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40 LIS

LIT Rois livroient dans certaines fo. fans garniture, pocage de mai temnités aux Seigneurs de leur lade qui n'eft alTaisonné d'aucun Cour : ces robes étoient mi-par- légume. sies , ou faites d'étoffes de deux LIS, lifsë; luisant. Fa lous couleursi; en sorte que si la partie pots lissës; s'engraisser les levres qui couvroit , par ex. le côté droit en mangeant de la viande , ou de la personne étoit jaune ou d'un ragoût. verte , celle du côté gauche étoit LIS, ou linjhë; mince, flucc. touge ou bleue; ce qui faisoit On dit dans un autre sens de apparemment un habic fort ga. lis, pasla-lis; passer sans saluer Jant dont s'honoroient les sei. ou sans s'arrêter , & que los niar. gneurs de ces temps.

chandises passent debout ou sans L'usage en est passé d'eux aux s'arrêter (paljou-lis) dans une bédaux, aux fonneurs des églises ville, loriqu'elles n'y font ni de Paris , & aux valets de ville débitées , ni même déchargées. de certains endroits, qui dans Voy: Palo-lis. les fonations publiques se cou- Lisco. Voy. Lësco. vrent de pareilles robes mi-par- LISSA. v. I. Lice, ou barri. ties, ou bigarrées de même ; & cade, retranchement. l'on peut ajouter que c'est l'ori- LISTEL; Une cringle de bois : gine des couleurs des gens de telles que celles où l'on suspend livrée : couleurs qui répondoient de la tapisserie. = Toute sorto autrefois à celles que portoient de regle de bois mince & étroite, leurs maitres sur leurs habits & employée à divers usages en dans l'écutson de leurs armoiries. nenuiserie. Lireau est un barba. On en voit des représentations risme. Lipteau, terme impropre. dans les personnages des anciens Voy. Lëndas. vitraux des églises, & des vesti- Lorsqu'on dit une tringle fans ges dans les figures des cartes à rien ajouter, on l'entend d'une jouer.

verge de fer qui sert à suspendre LIPË, ou likët ; friand , & des rideaux. son gourmand. Celui ci mange Un liftel en fr. terme d'archi. avec avidité & avec excès; le teđure : moulure carrée, ou er. friand recherche les morceaux pece de plein entre les canelures délicats. La friandise est un dé- d'une colonne. faut ; la gourmandise un vice. LISTO, ou listro; bande de

LIR GO; Le glayeul. = toile fine, telle que de la moulle. L'iris, ou flambe : plantes con- line ou de la batiste, dont on

garnit les coiffes , les chemises. LÎRË. Voy. Éli.

On dit la bande ou le tour d'une LIROUN. v. 1. & n. pr. le cornette, d'un bonnet, un cour le Loir ,

le rar des Alpes. en lat. de gorge ; & jamais liste, qui glis.

se prend toujours pour un cataLIROUN-LIRO; Fadaises , logue qui comprend le nom de bagatelles

plusieurs personnes. en anglois, Lis, lifo ; poli, lisse. Une lift ; bande , lisiere. C'est de lifcolonne lisse, ou sans ornemens ; tro que dérive le mot fr. la litre, un marbre poli. Bago-lifo; un ou la bande noire, dont un Sei. jonc, ou l'anneau d'une mariée, gneur haut.justicier d'une paou bague sans pierre & sans roisse a le criste droit d'en fálic chaton. Pėsso lizo; piece de non le dedans de l'église , & d'y planoie usée, effacée. Lorsque c'est quer ses armoiries. une médaille , on l'appelle fruf- LISTRO; Tranche. = Langue te. = Côifo lizo ; coile unie & de terre. Sans dentelle. Soupo lizo; porage

LITÊ. Sen litë e qitë ; nous

sommes

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nues.

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commes quittes, 'ou quittes de maison ou de quelqu'autre effee procès. du lar. lis , licis.

qu'il loue. LIUÉN. Da liuén-än-liuén ; de Li seiner , oli loghiers de mái. Join à loin.

fon, o fos mësaj hës për ël, por LOC, luec., lioc ; licu. de jhitar lo logadier de la maison là les n. pr. Bel.loc; Beau-lieu. për la fajna propria (pour fe Loc-Diou ; Licu-Dieu , Abbaye propre habitation ) se covinens de l'Ordre de Cîceaux au 'Dio- non era ën contra , é s'il logadier cele de Rodez, appelé Loc

non paga ,

pot lo jkitar é base Dieu.

