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main, et l’ARITHMOMANCIE, qui consistait à consulter les nombres.

Devins célèbres.

43. Les devins les plus célèbres chez les anciens furent Amphiaraüs et Calchas. Amphiaraüs, qui vivait au temps de la guerre de Thèbes, était fils d'Apollon et d'Hypermnestre. Son art lui devint fatal. Ayant appris qu'il périrait au siége de cette ville, il se cacha pour éviter le sort qui le menaçait ; mais Ériphyle, sa femme, séduite par l'offre d'un collier, découvrit sa retraite à Polynice. La veille du jour qu'il devait périr, comme il était à table avec les chefs de l'armée, un aigle fondit sur sa lance, l'enleva, puis la laissa tomber dans un endroit où elle se changea en laurier. Le lendemain, Jupiter précipita d'un coup de foudre le malheureux Amphiaraus dans les entrailles de la terre.

Calchas fut le grand prêtre et le devin de l'armée des Grecs qui allèrent faire le sjége de Troie. Il prédit en Aulide que le siége durerait dix ans, et que les vents ne seraient favorables que lorsqu'on aurait sacrifié à Diane Iphigénie, fille d’Agamemnon. Consacré à Apollon, Calchas reçut de ce dieu la science du présent, du passé et de l'avenir; et les Grecs n'entreprenaient jamais aucune action sans le consulter. Il était dit qu'il mourrait, lorsqu'il aurait rencontré un devin plus habile que lui. En effet, après la guerre de Troie, il alla à Colophon, où il mourut du chagrin de

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Questionnaire. 43. Quels furent les devins les plus célèbres chez les anciens ?

n'avoir pu deviner les énigmes d'un autre devin, nommé Mopsus.

Augures, Auspices, Aruspices. 44. On appelait AUSPICES le présage tiré soit du vol ou du chant des oiseaux, soit de l'inspection des entrailles de la victime; l'augure était le ministre chargé d'observer le vol ou le chant des oiseaux; ce mot augure était employé quelquefois pour le présage même; l'aruspice était le prêtre chargé d' server les entrailles des victimes.

45. L'AUGURE se tournait du côté de l'orient et désignait avec son bâton augural une partie du ciel. Il examinait ensuite avec attention quels oiseaux paraissaient, de quelle manière ils volaient, comment ils chantaient et où ils se trouvaient. Les signes qui paraissaient à gauche passaient pour être heureux, parce que ce qui paraissait de ce côté-là partait de la droite des dieux; et ceux que l'on voyait du côté droit étaient considérés comme de mauvaise augure. Les oiseaux dont on observait le plus fréquemment le vol et le chant étaient l'aigle, le vautour, le milan, le hibou, le corbeau et la corneille. De tous les signes du ciel qui servaient à prendre l'augure, les plus sûrs étaient le tonnerre et les éclairs, surtout quand il tonnait dans un temps serein.

46. La manière la plus ordinaire de prendre l'augure consistait à consulter les 'poulets sacrés, aux

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Questionnaire. 44. Qu'entendait-on par augures, auspices et aruspices? - 45. Comment les augures s'acquittaient-ils de leurs fonctions ? - 46. Quelle était la manière la plus ordinaire de prendre les augures ?

quels on jetait une espèce de pâtée. S'ils la mangeaient avec avidité, c'était un signe favorable, et surtout si une partie de ce qu'ils mangeaient retombait par terre. Si au contraire les poulets refusaient de manger, ou s'ils s'envolaient, c'était un présage funeste. Les généraux mêmes des armées les consultaient avant que de livrer bataiile. On faisait ordinairement venir ces poulets de l'ile de Négrepont.

47. Les fonctions des ARUSPICES étaient de prédire l'avenir en considérant les mouvements de la victime avant le sacrifice. Ils examinaient aussi la flamme, la fumée et tout ce qui arrivait pendant cette cérémonie. Lorsque les entrailles de la victime étaient ouvertes, ils les observaient attentivement et en tiraient des conjectures. Les Romains avaient emprunté cette science des Étrusques.

Des Expiations. 48. L'EXPIATION était un acte de religion établi pour purifier les coupables et les lieux que l'on croyait souillés. On donnait aussi à cet acte les noms de purification, d'ablution et de lustration.

49. Les expiations ou purifications'ordinaires avaient lieu avant quelque acte de religion. Le prêtre trem-pait une branche de laurier ou des tiges de verveine. dans l'eau lustrale, et faisait des aspersions sur le peuple. Il y avait des purifications extraordinaires qui se faisaient dans des temps de peste, de famine, ou de quelque autre calamité publique. Les purifications

Questionnaire. 47. Quelles étaient les fonctions des aruspices ? — 48. Qu'était-ce que l'expiation ? --- 49. Quand les expiations avaient-elles lieu ?

particulières ordinaires étaient très-communes ; elles ne consistaient qu'à se laver les mains avant quelque acte de religion avec l'eau commune, quand cet acte se faisait en particulier, ou avec de l'eau lustrale à l'entrée des temples et avant les sacrifices. Il y en avait qui croyaient acquérir une plus grande pureté en se lavant aussi la tète, les pieds, quelquefois tout le corps et leurs habits même. Il y avait aussi des expiations qui avaient lieu pour tous ceux qui avaient commis quelque grand crime, comme l'homicide; mais alors le coupable ne pouvait se purifier lui-même. Il n'y avait qu'une espèce de prêtres appelés pharmaques qui pouvaient le purifier et lui permettre ensuite d'entrer dans les temples ou d'assister aux sacrifices.

De la Magie. 50. La Magie était l'art de produire des choses extraordinaires, au-dessus du pouvoir de l'homme, par le secours des dieux. Il y avait deux sortes de magie : la THÉURGIE, qui consistait à invoquer des divinités bienfaisantes, et la GOÉTIE, lorsqu'on n'invoquait que des génies malfaisants. C'était pendant la nuit et dans des lieux souterrains que les cérémonies de cette dernière sorte avaient toujours lieu. Le but de la magie était d'obtenir des dieux ce que l'on désirait, de réussir dans quelque entreprise; les anciens étaient si persuadés de l'efficacité de ces mystères, qu'ils croyaient que les prodíges de valeur d’Hercule, de Jason, de Castor, de Pollux et des autres héros, étaient dus à leur initiation à ces mystères. C'était

Questionnaire. 50. Qu'est-ce que la magie?

par le moyen de la magie que l'on invoquait les mânes.

De l’Astrologie. 51. L'ASTROLOGIE est l'art prétendu de prédire l'avenir par le moyen des astres. Cet art prit naissance en Chaldée et passa en Égypte, puis en Grèce. Les astrologues, pour en imposer au vulgaire, s'acquittaient de plusieurs pratiques religieuses.

Questionnaire. 51. Qu'est-ce que l'astrologie ?

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