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Galates est dérivé ou de celui d'un des Chefs , qui conduifirent les Gaulois dans l'Asie, ou du nom de la Province de PAfie qu'ils occuperent:

Extrait

des Mé. »

pour fer.

se des

L n'en est pas de même moires

de celui du nom) des

Galates, Il n'étoit cervir à l'Histoi.

tainement particulier, ni Gaules,

» à aucun peuple des Gaules, ni à po 40 » aucun autre : mais on désignoit

également fous ce nom les Belges, „ les Celtes & les Aquitains.se * Le nom de Galate a été certainement particulier aux Gaulois, qui, de la Grece, passerent dans l'Asie mineurę, & s'y fixerent. Il est vrai qu'ils porterent d'abord le nom de Gallogrecs, comme S. Jerôme nous l'apprend dans le Prologue du second Livre de son Commentaire sur l’Epître de saint Paul aux Galates. Hinc utique Galatia provincia , in quam Galli aliquando venientes , cum Græcis se miscuerunt. Unde primum ea regio Gallogracia, poft Galaija nomina

fa eft. Mais ce tems fut si court, que deux Auteurs contemporains, nonseulement entre eux, mais encore des Gaulois mêmes , qui tenterent le palfage de l'Asie, donnent le nom de Galates à ces Gaulois. Ces Auteurs font Callimaque, dans son Hymne sur Delos;& Timée , cité par l'Auteur du grand Etymologicon. J'avouë que dans la suite quelques Auteurs moins exa&ts ont donné le nom de Galates aux Gaulois de l'Europe,

mais ce n'est qu'improprement; & ce qui le prouve, c'est que les bons Ecrivains ne parlent jamais, ou presque jamais , des Gaulois de l'Afie, que sous le nom de Galates. D'où l'on pourroit conje&urer, que ce nom leur est venu, ou de quelqu'un de leurs Chefs, comme cela est arrivé à plusieurs autres bandes de Gaulois, qui étoient sortis de leur païs, ou de la province même de l'Asie où ils s'établirent, qui peutêtre s'appelloit déja Galatie. Et ce dernier sentiment me paroît plus fondé que le premier; car nous avons le nom des Chefs qui conduisirent

les Gaulois dans l'Asie; & il est ařs
sé de voir qu'il n'y en a aucun, qui
soit analogue à celui de Galate.

$. II.

Les Iberes n'étoient point Galates.

Lệ. me.

Erathofténe y comprenoit mê. w me tous les Iberiens, ou habitans » de l'Espagne.«

Il ne fert de rien à l'Auteur mo, derne qu'Erathofténe comprît tous les Iberes, ou habitans de l'Espagne, sous le nom de Galates; puisque Strabon, qui nous l'apprend , soûtient non-seulement qu'Erathoftene, en le faisant , ne sçavoit ce qu'il faisoit ; mais encore que Polybe, avant lui, avoit relevé cette faute. Voici le passageLatin de Strabon, tout brouillé qu'il est : Rursus hoc quoque verè pronunciat (Polybius) Eraihoftenem effe rerum Hispanicarum ignarum , qui usque ad Gades in ora Hispaniam À Gallis incoli dicers (si quidem Galli pccidua Europa usque ad Gades incolunt ) borum oblitus in Hispania defçribendo

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circuitu , nullam facit Gallorum mentio-
nem. Strab. l. 11. pag. 107.

S. III.

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1

Là mê. me.

Comme des trois peuples des Gau

les , les Celtes étoient les seuls
connus, ils communiquerent leur
nom aux Belges aux Aqui-
tains. Il n'y avoit dans les Gau-
les de vrais Galates, que

les
Aquitains & les Belges.

Strabon en fait le véritable nom « générique de tous ceux que l'i- « gnorance, ou un usage grossier, “ avoit fait appeller Celtes.«

Bien loin que Strabon fasse du nom de Galates le nom générique detous les peuples, que l'ignorance ou un usage grossier avoit fait appeller Celtes; il dit seulement que les habitans de la Narbonnoise, qui de tous les peuples des Gaules étoient les véritables Celtes, avoient, soit par Péclat de leur nom, soit par leur voisinage de Marseille, avoient, dis-je, porté les Grecs à donner à

A üj

tous les Galates le nom de Celtes, Ταύτα μεν υπέρ των νεμομένων των Ναρβοίτις επικρατείαν λέγομεν, ες οι πρότερον Κέλτες ωνόμαζω. τέτον δ' οίμαι και τις συμπαι τας Γαλάτας Κελτος ου των Ελλήαν προναγορευθήναι δια των επιφανείαν· ή και φe9σλαβόντων προς τητο και των Μασσαλιώτου διά ở Fanaticpor. Strab. I. Iv. p. 18. Selon l'Auteur de toute l'antiquité , qui a le mieux connu les Gaules & les Gaulois, il n'y avoit donc dans les Gaules de Galates, que ceux que

les Romains nous ont fait connoître sous le nom de Belges & d'Aquitains : car il n'est question que de ces peuples dans ce paffage. Or Strabon n'appelle G alates ces peuples , que parce que ce mot répond exactement à celui de Galli, ou Gaulois, que les Romains leur donnoient. Encore Strabon ne traite-t'il les Belges & les Aquitains de Galates, que parce qu'il écrivoit depuis la division qu'Auguste avoit fait des Gaules, par laquelle ce Prince y avoit étendu ou rétréci les anciennes bornes de la Celtique, de la Belgique, & de l'Aquitànique; ce qui contribua le plus à confondre les peuples de ces

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