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N°. III.

CETTE main de marbre noir, ou plûtôt de pierre de touche, a fix pouces huit lignes dans toute fa longueur. Elle eft d'un très-beau travail, & d'une confervation parfaite. C'eft la main gauche d'une jeune femme. Elle a été faite pour être jointe à une figure, c'est-à-dire, qu'elle n'a point été rompue. Il fe peut même qu'elle ait fait partie d'une figure dont le corps étoit d'une matiére différente, car les Romains ont aimé ces mélanges.

N. IV.

CETTE chévre a neuf pouces neuf lignes de longueur, & deux pouces quatre lignes de hauteur. Ce petit bronze eft bien confervé, & n'a point été mal exécuté. Le poil même s'y trouve fort bien traité.

N. V.

LA confervation de ce petit bronze, & la précifion de fon travail, ainsi que celle de fon trait, ne laiffent rien à defirer. Il repréfente une oie dont la hauteur eft d'un pouce & demi, & la longueur d'un pouce dix lignes. On fçait quel cas les Romains faifoient de cet animal, qui leur avoit rendu un fervice important. D'ailleurs fa forme & fes mouvemens, qui font favorables au deffein & aux ornemens, ont encore contribué à le faire représenter fouvent fur les monumens Romains. Je conviens cependant qu'il y a bien autant de raifons pour regarder cet animal comme un cygne.

ས ུང་

PLANCHE XCVI.

N°. I.

CETTE patère ronde, plate & fans aucune efpéce d'ornement, eft de bronze, & n'a pas fouffert la moindre altération. Elle a cinq pouces & demi de diamètre, & sa queue qui fe termine en pointe pour être introduite avec plus de facilité dans un manche, a deux pouces neuf lignes de longueur.

No. II.

IL eft conftant que ce couteau de bronze peut avoir fervi à plusieurs ufages particuliers; mais comme tous les Antiquaires ont coûtume de rapporter ces fortes de monumens au culte des Dieux, je croirois volontiers que celui-ci étoit destiné aux facrifices; le cuivre, que les Anciens regardoient comme pur de fa nature, ayant toûjours été confacré aux Dieux, & pouvant, felon eux, par une vertu fecréte, chaffer les fpectres & les efprits impurs. Ce qui confirme les preuves que j'ai données de l'antiquité du cuivre, qui eft un des premiers métaux que l'on ait employé, & dont, par cette raison, l'on a continué de fe fervir dans les cérémonies religieuses. La forme du manche de ce couteau eft finguliére, & même incommode. La poignée étant trop petite pour la main, étoit fans doute recouverte par une feconde poignée de corne, de bois, ou d'ivoire. Quoi qu'il en foit, ce couteau a treize pouces neuf lignes dans toute fa longueur, depuis la pointe jusqu'à la béliére qui porte l'anneau qui fervoit à le fufpendre. Le manche a trois pouces dix lignes dans fa longueur extérieure, & la Jame a quinze lignes dans fa plus grande largeur.

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Schol. de Théoc. Idyll. 2. v. 36.

N°. III.

CETTE lance de bronze eft du plus beau travail. Les filets qui naiffent de fa plus forte extrémité, & qui vont toûjours en se réunissant jusqu'à se réduire à rien, sont répandus fur la partie ronde qui donne toute la force à cette arme, & ne peuvent être plus parfaitement exécutés. Ce fer de lance (car on ne peut s'exprimer autrement en notre langue) a sept pouces moins deux lignes dans toute fa longueur, vingt-deux lignes depuis fa bafe, s'il eft permis d'appeller ainfi cette partie, jufqu'à l'élargiffement de fa hampe. Le trou percé dans la circonférence, & qui fervoit à fixer cette arme offenfive dans le bois, eft à huit lignes de fa plus forte extrémité. Ce trou eft ouvert avec foin de chaque côté dans un champ liffe, réservé dans les filets qui font l'ornement de cette partie ronde, & qui la couvrent d'ailleurs en entier.

