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- {uite l'impératrice Hélene dans la découverte de la Croix. Nous avons CONSTÁNdéjà parlé de Cécilien , évêque de Carthage. Marcel d’Ancyre dès lors An. 325. célébre par son opposition aux Ariens, le fut encore depuis par les erreurs dont il fut accusé, & qui ont fait de son orthodoxie un sujet de dispute. Jacques évêque de Nisibe , en Mésopotamie , fameux par ses austérités & par ses miracles , fut vingt-cinq ans après le plus fort rempart de la ville épiscopale contre l'armée innombrable de Sapor , & força ce Prince à lever le liége. Le plus considérable de tous ces prélats étoit le grand Olius, que nous avons déja fait connoître. Le pape Sylvestre retenu_d Rome par sa vieillesse envoya deux prêtres , Vitus & Vincent, en qualité de Légats. Mais le plus formidable ennemi que les Ariens éprouverent dans ce Concile , fut le jeune Athanase diacre d'Alexandrie. L'évêque Alexandre qui l'avoit élevé & qui le chériffoit comme son fils, l'avoit amené avec lui. Les Ariens le connoiffoient déja & le haïffoient mortellement :

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ils attribuoient à ses conseils la fermen Constan- té inflexible d'Alexandre. La provi

dence qui le destinoit à combattre 'An. 323. pour l'église pendant le cours d'une

longue vie jusqu'au dernier soupir lui fit faire , pour ainsi dire , fes prémieres armes dans ce concile ; il y foutint avec gloire à la face de l'Eglise universelle les plus violens affauts , & se signala dès lors par une éloquence & une force de raisonnement,

qui confondit plusieurs fois les plus habiles d'entre les Ariens, & Arius luimême, & qui étonna l'Empereur & toute sa cour. Outre les prêtres, les diacres , & les acolytes, les évêques s'étoient fait accompagner de plusieurs laïcs habiles dans les lettres humaines.

Les Ariens dont l'hérésie s'étoit réEvèques

pandue depuis la haute Libye jufPhiloft. 1. 1. qu'en Bithynie, ne purent pourtant

l 6. & ibi rassembler que dix-sept évêques. Les God. difert. plus renommés font Second de Ptolé

maïde, Théonas ou Théon de Marmarique , le fameux Eusebe de Césarée , Théognis de Nicée, Maris de Chalcédoine, & legrand défenseur de

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Ariens.

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.

tout le parti, Eusebe de Nicomédie. Arius les animoit par sa présence & Constanleur prêtoit ses ruses & ses artifices.

Avant l'ouverture du concile les An. 3250 Théologiens , par une espece de pré- Philosopher lude, eurent à s'exercer contre quel- Payens conques philosophes Payens. Ceux-ci fondus

. étoient venus les uns par curiosité , Sozil. 1.c.

. pour s'instruire de la doctrine des 17. Chrétiens; les autres par haine & par jalousie , pour les embarrasser dans la dispute. Un de ces derniers, arrogant & avantageux , fe prévaloit de fa dialectique , & traitoit avec mépris les écclésiastiques qui entreprenoient de le réfuter; lorsqu'un vieillard du nombre des confesseurs , laïc fimple & ignorant , se presenta pour entrer en lice. Sa prétention fit rire d'avance les Payens qui le connoissoient , & fit craindre aux Chrétiens qu'il ne se rendît vraiment ridicule. Cependant on n'osa

par respect lui fermer la bouche. Alors imposant silence au nom de Jea fus-Christ, à ce superbe philosophe : Ecoute , lui dit-il : & après lui avoir exposé en termes clairs & précis mais fans entrer dans la discussion des

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preuves, les myfteres les plus inCONSTAN-compréhenfibles de la religion , la

Trinité, l'Incarnation , la mort du fils An. 3256 de Dieu, fon avenement futur:Voild,

lui ajouta-t-il , ce que nous croyons sans curiosité. Cele de raisonner en vain sur des vérités qui ne sont accessibles qu'à la foi ; & réponds-moi si tu les crois. A ces mots la raison du philosophe fut terrassée par une puissance intérieure ; il s'avoua vaincu , remercia le vieillard, & devenu lui-même prédicateur de l'évangile, il protestoit avec ferment à fes semblables , qu'il avoit senti dans son cæur l'impression d'une force divine', dont il ne pou. voit expliquer le fecret.

De tant d'évêques rafsemblés pluTrait de fa fieurs avoient entre eux des querelles geffe de Con

particulieres. Ils croyoient l'occasion Theod. l. 1. favorable pour porter leurs plaintes au Sozik

. 1.c. prince & en obtenir justice. C'étoit .

tous les jours de nouvelles requêtes , de nouveaux mémoires d'accusation. L'empereur en ayant reçu un grand nombre, les fit rouler ensemble, fceller de son anneau; & alligna un jour pour

& y répondre. Il travailla dans cet intera valle à réunir les esprits divisés. Le jour

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itantin.

1. 11.

16.

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vénu , les parties s'étant rendues devant lui pour recevoir la décision, il Constanse fit apporter le rouleau , & le tenant entre les mains : « Tous ces procès, An. 325. » dit-il, ont un jour auquel ils sont

assignés ; c'est celui du jugement » général ; ils ont un juge naturel, so c'est Dieu même. Pour moi qui ne - suis qu'un homme, il ne m'appar* tient

pas de prononcer dans des cau>> ses où les accusateurs & les accua sés sont des personnes consacrées à Dieu. C'est à eux à vivre sans mé>> riter de reproches & fans en faire. Imitons la bonté divine & par

donnons ainsi qu'elle nous pardon» ne : effaçons jusqu'à la mémoire de » nos plaintes par une réconciliation wo sincere, & ne nous occupons que » de la cause de la foi qui nous rassem

ble. »Après ces paroles il jetta au feu tous ces libelles

assurant avec ferment qu'il n'en avoit pas lû un seul : Il faut , disoit-il, se donner de garde de révéler les fautes des ministres du Sei-, gneur , de peur de fcandaliser le peuple & de lui prêter de quoi autoriser les défordres. On dit même qu'il ajouta ,

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