mâifo clãourë, é rot aco del loc On voit par ce dernier exem, gadier rëtenër." Cost, d'Al. ple que dans le v. fr. on omet- LÔGO ; Le marché aux moif. toit l'article poffeffif, de, à sonneurs , ou aux vendangeurs, Hexemple du latin done on ve- Le jour & la place où ces journoit de quitter l'usage ; & qu'on naliers s'artroupent pour le louer disoit, 'Loc-Dieu, de même, à des particuliers. La logo ës qu'Hôtel-Dieu, Čkale, ou Che- duberto; on commence à loueç le-Dieu, Fils-Dicu, Fête-Dieu, les inoisfonneurs & à régler le Char-lieu , ou Charles-lieu , &c. falaire. comme on dic en l'ac, locus Dei, LOGOFËTAT; Afdeur, em domus Dei, &c.

prelfement Mais le latin marque les

cas

LOGUER ou logher ; v. 1, différeos par une différente ter: loyer , prix, récompense. Çalxqë minaison ; ce que ne font pas les donara u calit d'aiga frëia sola: langues modernes, formées des mënt ë nom dëscipol, no perdébris du latin ; auxquelles pour dra sa logher. (Quicumque parum cette raison les articles Coni né- dederit calicem aqua frigida in ceffaires ; au surplus, les cermes nomine discipuli non perder merLoc-Dieu , Hôtel-Dieu , & fem. cedem fuam:) blables, sont devenus des noms LOJHER. v. l. ou lougajhë; propres, qui pour cette 'raison Loyer de maison

louage de ne changent pas ; & çe feroit cheval. b. lat. logerium , ou loune faute de dire, loc, ou lieu querium. De là les n. pr. Logica de Dieu , Hôtel de Dieu , &c. & Logere.

LOCẢIO ( Sento ); Sre Léo- LO.LO; Terme de nourrice ; cadie.

le dada, ou le cheval. LÔCO ; La Loche : poisson de LON. lon ; il en saic riviere, d'un quart d'once', très- long ; & non , de long. De lon délicat & remarquable par deux pais longos nouvêlos a beau filers charaus qui lui penden; desmentir qui vient de loin. Sës narines : il a de même quarje bar. ēstëndųe de rou foun lon ; il est billons rouges qui lui pendent de combé à plate-terre, il est tombé la mâchoire fupérieure , & un tour de son long. Acad. On die autre à chaque coin de la bou. de même, couché', ou érendu che. Il eft ran's écailles,

tous plac dans son lit , & felon. LÔCOU; Un innocent, un l'Acad. couché tour de son long, benêc. en ital. loco ; imbécile. LONC. v. l. Le long, aupres, LÔF10, ou alofi

. Yay. Bëj- Lonc la via; le long du chemin, síno.

Lonc los pés ; (leçus pedes. ) LOGADIER. V. I. Locataire. Lonc la yerrari (juxta verita, 5 Árrisan, journalier.

iem. ) LOGAT ; ' Cassé, accablé de LONGO ; Une couleuvrę; les fatigue.

paysans superstitieux n'oferit la LOGHIER, ou loguier ; v. l. nommer par son nom, qurile Loueur, ou propriétaire d'une croient de mauvais augure. Tome II.

F

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LONG’AMÂI ën bono fanta , - lou loubët ; faire le diable à quac'eft proprement, longuement & tre. Voy. Maou-loubët. en bonne santé : compliment LOUBIẾIRO. Voy. Qoubiciro. abrégé qui revient à , je sou- LOÛBO ; Louve', femelle du haite que vous le portiez ou loup. au figuré femme de que vous l'habitiez long-temps mauvaise vie. en bonne santé, selon qu'on Une louve en fr. est aussi un parle d'un habit neuf, ou d'une oucil de fer qu'on attache à maison qu'on habite nouvelle- une lourde pierre de taille pour ment. C'est le même que le com- l'élever à un attelier au înoyen pliment latin, ad multos annos , d'un treuil, ou d'une grue. qu'on fait au Pape le jour de son LOÛDRO ; La bourbe des exaltation ; puissiez-vous long- caux croupissantes d'un étang , temps en jouir.

d'un marais. Le limon n'a rien LONGANO, ou patët ; Lam- de fale , comme la bourbe , ou bin.

il s'engendre de la vermine & où LÔNGOS; Les viettes de la les canards barbotent. vigne : bouts de sarmens qu'on LOUFA , loufina. Voy. Bëja coupés à un pied au · deffus sina. du cep en taillant la vigne. LOÛFIO, lofio, ou alofi. Voy. Douna las longos ; tirer au Bëssîno. vin ; on en a davantage ; mais LoûFO loub ; Velle de c'est un moyen de détruire la loup : sorte de champignon. vigue.