N. IV.

CE cafque de bronze eft d'un ouvrage fort simple & fort léger. Les monumens de son espéce font extrêmement rares. Celui-ci a neuf pouces de longueur extérieure, & huit pouces une ligne dans fon intérieur. La raison de cette différence vient de la faillie qu'il a fur le devant. Elle est sensible dans le deffein on voit qu'elle vient mourir fur la partie de derriére. Sa largeur eft de fixpouces neuflignes; ce qui conftate un ufage qu'on auroit peut-être révoqué en doute, c'eft que les Romains doubloient leurs cafques, & y mettoient une espéce de coëffe; car il n'y a point ordinairement de tête qui foit de cette proportion: & cependant cette arme défensive devoit néceffairement, pour plufieurs raisons, être jufte & ferme fur la tête. La profondeur de ce même cafque eft encore une autre preuve de cet ufage, puisque la hauteur, jufqu'au plus haut du bouton, eft de fept pouces quatre lignes. Le bouton, fans compter l'élévation

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imperceptible d'où il prend sa naissance au haut de la circonférence, a un pouce de largeur, & dix lignes de hauteur; il est orné par une espéce de feuillage. On en peut remarquer le deffein dans la Planche. On voit à l'extrémité du rebord un cordon,qui fait le tour de la piéce,& fe trouve furmonté par des filets; & de peur e cette arme défensive ne fût trop pefante, on a eu foin de faire le bouton creux. En un mot, cette belle antique est fondue avec une si grande légéreté, qu'elle n'a guère plus d'une ligne d'épaiffeur, & que tout le morceau ne péfe aujourd'hui que deux livres & quatre gros, quoiqu'il foit rempli de craffe, de verd-de-gris, & de foudure que l'on a été obligé de mettre depuis peu pour foûtenir quelques piéces que le temps avoit féparées. On y voit encore de chaque côté la tête des attaches de bronze qui fervoient à le tenir en état, en l'affujettiffant fous le menton.

N. V.

CE beau mors de cheval a quatre pouces & demi dans fa plus grande largeur, & quatre depuis les anneaux qui fervoient à paffer les rênes. Les Romains n'avoient point d'autre mors pour conduire leurs chevaux, fi nous en croyons les Auteurs: car les chevaux des ftatues équeftres qui font venus jufqu'à nous, n'ont absolument rien dans la bouche.Les Romains ne faifoient donc ufage que de ce que nous nommons aujourd'hui un filet. Il paroît par celui-ci qu'ils étoient arrondis & non brifés. Ce petit monument eft de bronze, & fi parfaitement confervé, que l'on pourroit s'en fervir, comme s'il fortoit de la main de l'ouvrier.

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N°. I.

CE numéro représente un verre antique, fur lequel on voit en relief un vase orné de branches & de feuilles de lierre. Ce relief eft de couleur blanche, & le fond eft bleu. J'ai préféré ce morceau à tous ceux que je pofféde en ce genre, à cause de la forme du vase que l'on y voit repréfenté. M. Mariette, dans fon Traité des pierres gravées, rapporte avec exactitude la découverte de M. Montami, qui a retrouvé la compofition des Anciens. Je renvoie le Lecteur à cet ouvrage, où il verra qu'autrefois on imitoit non-feulement les camées, ou plûtôt les agathes de deux & de trois couleurs, mais qu'on les retouchoit au touret, avec la poudre de diamant, c'est-à-dire, avec le même outil, & de la même façon que l'on travailloit les pierres fines. M. Mariette parle de cette opération dans fon Traité des pierres gravées; & j'en ai dit auffi quelque chofe dans un Mémoire fur les vafes, qui fera inféré dans le Recueil de l'Académie des Belles-Lettres. Ce verre feroit un peu trop grand pour une bague.

No. II.

CETTE table gravée fur une très-belle cornaline, mais dont l'ouvrage eft affez mauvais, mérite cependant quelque attention par la fingularité de fa forme. J'ai vu autrefois vû entre les mains de M. De Boze, une pierre gravée trèsapprochante pour l'idée de la table qui y étoit repréfentée; mais il y avoit dans fa forme & dans fes contours des différences affez confidérables pour m'engager à donner celle-ci.

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