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que pour aller à la découverte pour harceler les ennemis dans une retraice. Ils ne combattoient ordinairement qu'à la débandade, & on les regardoit, comme la partie la moins considérable de la Cavaz lerie Légére.

Sous Henri IV. il y avoit des Carabins qui ne faisoient pas un corps séparé, mais dans chaque Compagnie de Chevaux - Légers on en mettoit cinquantc , qui n'avoient point d'autre Capitaine , n'i dę Cornette, que le Capitaine & le Cornette de cette Compagnie. Ces Carabins sous Louis XIII. formerent des Regimens & on fit sous ce regne pour les Carabins, ce qu'on a fait sous celui de Louis XIV. pour les Carabiniers, qui étoient répandus dans les Regimens de Cavalerie-Légere, & qui forment le Regiment des Carabiniers,commandés aujourd'hui par M. le Comte d'Eu, Grand-Maître de l'Artillerie.

La Cavalerie, qui est un corps de gens de guerre qui combattent à cheval, est aujourd'hui composée de plusieurs corps. Les uns sont en Compagnies, les autres en corps de Regimens. Les Gardes-du-Corps du Roi, les Gendarmes, les Chevaux-Légers, les Mousquetaires sont sur le pied de Compagnie, & n'entrent point en Regimens. Le reste de la Cavalerie est distribuée en Regimens , & eft commandée par des Mestres-de-Camp, sous le nom général de Cavalerie-Légére, mais ce nom ne doit pas être confondu avec les Compagnies des Chevaux-Légers d'Ordonnance. En général les uns & les autres, quand ils sont sous les armes , forment des corps appellés, Elcadrons.

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Le preinier Officier de Cavalerie est le Colonel Général de la Cavalerie , qui la commande partout.

La seconde Charge de Cavalerie est le Mestre-de-Camp Général , qui a la même autorité, & la même inspection sur la Cavalerie, en l'absence du Colonel Gé. néral.

La troisiéme Charge est celle de Commisfaire Général , dont la fonction est de tenir un état de la Cavalerie , d'en faire la revue, quand il lui plaît, de rendre compre au Roi de la force des Compagnies, & de la conduire des Officiers.

CAVALIER , est un homme de guerre, qui fert & combat à cheval ; il est distin

; gué du Fantaffin par le mot de Maître. On dit cette Compagnie est de trente, ou quatante Maîtres, non compris les Officiers.

CAVALIER, en terme de fortification, eft pris pour une élevation de terre, donc la maffe est ou de figure ronde , ou en quarré long ; le fommer est en plate-forme, qui bordée d'un parapet couvre le canon qu'on y met en batterie ; la hauteur doit étre proportionnée à celle du terrein, qui lui est opposë, du côté de l'ennemi', parceque l'on est obligé de découvrir , & de commander ce terrein avec avantage.

Les CAVALIERS, que l'on fait sur l'enceinte d'une place, foit vers le milieu de la courrine , foir dans la gorge du bafo tion,ont ordinairement quinze ou dix-huit pieds au-deffus du terrein plain du Rempart. Leur front, ou leur largeur dépend du nombre de piéces, qu'on y veut loger, en observant qu'il faut donner dix ou dou

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ze pieds de distance entre chaque pièce pour la commodité de ceux, qui servent le canon.

CAVIN, est un lieu creux, qui sert å couvrir les Troupes , & à favoriser les approches d'une place, ce sont des terrains commodes pour ouvrir la tranchée sans craindre le feu des assiegés.

CAZEMATTE , place baffe , ou flanc bas, est une plate-forme pratiquée dans. la partie du fanc proche la courtine , & qui fait une retraite, ou un enfoncement: vers la capitale du: bastion. Une.cazematte: eft quelquefois composée de trois plateformes par degrés, l'une au-deflus de l'autre, le terre-plain du: bastion étant la partie: la plus élevée, on donne aux deux autres: le nom de place bafle ; c'est derrière leur parapet , qui fait front sur l'alignement. du fanc, qu'on loge. du canon chargé à. cartouche, pour battre le fond du forleLes pièces de canon y sont à couvert des batteries de l'ennemi, par des masses de: terres revêtues de murailles, appellées oril-lons, ou épaulemens.

