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FAUTES A CORRIGER,
Pace 7. ligne 12. Planche LXXIII. lifez, Planche LXXIX.
Pag. 43. lig. 6. Odescachi, lis. Odescalchi.
Pag. 47. lig. 29. en double , lis en douille.
Pag. 51. lig. 18. No. 1. lis. No. II.
Pag. 54. lig. derniére, Caunacas , lis. Caunakes.
Pag. 58. lig. 19. & c'est ce qui m'a, lis. & c'est ce qui a.
Pag. 112. lig. 13. gryhhons, lis gryphons.
Pag. 129. lig. 27. Planche XLII. lis. XLV.
Pag. 167. lig. 12. connoissance parfaite, otez parfaite.
Pag. 171. lig. 27. Planche LXXXVII. lis. LXXXV.
Pag. 189. lig. 1. Planche LI. lis. LIY.
Pag. 193. lig. 20. varni, lif vernis.
Pag. 211. lig. 22. Planche LX. lis. LXIII.
Pag. 237. d la marge, Planche LXVII. lis. XCI,

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RECUEIL D'ANTIQUITÉS E'GYPTIENNES, E'TRUSQUES,

GRECQUES ET ROMAINES

PREMIERE PARTIE

DES EGYPTIEN S.

ORIGINE des Egyptiens se perd dans

les temps fabuleux ; & l'histoire ne nous L apprend rien des commencemens de ce

Peuple. Il s'y montre d'abord avec des traits de sagesse & de grandeur qui cara

Etérisent toutes ses idées. Nous le voyons environné des Arts , qu'il a approfondis, parce qu'il en a connu la vaste étendue & toutes les finesses : & comme l’Egypte et la source où les Anciens ont puisé les principes

А

du goût, nous ne pouvons mieux faire

que

de commencer par elle l'examen des monumens échappés à la barbarie

des temps.

n'a

Les mystères dont les Egyptiens ont enveloppé leur Religion, pour

, pour lui concilier plus de respect, ont couvert leur histoire même d'un voile impénétrable; & ce Peuple qui sembloit ne vouloir travailler que pour la postérité,

pas prévû qu'en employant une écriture symbolique, connue sous le nom d'hiéroglyphes, il mettoit lui-même obstacle à son dessein ; tant il est vrai que les vûes des hommes sont bornées & très-imparfaites.

Les antiquités Egyptiennes sont donc de nature à ne pouvoir être parfaitement éclaircies. Il faut le plus souvent se contenter d'entrevoir quelques pensées; & l'explication, telle qu'on est en état de la donner aujourd'hui, ne sçauroit jetter assez de lumiére sur aucun point del'histoire. La connoissance qu'il nous est possible d'avoir de ce Peuple, eft renfermée dans un petit nombre de figures & de caractères. Malheureusement encore le peu que nous en sçavons eft couvert d'obfcurité , & fe ressent du mystère qui regnoit dans ce pays. C'est pourquoi je serai obligéde remettre sous les yeux

du Lecteur une partie des conjectures déja proposées,& même de les tirer quelquefois des Auteurs modernes. Cependant je tâcherai de tomber rarement dans ces sortes de répétitions ; & je m'attacherai aux morceaux qui n'ont point été rapportés, ou dont l'explication m'a présenté quelque chose de nouveau. J'aurois voulu ne pas confondre les temps, & comme je l'ai souvent remarqué, distinguer la plus haute antiquité, du siécle des Ptolemées ; mais pour s'en bien acquiter, il faudroit avoir plus de morceaux de comparaison. J'ai, furtout, eu soin de marquer le temps qui se ressent de la domination des Romains : ce qui n'a point été difficile; car c'est-là l'époque du mauvais goût: au lieu que les Egyptiens , par l'élévation & la noblesse de leurs pensées, avoient inspiré aux Etrusques & aux