L'espece arrondie en boule qui LÔOUZIÉ ; Le laurier. contient , lorsqu'elle est mûre ,

LORMAN; Le Homar: grande de la pouflere & du côton, eft ou monstrueuse écrcville de mer. propre à arrêter les hémorraLOSC. v. l. Borgne.

gies : il y en a de cette espece LOT. v, 1, Bouc, argile. El qui ont jusqu'à un pied de lot. n. pr. la boue.

diannetre. LOU, luzêrno , ou lucano ; LOUGADIS (oustãou); MaiUne lucarne : petite fenêtre pour son à louer ; & non, à lover. aller sur le toit, ou pour éclai- LOUGADOU , ou bâilë i rer un ga!ecas. en anglois , loup- Maiire valet , chef des journahole; petite fenêtre.

liers , chargé de les louer & LOU ; Le jeu de la queue leu. d'être à leur tête', pendant le leu , que font les enfans rangés travail. en file & qui se tienuent plu- LOUGÂJGË

; Loyer. en v. Geurs ensemble queue-a-queue. fr. loger. b. lat. logerium. En v. fr. leu; loup. De là le n. LOÙIRO; Une loutre : qua

drupede amphibie qui a la LOU, ou loub; Un loup & poil brun, le museau pointu , son augnientatif, loubatas ; gros les dents comme les fouines, & vilain loup carnassier; tel que les oreilles au-dessous des yeux, celui connu par ses ravages dans les jambes courtes, les doigts le Gevaudan en 1764. Loubatou ; des pattes égaux , & palmés ' louverau, ou jeune loup. Cou. comme ceux des oies. Il plonge fcu coumo lou lou-blan; connu & vit de poisson. comme le loup gris, ou comme LOÛIRO, ou fouiro ; Femme Barabas à la Pailion.

débauchée. LOUBATÂDO; La portée d'une LOUJHIS ; Une hộ:ellerie, louve , louveraux d'une ventrée, une auberge : termes plus usités nichée de louvetaux.

dans ce sens que celui de , LOUBET , ou loubarou ; Lou- logis, qu'on mei sur les ensei. Vetau, Loubët ; le diable. Fa gues de ces majsous ; bon logis.

pr. St. Leu.

un

villes ,

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route.

mouton.

L'hôtellerie est pour les voya- 'maisons : cette enseigne qu'on geurs & les passans qui font rend aussi en fr. par le terme , logés & nourris à tant par repas. bouchon ; & non ,

bandiere, L'auberge se dit également pour ni banniere, est un rameau, les personnes de séjour dans les chou , une serviette au bout d'une

comme pour les voya- perche, ou plusieurs bouchons geurs ; soit que l'auberge soit de bouteille enfilés en différentes dans une ville ou sur une formes. Et cette derniere ensei

gne est celle des marchands do La différence entre l'auberge vin de la Capitale qui a donné & le cabaret , où les habitans le nom fr. par préférence aux d'une ville vonc également boire autres. & manger ; c'est qu'on va pren- LOUNJHÊIRO, en dit pour, dre ses repas ordinaires à l'au. linjheiro. Dans la b. lat. Longieria berge , & qu'on va au cabaret & lingeria , d'où a été formé se régaler avec ses amis, leur le fr. linge. donner une fêre & se réjouir avec

LOUNZO coustélétos , ter-. eux. Il n'y a guere que les arti- me de boucherie; uu haut côté de fans aisés, ou ceux de ce rang, qui aillent au cabaret , ou à la LOÛPIO; Une loupe. guinguette , qui est un cabarer LOU QË ; Celui qui. La ; hors de la ville.

celle qui : au lieu de, aquël . La gargore & la taverne où Aqëlo , qui est moins élégant. l'on boit & où l'on mange, ont LOUR ; Laid , sale. en v. fr. cela de commun ; que la premiere ord. Voy. orë. est l'auberge , & l'autre le caba- LOURDËJHA , ou aourëza i ret du bas peuple, ou des pau- Salir. yres gens.

LOURDÎJHË ; Laideur, difL'auberge est plus décente que formité , saleté. le cabaret ; celui-ci plus honnêre LOUTA; Faire une loterie de que la taverne & la gargote. Un quelque effet; & non, loter Ecclésiastique étranger dans une qui n'est pas françois. Louta ville va forc décemment à l'au- uno mostro ; faire une loterie berge ; il se feroit tort d'aller au d'une montre. Une loterie est cabaret.

un vrai jeu de hazard & jeu Quand on veut se servir d'un ruineux pour bien des gens. On terme honnête avec l'hôte, ou dit qu'elle est ouverte le cabaretier dont on ne sait pas qu'il y a de billets à remplir. le

on lui dit, M. le LOUVËN (San) ; Sc. Luo Maître.

pentius, Abbé de St. Privar de LOUMBÂRDO ; La grosse Mende.. guigne , la guigne rouge.