Les CAŽEMATTES sont les plus parfaites de toutes les deffenses d'une place; elles sont excellentes dans les fossés pleins. d'eau, parce qu'elles empêchent l'ennemi d'élever des fascines , & des terres pour combler les foffes , & fi la plus baffe des plate-formes se trouvoit inondée, les deux plus hautes sont toujours à couvert de l'inondation. Dans les follës secs les cazemattes n'ont pas le même avantage ; l’Affiegeant se peur couvrir, & s'enterrer dans: les fulles secs en creusant des traverses

&

qui ne font point exposées au canon des cazemattes.

CAZEMATE , fe prend aussi pour les puits & les rameaux, que l'on fait dans le rampart d'un bastion, jusqu'à ce que l'on entende travailler le mineur, & qu'on ait éventé les mines.

CAŻERNES , sont de grands corps de logis remplis de chambres construits pour loger les Soldats à la décharge, & au soulagement des bourgeois. Les cazernes sont ordinairement entre le rampart, les maisons d'une Ville de guerre ; dans chaque chambre de corps de cazerne il y a trois lits, & trois Soldats couchent dans un même lit. Les cazernes d'Infanterie sont separées du corps des cazernes de la Cavalerie , & des Dragons, comme sont celles de Nimes , & de plusieurs auttres endroits. Ces bâtimens se construi. sent aux dépens des Bourgeois dans les grandes Villes , & aux dépens du Roi dans les petites.

Le Roi par une Ordonnance du mois d'Octobre de 1716. pour décharger ses Sujets du logement personnel de les Troupes, avoit Gidonné de choisir , & de louer des maisons vuides, convenables pour cazerner les Gendarmes, Cavaliers, & Dragons, avec des écuries suffisantes pour leurs chevaux, aussi-bien que des Maisons pour loger les Soldats. On ne choisissoit des inaifons particulieres, que par provifion , jufqu'à ce qu'on eut construit des cazernes dans les principales Villes du Royaume, pour y pouvoir loger plus commodement les gens de guerre , & les tenir par ce

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moyen dans une exacte discipline. On avoie pour cela imposé des sommes sur les vingt Généralités du Royaume, afin de subvenir aux dépenses necéffaires à cet établifler i ment. L'état & les devis de ces cazernes avoient été faits par une Ordonnance du 25. Septembre 1719. mais le projet souf. frit de fi grandes difficultés dans son execution, que le Roi se crut obligé par un Arrêt de son Conseil du 11. Octobre 1724. ; de revoquer tout ce qui avoit été regle à ce sujet par l'Ordonnance du 25. Septembre 1719. Par-là le logement des gens de guerre a été remis sur le pied où il avoit été sous Louis XIV. Cependant Sa Majesté permet le cazernement aux Vile les , qui le préférent au logement personnel, à condition d'en fupporter les frais.

Dans les Provinces intérieures du Royaume , où le cazerneinent est toleré, les Officiers , & les Prévôts, s'il y en a au Regiment , ne peuvent rien exiger pour le logement , qui leur est donné en nature, & non en argent. Pour ce qui est accordé aux Gendarmes , Cavaliers , Dragons & Soldats cazernés à titre de chaufage , & uftencille, les Intendans en font faire le payment conjointement avec le prêt conformement aux Articles 80, 81, de l'Ordonnance du rs. Avril 1718. sur les fonds de l'extraordinaire des guerres. CEINTURON, Voyez Epée.

CENTRE du Bataillon, c'est le milieu duB ataillon. On dit vuider, quarrer le cen tre d'm bataillon , quand on veut mettre à couvert les drapeaux & les bagages, lorf

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