JHÂOUPÂIRË ou jhãouparel;

JHARATIÉ ; Cagneux, qui a

tes)

fois pour ,

ou

plus long-temps à faire prise. de gigot avec un quignon, ou

Le gypse est une pierre cryf- gros morceau de pain : une gigue talline friable sous les doigts, est une sorte de danse & d'air ou fous l'ongle. Le plâtre blanc, de musique. Ce qui est différent ou celui qui n'est point mêlé de d'un gigor. terre, comme l'est le plâtre gris, JHILAR; Souillé, fale , mal. résiste à la pluie. Celui de Paris propre. n'a point à cet égard d'avantage JHILIA ; S'enfuir , s'en aller. sur celui de nos Provinces. L'expression, faire gille est popu

JHIBA ; Souffrir , s'inquiéter. laire. lëou jhibë vëirë jhiba ; je JHIMBËLËT ; Un gibeler , souffre de voir souffrir.

un foret ; inftrument pour perJHIBER. n. pr.

Seroit-ce le cer d'un seul coup le fond d'un même que , Gui-bert, ou Vert? muid. Le gui étoit une plante très-re- JHIMBËLÊTO; Une gimbenommée chez nos ancêtres : ses lette ; pâtisserie dure en forme tiges, ses branches sont toujours de petit anneau. pr. gémblette. vertes comme les feuilles. Jhi- JHIMBELỘTO; Une blanbertin , ou ghibertin, diminutif quette , ou gibelote : forte de de jhibert , en dériveroit-il? ragoûc fait de blanquettes d'a

JHIBOURNA ; Gréfiller. Jhi. gneau , ou d'un reste de gigot boůrno; il grélille, il combe du coupés par tranches, auxquelles grélil. Ce météore semble n'être on fait une fausse. que de la neige en petites pelotes JHIMBER. Voy. Jhãouver. durcies.

JHIMBLA ; Tordre , plier. JHIBRA ; Faire du verglas. jhimbla; renverser le corps

JHIBRË ; Le verglas : celui en arriere, le plier en arc en des rues, est de la pluie ou de retombant fur les mains. Clavel la neige fondue qui gele en tom- jhimbla ; clou tortu, ou crochu. bant sur le pavé : il ne gele Clãou jhimblado ; clef forcée. point alors dans l'air à beaucoup âoubrë tou jhimbla ; arbre cour près : mais les pavés ne perdent torty. Cámbo jhimblado ; jambe pas litôt, à raison de leur den- crochue. Pos jhimblado ; ais lité, le degré de froid qui pro- déjecé : il est bombé , lorsqu'il duit la glace ; ils le communi- est courbé réguliérement & à quent à l'eau qui tombe des toits dessein. aux premiers jours d'un dégel : JHÎMBLË; Gaule , housine, c'est cette sorte de verglas qui baguette. occasione des glissades & de JHIMÊLO; Homme de taille terribles casse-cu.

gigantesque. Le terme verglas est composé JHIMÉRI, ou jhumêri ; Un de deux synonymes ; savoir jumar : animal métif engendré du françois , ver ,

d'un taureau & d'une ânesse, verre , & de l'anglois glafs, qui ou d'une jument. = au figuré ; fignifie également, verre. Voyez quinteux , capricieux. beaucoup de mots de cette espece JHIMERIJHË; Quintes, bonrallemblés à l'article Macari. tades, caprices. JHiGo ; Un gigor, ,

JAINÉS, au pluriel. Chinesi ; cuisse de mouton coupée pour n. pr. le Genet , dont il y, a être mangée ; & non une plusieurs especes. Le genet des gigue : termé familier å bien teinturiers, ou la ginestrole , des militaires, à qui on entend pour les teinturiers en jaune. dire, qu'ils ont mangé une tran. Le genet d'Espagne dont les che de gigue avec un chiffon de menus jets nuds ressemblent à pain; au lieu de, une tranche du jonc. On le cultive à cause

dit pour

ou

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