LUCÂDO; Un rayon de soleil. LOUNGÄGNO, ou loungâno; Pariirën à la prëmieiro lucado ; Un musard , un lambin, nous partirons au premier rayon homme lene dans ses entrepri. de soleil , ou de beau temps. Au ses & long à tout ce qu'il premier bon intervalle que nous fair.

donnerą la pluie. LOUNGARUT; Longuet , ou LUCÂMBRO, ou lufcâmbro. un peu long.

Voy. Luzëto. LOUJHỂIRO, bandieiro, ou LUCHA ; Lutter : s'exercer à cataloûgno; Un bouchon : mai: la lutte : ce qui est différenc de , son bourgeoise où l'on vend du luter, ou enduire de lut, qui vin en détail.

s'écrivent différemment l'un & LOUNJHẾIRO , est aussi l'en. l'autre de Luther; Moine apoltat Seigne qui pend devant ces chef des Luthériens appolés Prom

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tant

Dom

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teftans , à cause de la protestation tement au lat. tertia folvet, de qu'ils firent contre un décret mêine que ces autres mors latinší publié contre eux à la diete de inter duos litigante's tertius gauSpire.

det , répondent assez à ces niors. LUCHËT, anduzat , ou pålo- ci ; le troisieme einporte la lutic. biĉisso ; Un loucher : outil de LUCRË... Petir oiseau de labour qui ressemble à la beche chant de la taille & du genre du de Paris, & à la vanga d'Italie, Tarin, avec lequel seul on peut qu'on pousse de même vertica- le confondre : il en differe par lement de la main & principa- les caractere's suivans. lement du pied, qui prelle sur le Le Lucre a le dellus de la tête talon du loucher ; dont le fer noir, le front, le bout des plus & lę manche sont d'une venue , mes de la queue & le bas-ventre ou sur le même plan ; comme blancs ; le croupion ; les tenipes ceux de la beche & de la pellei jonquille ; le dos vert foncé ; les

L'Académie dit , Loucher : jambes & le bec couleur die forte de hoyau : ce qui eft forc chair ; les narines haures & cas different ; le boyau étant em- chées. marché comme la pioche, le pic LUGAR, lugra , flaou marjhë; & la marre : en sorte que le fer L'étoile du matin l'étoilé do de ces outils fait avec le manche soir; la thême que la planetto de un angle d'environ 45 degrés, Venus ; celle des planettes de & que de plus il faut frapper la notre tourbillon qui après la terre avec le hoyau comme avec Lune est la plus apparente, ou ces autres outils. En un mor le qui donne plus de clarté, lorfboyau n'est autre que noire, qu'elle est dans son plein : elle Trenco lârgo, très-différente dú eft de même grandeur que la loucher. Ces négligences dans'un terre. en lat. jubar. Lugar; ou ouvrage tel que celui de l'Aca: lügrë , du lat. lucere. démie, rendent bien bardonna- LUGAR, ou lugra , avec l'arbles les fautes de celui-ci. ticle défini, lou, se prend cou

LUCHËTA; Pater un champ foors pour Venus ; mais avec au loucher, le bécher au lou l'article indéfini , on l'enrend en chet : inftrument, avons-nous général des planertes. Aco's un dit, un peu ressemblant à la lugar : ce qui peut également beches & celui-ci très différent tomber sur Venuš , Jupiter 86 de, l'aisado. Douna dos poun- Saturne car pour les autres, chas luchë ; défoncer un champ elles font hors de la portée du à deux traits de louchet, ou à peuple. Goudouli à même pris la profondeur de deux fers de un de ces noms pour toutes Torloucher ; & non, palaverfer s tes d'étoiles, dans ce vers. La tërme de nouvelle fabrique. tristo nêit për möuftra fous tugras.

LŮCAO , ou låiro ; Là lurte. LŪGRÉ Louche. = Lúgrës ; Jhouga d la lůcho ; lutter par jeu les yeux. avec quelqu'un. A las trës sou LUGRËJHA ; Briller, dérivé túchos ; je t'attends à la troisie- de lugre. me : façon de parler proverbiale LUKËTO, lukët , ou broukệto ; que Moliere a rendu équivalein- Urie allumette : oh fes fait commeut dans l'Étourdi par : munément en Languedoc avec

des bâton's de Chenevõrre, les Er trois ; :

meilleures de toutes les aliunietQuand nous serons à dix, tés ; dérivé d'aluca'; allumer, en Nous ferons une croix:.

espgl. luquete. Lukëto ; chicot

de bois indrt. de Languedocien répond exac- LUN » lum ; cu lamë '; Une

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