Imágenes de páginas
PDF
EPUB
[ocr errors]

de la Royauté , qu’à caufe des excès des Rois, il eût semblé qu'on n'en eût rebuté que le nom, les choses demeu. rans au même étar ; q un Magistrat eût seul commandé à tous les autres. Ainsi ce ne fut

pas

sans raison que Théopompe à Lacédémone opposa les Ephores 25 aux Rois,& que nous oppolêmes les Tribuns aux Consuls : car le Consul chez nous a par devers lui toute la puissance; en sorte que les autres Magistrats lui font subordonnez, à l'exception du Tribun, qui fitt créé quelque tems aprés , pour empêcher que la souveraineté qui avoit été, pe le rétablît : car la premiére atteinte que l'on donna au pouvoir des Confuls fur quand on érigea un Magistrar qui ne releveroit point d'eux ; la se.

į conde fut quand ce nouveau Magistrat presta main forte , non seulement aux Magistrats inférieurs, mais aux particuliers mêmes qui n'obéissoieno pas aux Confuls.

Q. Vous parlez-là d'un fort mauvais établissement ; car depuis qu'il y eur des Tribuns, les grands déchurent de leur autorité , & la niultitude s'en prévalus.

[ocr errors]

M. Non eft ira, Quinte, non enim jus illud folùm superbius populo, sed violencius videri neceste erat, quo pofteaquam modica & fapiens temperatio acceffic, conversa lex in omnes est. Deeft omnium hujus legis capitum explicatia

à principio usque ad hoc caput. Domum cum laude redeunto. Nihil enim præter laudem, bonis atque innocentibus, neque ex hostibus, neque à sociis re. portandum.

Jam illud apertum profe&ò eft, nihil effe turpius, quàm quemquam legari nisi Reipub. causa. Omitco quemadmodum isti se gerant, atque gesserint, qui legatione hæreditates, aut fyngra. phas fuas perfequuntur; in hominibus eft hoc fortasse vitiumi fed quæro, quid hâc re fit túr. pius, quàm sine procuratione Senator , legatus fine mandatis, fine ullo Reipub. munere ? quod

[ocr errors]
[ocr errors][ocr errors]

M. Abus que cela Quintus ; car il n'étoit pas possible que ce pouvoir illimité ne parût pas non seulement trop faftueux, mais trop violent à un peuple libre : or après que l'on en a corrigé l'excès par ce tempérament sage & modéré, la Loi est devenue égale pour tout le monde....

Que l'on revienne de seis poftes avec honneur : car outre l'honneur il n'y a rien autre chose à rapporter de chez nos Alliez ou de chez nos ennemis, pour des gens de probité & dont les meurs font pures.

On ne ine contestera pas , je pense, que rien n'est plus honteux que de se faire députer, si ce n'est

pour

les affai. rès de la République. Je ne parle point de la conduite que tiennent & qu'ons tenue ceux qui , sous prétexte de ces députations, ne sont allez dans leProvinces, que pour poursuivre des hé réditez ou des payemens d'obligations ; cette avidité est peut-être un vice commun à tous les hommes : mais je demande s'il y a rien en effet de plus indigne que de voir un Sénateur sans commission, un dépuré fans instructions, sans aucunes affaires qui

[ocr errors]

quidem genus legationis ego Consul, quamquam ad commodum Senatus pertinere videatur, tamen approbante Senatu frequentissimo, nisi mihi levissimus Tribunus plebis interceffiffet fuftuliffem; tamen minui tempus

. &, quod erat infinitum, annuum feci, ica curpitudo manét, diu. turnitate sublatâ.

Sed jam, fi placet, de Pro. vinciis decedatur , in urbemque redeatur.

A. Nobis verò placet:fed iis, qui in Provinciis lunt, minimè placer.

minin

· M. At verò, Tite, fi pareant his legibus, nihil his urbe , nihil domo fuâ dulcius, nec laborio. fius, molestiusque Provinciâ. Sed fequitur lex

que fancit eam Tribunorum pleb. poteftatem, quæ ina Repub. nostra est; de quâ disferi nihil neceffe eft.

[ocr errors]

concernent le public ? pour moi quelque utilicé qui semble revenir aux Sé- . naceurs de ces fortes de députations , j'aurois biensçu, lorsque j'étois Consul, les leur interdire , & cela du confentement d'un Sénat très nombreux, fi un étourdi de Tribun ne s'y fût opposé : je ne laissai pas malgré cela de gagner sur le tems, & de faire réduire à une année ce qui n'avoit point de fin: ainsi à la durée près cette infamie demeure.

Présentement, si vous le trouvez bon, nous quitterons la Province pour revenir à la Ville.

A. Nous le trouverons fort bon ; au contraire de ceux qui sont dans les Provinces , qui trouvent fort mauvais d'en revenir.

M. Je le crois, Atticus, mais fi ceuxlà vouloient se conformer à nos Loix, rien n'auroit pour eux plus d'agrémens que

leut Ville & que leur Maison, rien ne leur sembleroit plus fatigant & plus fâcheux que la Province.

La Loi qui suit confirme aux Tri. buns du pemple la puissance qu'ils ont dans cetre République : il n'est pas nécessaire que je m'érende fur cela...

« AnteriorContinuar »