Grecs un goût sûr & décidé pour les Sciences & les Arts. En effet , leur commerce avec tout autre Peuple n'a servi qu'à augmenter leur gloire , puisqu'on est venu apprendre chez eux ce qu'ils ont bien voulu transmettre aux Nations étrangères. S'ils ont fait des conquêtes, s'ils ont voyagé, ces faits n'ont aucun rapport à l'Europe; car il est constant qu'ils n'ont jamais aimé la navigation. D'ailleurs, quel pays auroient-ils pû trouver , je ne dis

pas

seulement sur Côtes de la Méditerranée, mais dans les autres Parties du Monde dont ils étoient environnés , qui fut comparable à celui qu'ils habitoient, soit pour la fertilité, soit pour

la facilité de la culture , soit enfin pour la magnificence ? quels secours auroient-ils pû tirer de la barbarie de l'Europe ? quelles lumiéres auroient pû les éclairer dans des pays qui n'avoient d'autres connoissances que celles qu'ils avoient entrevûes dans l’Egypte même ? Ils étoient lages, modérés , soûmis : ils suivoient tous la profession de leurs parens. Le même esprit de constance regnoit dans tous leurs usages, auxquels ils étoient fort attachés : il paroît enfin qu'ils étoient heureux. Je n'en dirai pas davantage sur cet article, ne pouvant rien ajoûter à l'élégante description de ce Pays faite

par

M. Bossuet; elle ne laisse rien à désirer , & j'y renvoie le Lecteur. Cependant le dessein de ce grand homme, qui étoit d'écrire une Histoire universelle, ne lui ayant pas permis d'entrer dans un certain détail sur les Arts, je vais exposer en peu de mots les réflexions que j'ai faites sur les Egyptiens, après avoir lû les Auteurs anciens, les Voyageurs modernes, & examiné les monumens.

L'Architecture me paroît être l’Art auquel ils se sont le plus appliqués , non celle qui frappe par une agréable harmonie., & qui annonce dès le premier coup d'oeil la nature de la chose qu'elle décore; mais la bâtiffe solide & majestueuse , où l'on voit le germe de tout ce que les Grecs ont sçu y découvrir. Les Egyptiens n'ont pas connu

les Ordres ; c'est-à-dire , qu'ils n'ont pas été sollmis à des proportions. Inventeurs, ils ont fait ce qui leur convenoit, & ne paroissent pas avoir admis rien d'inutile ; ils ont employé les pilastres & les colomnes. Ils les ont ornés de chapiteaux, de bandeaux, de bases & de cannelures ; ils ont profilé & décoré les entablemens : mais il y a apparence que tous ces ornemens ont été arbitraires, puisqu'ils n'ont jamais été répétés ; & c'est ce qu'il est aisé de voir dans plusieurs Auteurs modernes, & surtout dans Pocock, où l'on peut du moins distinguer la variété de toutes ces parties, & se former une idée du développement qui s'y trouve rapporté. A l'égard des colomnes, je crois qu'ils ne les ont pas seulement regardées comme un moyery solide, , pour percer & allégir à l'oeil les espaces immenses que leurs bâtimens occupoient; mais qu'elles leur étoient nécessaires pour solltenir leurs plafonds , puisqu'ils ignoroient absolument l'art de faire des voûtes. Les descriptions des deux Labyrinthes & des ruines de Thèbes, dans Hérodote & dans nos Voyageurs, élévent l'esprit. Nous ne voyons cependant que les mauvaises gravûres qui les représentent, ou de foibles desseins , plus capables de détruire une idée, que de l'embellir. La grandeur des pierres que les Egyptiens ont mises en oeuvre, est seule capable d'exciter l'admiration. Quelle patience n'a-t-il pas Fallu pour

les tailler ? quelles forces pour les mettre en place? Mais ces objets, quelque considérables qu'ils soient, s'évanouissent, pour ainsi dire, quand on se rappelle l'idée des Pyramides & du Lac Mæris. Ces monumens sont des fources intarissables d'étonnement

, par

la grandeur de l'entreprise, à laquelle il paroît que le succès a toûjours répondu. L'art de construire les voûtes a donc été inconnu aux Egyptiens ; & fi l'on en trouve dans leur pays , il faut les regarder comme une suite de leur commerce avec les Grecs & les Romains. On observera encore que quand même les bois auroient été communs en Egypte, les

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